Thorigny-sur-Marne ► Municipales : pour Manuel Da Silva, l’urbanisme et les associations sont des priorités

Thorigny-sur-Marne ► Municipales : pour Manuel Da Silva, l’urbanisme et les associations sont des priorités

Manuel Da Silva est candidat, en tête de la liste « Ensemble pour Thorigny », pour les élections municipales. Magjournal l'a rencontré, mercredi 5 février.

Après avoir été  adjoint au maire chargé des travaux, il a quitté la majorité municipale pour de graves désaccords avec le maire sortant, Thibaud Guillemet.

 

Manuel Da Silva déclare : « On compte réguler et ne pas faire n’importe quoi comme ces dernières années. Bien sûr, on est obligé de construire, il y a une gare sur notre territoire, il faut faire des logements, y compris sociaux, c’est une obligation d’Etat. Mais tout a été fait au coup par coup, sans vision urbanistique et d’aménagement du territoire. Le PLU (plan local d’urbanisme) est en révision depuis 2013, c’est exceptionnel, c’est presque du jamais vu. C’était voulu par le maire actuel, parce que ça lui permettait de ne pas prendre de décision ou de bloquer certains projets. Personne ne le sait, mais un permis de construire a été déposé le 28 octobre pour cent soixante-six logements sur un terrain rue Cornillot. A priori, il y a un sursis à statuer. Si nous sommes élus, on ne pourra contrecarrer ce projet que grâce à la poursuite du PLU qui sera voté après les élections. Si on laisse faire, ça sera des logements de plus dans la rue Cornillot, qui est déjà surchargée. »

Au bas de cette même rue, à l’angle de la rue Poincarré, dans un immeuble neuf, la mairie a acheté pour 799 000€ un local commercial de 800 m2. Le maire pensait y faire déménager le super marché Franprix qui se trouve en face de la gare. Pour Manuel Da Silva, on ne l’y verra jamais, car il n’y a pas de place de livraison : un semi-remorque qui voudrait accéder ne le pourrait pas. On met le doigt sur un autre problème qui se pose à Thorigny : l’inadaptation de la voirie aux conditions de circulation dont il faut tenir compte pour les opérations de construction.

Les travaux en centre ville autour de la mairie sont quasiment achevés, mais n’ont plus rien à voir avec ce qui était prévu. Pour Manuel Da Silva, « C’est ce qui a fait déborder le vase et a provoqué mon départ. On n’a gagné aucune place, on en a même perdues puisque vingt-cinq places sur la rue du Moustier ont été supprimées. Le parking sur l’ancien terrain de boules devant les immeubles de la Sablière était prévu pour quarante-sept places et n’en offre que trente-deux. Il devait être payant avec une barrière et donné en gestion à Marne et Gondoire qui était d’accord. Maintenant, il est gratuit et les habitants des immeubles s’y garent, ça fait des voitures tampons.

Il poursuit : "La circulation autour de la mairie est aberrante, c’est que tout a été fait au coup par coup. Le programme, prévu en 2014, commençait rue du Port. J’ai essayé de faire démarrer ces travaux, mais on m’a toujours répondu que ce n’était pas le moment, pour finalement les commencer à la va-vite sis-huit mois avant les élections. C’est du n’importe quoi et j’ai dit que j'arrêtais, je ne voulais pas cautionner ce genre de chose, même si maintenant on m’accuse à tort et le maire ne se gêne pas pour dire que c’est de ma faute. Je n’ai jamais demandé à couper la rue du Moustier. J’avais signé un arrêté pour sa fermeture pendant le marché de Noël 2018, mais la maire a décidé qu’on ne la rouvrirait pas. J’ai refusé de signer et c’est lui qui a signé l'arrêté. Si nous sommes élus, on va ré-ouvrir la rue du Moustier, ce qui est possible puisqu’il y a un passage pompier ».

La politique actuelle de la mairie vis-à-vis des associations constitue, pour Manuel Da Silva, de l’ingérence. La mairie octroie une subvention de 100 €, elle achète le matériel et finance les projets si elle les approuve. Le candidat déclare : « Nous avons toujours trouvé scandaleux le système mis en place et plusieurs ont quitté la majorité à cause de cela. Nous devons donner aux associations les moyens de fonctionner et d’être autonomes. Bien sûr, la ville doit contrôler l’usage qui est fait des fonds publics, mais elle ne doit pas en profiter pour diriger les associations. A cause de ce système, certaines sont obligées d’organiser des manifestations, comme des lotos par exemple, pour trouver des fonds, mais les associations sont animées par des bénévoles à qui il ne faut pas tout demander. Certaines ont d’ailleurs maintenant du mal à en trouver ».

Manuel Da Silva propose de rapatrier le guichet unique, actuellement dans le hall du Moustier dans la mairie. Ce lieu n’est adapté ni pour le public, ni pour les agents municipaux. Certains travaillent dans ce qui était le vestiaire, local sans aération et sans fenêtre.

Le maire annonce pour la police municipale quatre policiers et quatre ASVP (agent de sécurité de la voie publique). Le candidat précise que le quatrième policier n’a pas encore effectué sa formation, qui dure six mois, et que sur les quatre ASVP, un est appariteur et l’autre s’occupe de faire la sortie des écoles et de fermer les bâtiments.

Tous ces changements sont compatibles avec la baisse de la fiscalité promise par la liste « Ensemble pour Thorigny » car la ville ayant passé le cap des dix mille habitants, elle touche des subventions supplémentaires.

 

 

 

 

Dernière modification le vendredi, 07/02/2020

Publié dansVie locale

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