Torcy ► 52 néo naturalisés : ils ont choisi d'être français

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Ils étaient 52 et sont venus à la sous-préfecture de Torcy, jeudi 16 novembre, pour recevoir leur décret de naturalisation.

Ils sont d'origine vietnamienne, sri-lankaise, marocaine ou encore américaine et ont choisi de devenir français. Gérard Branly, sous-préfet de Torcy, les a reçus pour leur remettre le diplôme en main propre : "Je tiens à remettre le décret de naturalisation à chaque personne, individuellement, et lui souhaiter la bienvenue. La cérémonie est importante : 52 personnes ont choisi de quitter leur nationalité d'origine et ont manifesté le souhait de vivre en France. En plus, le parcours pour obtenir la naturalisation est long : les contrôles sont nombreux" explique le représentant de l'Etat.

Des droits et des devoirs

Les nouveaux citoyens français ont reçu sur papier les paroles de la Marseillaise et ont été invités à chanter l'hymne national. Ils ont également visionné un film de sept minutes rappelant les valeurs françaises, leurs droits et leurs devoirs en tant que Français : "La France est un pays de droit, ce n'est pas le cas dans certains pays. Il y a à peine 40 ans que la femme a le droit d'avoir un compte en banque sans avoir à demander l'autorisation de son mari. De même que vous avez de nouveaux droits telle que la couverture sociale et le droit d'aller en justice, vous avez de nouveaux devoirs : travailler, payer vos impôts et voter, participer à la vie associative de votre commune" rappelle Claudine Thomas, sénatrice de Seine-et-Marne.

Des raisons différentes

Si tous avaient une volonté commune, devenir français, tous n'avaient cependant pas les mêmes motivations. Pour certains, la naturalisation est une page nouvelle dans la vie : "Je travaille dans une cantine municipale et j'attendais cette naturalisation depuis longtemps. Elle va m'ouvrir des portes comme de pouvoir demander ma titularisation. Je suis fière d'être française, je suis enfin chez moi maintenant" raconte Marie Masimisa Lutete. Pour d'autres, c'est l'aboutissement de plusieurs années sur le sol français. Paul Schriver est de nationalité américaine : "Je vis en France depuis 30 ans. Alors, comme j'ai passé la moitié de ma vie en France, j'ai demandé à avoir la  nationalité pour faciliter mes démarches administratives" explique-t-il.

Mounam Ksantini s'est marié le 9 octobre 2010 et est devenu français par son mariage avec Séverine : "Je suis né en France de parents étrangers. Je devrais être français de par ma naissance sur le territoire mais mes parents n'ont pas fait la démarche. En plus, j'ai été scolarisé à l'étranger de l'âge de 12 ans jusqu'à mes 18 ans. Aujourd'hui j'ai récupéré ce que j'avais perdu" estime Mounam.

Le parcours du néo-citoyen français

Depuis avril 2015, toutes les demandes de naturalisation passent par la plate-forme de Torcy. Les candidatures doivent être envoyées par voie postale. Durant 4 à 6 mois, la sous-préfecture va contrôler les pièces déposées : "Les demandes sont nombreuses. La période de vérification est plus ou moins longue selon le nombre de requêtes reçues" raconte Marie-Laetitia Rosati, chef de la plate-forme des naturalisations. Puis le candidat sera convoqué pour un entretien individuel : "Lors de l'entretien d'assimilation qui dure une heure, nous contrôlons que le requérant est parfaitement inséré dans la société : s'il a un travail, s'il connaît les valeurs et les devises de la République française, s'il connaît le nom des grands fleuves et les principales dates de l'histoire de France" ajoute le sous-préfet.

Après l'entretien et l'instruction finale, la sous-préfecture prend une décision pour chaque requête et les dossiers sont transmis au ministère de l'Intérieur pour validation. Si tout est conforme, un décret individuel de naturalisation est pris pour chaque citoyen : "Dès réception des décrets, les néo-naturalisés sont convoqués à une cérémonie officielle au sein de leur arrondissement" annonce Marie-Laetitia Rosati. Dans 85 à 90% des cas, la requête est acceptée : "Les cas de refus sont rares mais ils existent : ils concernent les personnes ayant été condamnées, ou n'ayant pas payé leurs impôts, ou qui ne sont pas intégrés, ou sont sans travail" conclut le sous-préfet.

Publié dansVie locale

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