Seine-et-Marne ► Grève des transports : les usagers « se débrouillent »

Seine-et-Marne ► Grève des transports : les usagers « se débrouillent »

 

La grève des transports qui a commencé jeudi 5 décembre a perturbé l’organisation quotidienne des usagers. En Seine-et-Marne, le système D, le covoiturage, la solidarité, le télétravail... fonctionnent bien.

Dans la grève actuelle des transports, où des milliers de personnes galèrent,stressent au quotidien pour se rendre à leur travail, toutes les solutions sont utilisées, même si au final tout cela provoque des privations, des déséquilibres familiaux.

Certains ont de la colère contre la SNCF qui, une fois de plus, a fermé les lignes particulièrement fréquentées, comme celles en direction Château-Thierry ou La Ferté-Milon. Les gares de Lizy-sur-Ourcq et de la Ferté-sous-Jouarre sont fermées, sans bus de substitution ou service minimum.

Paméla (38 ans), mère de deux enfants, habitant La Ferté-sous-Jouarre, travaille à Paris. Elle raconte : « En dehors du télétravail que je peux faire deux jours à domicile, je me rends à Paris le restant du temps et d’habitude je prends le train à la gare de Meaux pour la gare de l’Est. Là, cette fois, c’était plus compliqué car, pendant plus d’une semaine, il n'y a eu aucun départ depuis la gare de Meaux. » Paméla partait donc à cinq heures du matin en voiture pour se rendre à Tournan-en-Brie et prendre le RER E pour la gare de l’Est. A Paris, il lui faut quarante minutes de marche pour rejoindre son bureau, la quasi-totalité des métros ne fonctionnant pas. « Je passe trois heures dans les transports le matin et trois heures le soir, si tout se passe bien » confie-t-elle, résignée. 

A Meaux, avec les grèves, les horaires de passage des bus sont décalés, ce qui rallonge les temps de parcours pour les voyageurs qui arrivent par train. Les bus scolaires qui traversent les villes et les villages de l’agglomération sont pris d’assaut. Les élèves, qui parfois ne peuvent donc plus les emprunter pour rentrer, restent à la nuit tombante à attendre le bus suivant. Les parents doivent alors aller les récupérer. Une maman confie : « C’est une inquiétude permanente pour la sécurité de nos enfants. Heureusement, il y a beaucoup de solidarité et d’entraide entre les voisins, collègues et parents d’élèves. » Ainsi, des parents se relaient pour aller chercher les enfants à l’école à tour de rôle. 

 

 

 

 

Dernière modification le mardi, 17/12/2019

Publié dansVie locale

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