Meaux ► Vidéo - Station BP : Jean-François Copé propose des réunions de travail

Le maire de Meaux, Jean-François Copé, a reçu les habitants de la résidence attenante à la station service BP, rue de Senlis, vendredi 5 mai, afin de "désamorcer les tensions" et propose des réunions de travail. Les riverains qui se plaignent de nuisances créent une association pour "dénoncer les impacts sur la santé".

La réunion a été réclamée depuis des mois. Rémi Le Forestier, dont les fenêtres donnent directement sur la station service, déclare : "Nous voulons respirer et nous voulons réduire les nuisances et l'impact de la station sur notre santé".

Il a acheté son appartement via une agence immobilière qui lui aurait certifié que la station service était amenée à disparaître rapidement. (Voir notre précédent article ici) Celle-ci avait été construite en 1979, en même temps que les immeubles de la résidence. Elle faisait partie de l'ensemble du projet immobilier.

Les riverains critiquent en particulier le marché public de la ville de Meaux et de la communauté d'agglomération du Pays de Meaux (CAPM) pour la fourniture de carburant avec la station service BP. "Près de 164 véhicules de la ville et 36 de la CAPM viennent s'approvisionner régulièrement pour une consommation annuelle moyenne de 420 000 litres. Nous avons constaté une amplification de la pollution et des nuisances aux abords de nos logements, d'autant que la majorité des véhicules sont équipés de moteurs diesel" explique encore Rémi Le Forestier. Avec une trentaine de ses voisins, il est en train de créer une association, Respirer à Meaux, qui demandera prioritairement la résiliation du contrat avec BP.

"La station service est ouverte 7 jours sur 7, de 6 à 22 heures. Les habitants n'ont aucun répit pour aérer leur logement et sont exposés quotidiennement à différents gaz cancérigènes : benzène, toluène, éthylbenzène et xylène" indique un autre copropriétaire dont un enfant souffre de problèmes respiratoires.

Les riverains ont déjà réussi à faire retirer les bonbonnes de gaz entreposées à 5 mètres des appartements et à faire changer les horaires de dépotage, qui ne pourront désormais avoir lieu qu'entre 7 et 19 heures.

Le maire répond
Jean-François Copé a dénoncé la récupération politique de l'affaire par ses opposants. Il a avancé l'illégalité de la remise en cause d'un marché public et précisé que le problème est régi par le droit privé. Il explique : "Le seul pouvoir que j'ai est de diligenter des inspections pour s'assurer de la conformité des installations et du respect des normes". Il ajoute : "Si, à l'avenir, un projet vise l'installation d'une station service en bas d'un immeuble,  je m'y opposerai".

Les avocats de la ville de Meaux ont par ailleurs envoyé un courrier à Rémi Le Forestier afin qu'il "mette fin à la diffusion d' informations et propos inexacts portant le discrédit sur la mairie". Le président de l'association a nié toute arrière-pensée partisane : "Je ne suis pas inscrit sur les listes électorales, on ne peut donc pas m'accuser de voter pour l'opposition. Je suis juste le père d'un enfant de 4 ans atteint d'asthme et dont la santé s'est dégradée depuis notre installation dans la résidence".

D'autre part, des résidents se sont plaints des "démarches incessantes" du président de l'association en création et commentent : "On en a marre de tout ce chantier. Ce sont des histoires pour rien. Nous, on a acheté ici en connaissance de cause, la station était déjà là évidemment. S'ils ne sont pas contents, ils n'ont qu'à s'en prendre à l'agent immobilier qui les a mal informés".

Rémi Le Forestier aimerait que les choses soient réglées avant les élections législatives. Cependant, la mairie a bien fait comprendre qu'il y avait des limites dans ce qu'elle pouvait changer. Après avoir obtenu de BP la modification du stockage des bouteilles de gaz, elle rappelle "ne pouvoir qu'attendre la fin du contrat". Avec le nouvel appel d'offre, la mairie verra alors quel fournisseur proposera les meilleurs services au meilleur prix.

En attendant, le maire a proposé des réunions de travail. Il pourrait même imaginer une délocalisation de la station dans le parc d'activité.

"Pour apaiser le débat", les habitants ont annulé la manifestation qui devait avoir lieu samedi 13 mai.

Une nouvelle réunion entre les résidents, les services de la ville, le gérant de la station-service et le syndic est prévue. La date n'est pas encore fixée.

La page Facebook "Non à la station service rue de Senlis à Meaux"

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Publié dansVie locale

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