Imprimer cette page

Bussy-Saint-Georges ► Le maire presse la préfecture de faire évacuer un camp de Roms

Bussy-Saint-Georges ► Le maire presse la préfecture de faire évacuer un camp de Roms

Le maire de Bussy-Saint-Georges, Yann Dubosc, a écrit une nouvelle fois au préfet de Seine-et-Marne, vendredi 19 juillet, pour demander le recours de la force publique afin de faire évacuer le camp de Roms installé près de l’étang du Petit-Bois. 

Un premier courrier a été adressé à la préfecture, mercredi 12 juin. Yann Dubosc y sollicitait le concours de la force publique pour faire procéder à l’évacuation du site sur le fondement du "danger réel et immédiat" causé par l'opération. Une vingtaine de familles roms seraient installées depuis le 3 juin dans le Petit-Bois, sur le boulevard de Lagny,à proximité du relais d’assistantes maternelles. Vanessa, qui a l'habitude de faire son jogging dans le bois, décrit : "Ils ont construit des cabanons avec des meubles, des portes, des bâches. Ils récupèrent tout ce qu'ils trouvent"

Closerie_MarcKevin_fev2020_du15fevau14mars_bann_articles

La police municipale a fait état de "feux en plein bois avec des risques d'incendie et un manque d’hygiène". Le maire indique : « Je viens d’écrire au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, afin que l'évacuation se fasse au plus vite. Seule la police nationale est habilitée à le faire et nous n'avons, pour le moment, reçu aucune réponse de la préfecture ». Celle-ci a légalement deux mois pour répondre.

La police municipale assure une « surveillance ostentatoire » sur le site avec le renforcement des patrouilles. Philippe Gameiro, le directeur du service, indique : « Nous avons constaté un nouvel afflux de population avec des femmes et des enfants. L'occupation risque de devenir récurrente ». Le maire précise : "L'arrêté de mise en demeure de quitter les lieux qui a été notifé le 5 juin n'a toujours pas été exécuté mais reste opposable aux nouveaux occupants"

De nombreux riverains se sont plaints des nuisances. Adeline, qui habite à quelques mètres du site, rapporte : "On s'est fait voler trois bacs à poubelles et j'ai vu des hommes du camp couper des arbres. Ils ont réussi à se procurer un groupe électrogène et à installer un système pour avoir de l'eau". Paul, un autre riverain, est "exaspéré" : "Le camp est à peine à quelques mètres du centre d'accueil des migrants, dans l'ancien hôtel Bellagio. C'est beaucoup pour notre quartier et pour Bussy". 

Magjournal a tenté de joindre la préfecture qui n’a pas répondu aux sollicitations. 

 

 

 

Dernière modification le mardi, 23/07/2019

Publié dans Vie locale