Montévrain ►Joël Boutie, patron de trois brasseries, est décédé

Montévrain ►Joël Boutie, patron de trois brasseries, est décédé

Joël Boutie, restaurateur seine-et-marnais bien connu à Montévrain, Lagny-sur-Marne et Meaux, est décédé brutalement, mardi 15 mars. Il était âgé de 52 ans.

Restaurateur, propriétaire avec son épouse, Delphine Mairiaux, de trois établissements en Seine-et-Marne, Joël était bien connu de ses pairs et de ses clients. Delphine déclare : « Il est mort sur scène, dans une belle brasserie en haut des pistes et en face du bar. Il est mort entouré de ses amis. » Joël a subitement tiré sa révérence, comme à la fin d’une des soirées artistiques de ses restaurants, alors qu’il était en vacances, au ski, avec des amis. Un accident cardiogène l’a emporté soudainement, après une visite à la Mer de glace.

Rares sont ceux qui connaissaient vraiment le chef d’entreprise, toujours bien habillé, « fashion victim », comme le qualifie Delphine. Joël, né à Vincennes, était fils de bougnats : ses parents tenaient une brasserie. Il a ensuite grandi en Auvergne, à Fraysse.

Loin d’avoir fait des études dans la restauration ou le commerce, il était titulaire d’un CAP coiffure. Avant de travailler avec son père au Recrutement, à Paris, il avait passé cinq ans dans l'armée, chez les commandos à Collioure.

Il a acheté sa première affaire à 32 ans, le Central Boat à Noisy-le-Grand. Delphine et lui sont arrivés en Seine-et-Marne en 2010, quand ils ont ouvert l’Interprète à Serris. Après avoir revendu l’affaire en 2013, ils ont tenu une brasserie rue des Saussaies à Paris, près de la place Beauvau. En 2017, ils sont revenus en Seine-et-Marne avec le Cercle, à Montévrain. En 2019, le Go Gorilla a ouvert ses portes à Lagny-sur-Marne et en 2021, le Cirkus a été inauguré à Meaux.

Christian Robache, maire de Montévrain et vice-président du Département, a réagi : « Joël était une figure emblématique du monde économique du secteur. Il était un homme d’affaires, mais surtout un ami. Un bon vivant, un homme généreux qui vivait à cent à l’heure et qui incarnait pleinement le carpe diem. Nous partagions l’amour de la vie, l’amour des bonnes choses, le même attachement aux valeurs, à l’engagement et à la liberté. Il va me manquer, comme il manquera à Montévrain. »

Sportif au quotidien, Joël Boutie n’en appréciait pas moins les bons repas, les bons cigares… Quant à l’alcool, Delphine rappelle ce qu’il aimait à dire : « Je suis un bon dealer, je vends, mais je ne consomme pas. »

Joël aimait les belles voitures et possédait une licence de pilote automobile. Il a même couru en « Fun cup ». Il n’hésitait pas à participer à des rassemblements automobiles pour les bonnes causes, comme le Téléthon. Delphine explique : « Il était très sensible à la souffrance des plus faibles, à la cause des enfants ou encore la cause animale. »

Sabine Pedrero, qui a réalisé la décoration des brasseries, relate leurs « longues conversations existentielles, des discussions de fond, même si on riait tout le temps ». Elle qualifie Joël d’homme « vrai » et ajoute qu’il ne fallait pas s’arrêter à la façade : « On le détestait ou on l’adorait. » Elle évoque un personnage généreux, gentil, toujours disponible pour ses amis. 

Pour l’anecdote, Joël Boutie était Lord et s’était même marié en kilt. Il avait acheté un morceau de terre en Écosse, afin d’avoir ce titre. Il avait monté l'association, Terre d’Écosse, avec André Bussignies, son meilleur ami, son « complice ». André a fait partie des amis qui portaient le kilt, assis au premier rang pour l'enterrement. Il parle de Joël comme d’un homme fraternel, un érudit, « qui aimait la vie, toujours devant ! ».

La famille était très importante pour Joël. Avec Delphine, ils formaient une grande famille recomposée avec six enfants, de 22 à 29 ans. Candice, l’aînée, travaillait déjà avec le couple. Aujourd’hui, Arthur, le fils de Joël, va reprendre le flambeau, dans la pure tradition auvergnate.

Delphine veut honorer la mémoire de son époux avec le nom du prochain établissement qu’ils voulaient ouvrir. Delphine précise : « On cherchait le nom, il est tout trouvé. Ce sera Jo ou Chez Jo. ».

Mercredi 23 mars, Joël Boutie a rejoint les montagnes de son Auvergne familiale. Un hommage lui sera rendu à Montévrain, mardi 29 mars.

Dernière modification le mardi, 29/03/2022

Publié dansVie locale

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