Meaux ► [Vidéo] Pour ses 11 ans, le musée de la Grande Guerre a reçu la secrétaire d'État aux anciens combattants

Meaux ► [Vidéo] Pour ses 11 ans, le musée de la Grande Guerre a reçu la secrétaire d'État aux anciens combattants© Magjournal 77

Patricia Mirallès, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, chargée des anciens combattants et de la mémoire,  a visité le musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux, à l’occasion du onzième anniversaire de l’établissement, vendredi 11 novembre.  

 

Patricia Mirallès a été accueillie par le président de l'agglomération et maire de Meaux, Jean-François Copé, et par une haie d’honneur constituée d'associations d’anciens combattants avec des porte-drapeaux, des membres de l’association de reconstitution historique (Scènes et Marne 14) en tenue d’infirmière, de soldat français de la Grande Guerre, et de bénévoles de la Société des amis du musée de la Grande Guerre (SAMGG). Guidé par le maire, la secrétaire d’Etat a visité les collections du musée inauguré en 2011. 

Patricia Mirallès a déclaré : « Meaux est devenue en septembre 1914 un symbole de courage et de résilience pour toute la nation. Quoi de plus logique alors, que la création, ici, dans votre commune, du musée de la Grande Guerre, grâce auquel le public trouveun espace passionnant pour s’instruire et se cultiver. »

Pour Jean-François Copé, la visite d’un secrétaire d’Etat aux anciens combattant est « une bonne chose » et « une première » :« Il était temps car nous avions jamais eu de secrétaire d’État aux anciens combattants qui soit venu ici, alors que c'est le plus important musée d’Europe sur la Première Guerre mondiale. »

Le maire a rendu hommage « à un grand Français », Jean-Pierre Vernet, qui a consacré toute sa vie à créer une collection unique au monde de soixante mille objets. Il a évoqué la décision du rachat de la collection en 2004, alors qu’aucun musée français n'en voulait et qu’un collectionneur américain se proposait de le faire. Jean-François Copé a ensuite évoqué la richesse de la collection et du MGG : « On y trouve tous les objets du quotidien des hommes, des femmes et des enfants pendant la Grande Guerre. On y trouve le récit historique, des témoignages, des évocations. On y voit la chronologie : ici, un avion Blériot de 1911, qui était le premier avion de reconnaissance, et là, un avion de 1918 où l’on constate les progrès de la technologie... Le musée est à Meaux, car c’est ici le lieu de la bataille de la Marne. C’est ici qu’en 1914, l’armée française et l’armée britannique, dans un sursaut de courage exceptionnel, ont permis d’arrêter l’avancée allemande qui, en cinq semaines, était à cinquante kilomètres de Paris. Le musée permet de se rappeler d’où l’on vient et pourquoi nous avons l'obligation de ne jamais rien laisser passer face aux montées des extrémismes qui ont été à l’origine des deux guerres mondiales. »

Puis, il a dressé le bilan du musée : « Nous avons près de mille huit cents visiteurs qui sont venus lors de cette seule journée du 11 novembre. Nous sommes aujourd’hui à un million deux cent mille visiteurs. Parmi eux, beaucoup d’élèves des écoles et des lycées, attirés par la dimension pédagogique, la dimension historique et la dimension émotionnelle très forte. C’est aussi pour cela que les familles viennent nombreuses car c’est une belle manière d’évoquer la guerre et donc la paix. » Il a annoncé : « Nous allons accueillir l’année prochaine deux wagons de l’époque de 1914 qui transportaient les troupes et les animaux. Ils vont être restaurés et exposés sur l’esplanade du musée. En 2024, ce sera une tranchée à ciel ouvert que nous allons construire. » 

Audrey Chaix, la directrice du MGG, a détaillé les évolutions du MGG : « Nous avons profité des dix ans du musée, l’année dernière, pour réaliser beaucoup de changements, à commencer par le renouvellement et la modernisation de la charte graphique et la création d’un nouveau logo. En 2025, nous allons travailler pour améliorer l’accueil des scolaires qui constituent 40% de nos visiteurs. Nous allons construire un bâtiment annexe dans le parc pour pouvoir les accueillir le midi, pour leur pause déjeuner, et ajouter des salles pédagogiques. » 

Lors d’une séquence émotion, Jean-Christophe Ponot, président de la SAMGG, a fait la lecture de l’histoire d’Hector Coinot, membre de la brigade marocaine, mort le 5 septembre 1914, à côté de Meaux, pendant la bataille de la Marne.

 

Dernière modification le lundi, 05/12/2022

Publié dansVie locale

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