Villeneuve-sous-Dammartin ► Chez ECT, les abeilles ont leur royaume

Villeneuve-sous-Dammartin ► Chez ECT, les abeilles ont leur royaume

 

A Villeneuve-sous-Dammartin, le long du chemin boisé qui mène à un grand verger, en lisière de clairière, s’étend un rucher d’ECT. C’est sur une partie verdoyante du site de réutilisation des terres du BTP, partie aménagée et renaturée depuis plusieurs années que les butineuses s’activent, sous la surveillance de l’apiculteur, José Lourenço.


La collaboration de l’apiculteur de Villeparisis avec ECT s’est faite, comme il dit lui-même, « par le plus grand des hasards, il y a huit ans ». José avait été appelé pour intervenir dans deux conduits de cheminée du bâtiment qui abrite les bureaux de la société. Des essaims d’abeilles s’y étaient installés et il fallait les dénicher, tout en les préservant. C’est alors que le patron d’ECT a proposé à José de poser des ruches sur le site de Villeneuve-sous-Dammartin. Aussitôt dit aussitôt fait. José raconte : « On a commencé avec une ruche et on a augmenté le nombre au fil du temps. Maintenant il y en a une vingtaine qui produisent du miel, ainsi que plusieurs ruchettes de fécondation. Ce sont des abeilles dites ‘douces’, pour pouvoir travailler avec le minimum de pression ; d’autres types sont plus défensifs. Je m’occupe  des ruches deux à trois fois par semaine, voire davantage selon la saison et les besoins. »


Autour des ruches, tout n’est que verdure et bourdonnement, sérénité, calme et grand air. Les camions qui s’activent à décharger des terres de chantier sont à plus de cinq cents mètres. Au plus près, sur la zone renaturée, s’épanouit une multitude d’acacias, de tilleuls, de fleurs sauvages  comme la ronce, le pissenlit, le trèfle, l’ortie... A proximité, un agriculteur cultive chaque été de la phacélie, une plante qui attire les abeilles et leur fournit le pollen recherché. José explique : « Sur une ruche de cent mille abeilles, la moitié va butiner en majorité sur les fleurs du secteur. L’autre moitié reste dans la ruche et s’occupe aux divers travaux auxquels les abeilles sont vouées tour à tour au cours de leur vie, qui ne dure que trente-cinq à quarante-cinq jours. Dans la ruche, les abeilles occupent jusqu’à sept fonctions : nettoyeuse, nourrice, architecte, manutentionnaire, ventileuse, gardienne et enfin butineuse. A la fin de leur vie, elles vont mourir à l’extérieur de la ruche pour ne pas encombrer celle-ci de leur cadavre et donner davantage de travail à la collectivité. Ce sera leur dernière mission. Quand une abeille se sent en fin de vie, elle sort. Cependant il arrive que certaines meurent dans la ruche car elles se sentent juste ‘un peu fatiguées’. C’est là qu’interviendront les nettoyeuses pour débarrasser le corps de leur congénère. Les abeilles sont très propres et l’hiver, alors qu’elles ne quittent pas la ruche, elles sortent faire leurs besoins. » 


Les ruches d’ECT produisent de dix à soixante-dix kilos de miel chacune, selon les années. José laisse une partie  de la production aux  abeilles. Il doit rester au moins vingt-cinq à trente kilos de miel pour leurs réserves. Cette année, faute de beau temps, la récolte n’a pas été bonne et José ne prélèvera pas de miel. Les abeilles n’ont pas trouvé les fleurs qu’elles attendaient au printemps. Les acacias non plus n’ont pas été au mieux de leur forme et, à la place des superbes hampes habituelles, les arbres n’ont fourni que quelques entre-nœuds rabougris pauvres en pollen. 


Les animaux sauvages nombreux sur cette partie réaménagée constituent un des dangers les plus importants pour les abeilles. Particulièrement en hiver, les pics verts, par exemple, creusent des trous dans les ruches, certains assez grands pour y passer la main.  Les oiseaux atteignent ainsi les abeilles pour les manger... Au sol, les sangliers par l’odeur alléchés, ne font pas de cadeau non plus et renversent les ruches pour manger le miel qui garnit les cadres. Cependant,  la partie n’est jamais facile pour le gros mammifère forestier. Les courageuses sortent de leur abri pour chasser l’agresseur, sensible aux piqûres.Pour  éloigner  d’ autres éventuels importuns, le site est surveillé par des caméras.

 

 

 

 

 

 

Dernière modification le vendredi, 30/07/2021

Publié dansVie locale

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