Lagny-sur-Marne ► Prières de rue : la Ville demande de l’aide

Prières de rue : Le conseil municipal, réuni en urgence hier soir, lundi 10 octobre, aura duré quarante minutes. Après quelques échanges avec les élus d’opposition, une demande d'aide de l’État a finalement été votée à l’unanimité.

Des prières à Orly Parc
« C’est un conseil municipal exceptionnel que j’ai décidé de convoquer. L’urgence relève d’un contexte actuel dont les faits se déroulent au sein du quartier Orly Parc » a annoncé le maire, Jean-Paul Michel, en ouverture de séance.

Suite à la fermeture, début décembre 2015, de la mosquée de lagny par décision de l’État, il n’existe plus de lieu de culte musulman dans la commune. Or, depuis quelques mois, des prières se déroulent cinq fois par jour sur la place Marcel-Rivière, un quartier prioritaire dans la politique de la ville et considéré comme fragile par l’État.

Dix Latignaciens fichés S
Les démarches des musulmans pour la réouverture de leur lieu de culte sont restées vaines. La dernière a été rejetée le 30 septembre par le tribunal administratif. Selon des informations parues dans les médias, dix Latignaciens seraient inscrits au FSPRT (Fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste). Le nombre s’élèverait à quarante sur le territoire de Marne-et-Gondoire.
« L’État doit prendre ses responsabilités »
Le maire déplore que sa ville soit laissée seule face à un problème national. Il n’a pas les moyens de faire intervenir les forces de l’ordre et estime que ce n’est pas du ressort de sa police municipale mais de l’État : « Soit l'Etat considère que le culte peut s’exercer sans risque de radicalisme à Lagny et permet donc la réouverture du lieu de culte ; soit il considère que ce n’est pas le cas et il fait cesser ces prières, dites de rue ». Jean-Paul Michel souhaite également plus de concertation de la part de l’État, ainsi que la mise en place d'un partenariat avec lui pour combattre la radicalisation et améliorer la prévention. « Il n’est pas acceptable que les responsables municipaux apprennent dans la presse des informations relatives à la sécurité de Lagny-sur-Marne ». Le maire laisse entendre qu'il n'est pas prévenu en premier lieu par les autorités.
Deux minutes de suspension
« Nous ne voterons pas sur le caractère d’urgence car ce dossier est ancien. Mais, ne souhaitant pas polémiquer, nous voterons sur l’urgence à régler ce problème » est intervenu Jacques-Édouard Grée, chef de file du groupe d’opposition Objectif Lagny. Il a réclamé une suspension de séance de deux minutes. « Si ça peut permettre de vous reprendre, je vous l’accorde volontiers »  a répondu le maire.
Délibération
La délibération a finalement été votée à l’unanimité, « au nom de l’union municipale » précise le groupe d’opposition. Le conseil demande que l'Etat soutienne la démarche du maire afin que les prières de rue soient empêchées et propose un partenariat étroit et innovant pour combattre la radicalisation et améliorer la prévention. « Dès demain, nous enverrons la délibération au ministre de l’Intérieur mais aussi nos suggestions. Nous trouverons des solutions avec l’association Es-Salam qui représente les musulmans de Lagny, avec l’État et la collectivité » a conclu le maire.
Réactions dans la salle
Avant de clôturer la séance, il a donné la parole au public, composé d’une quarantaine d’habitants. Seulement deux d’entre eux ont réclamé le micro, exprimant des avis diamétralement opposés. « Il me semble que la place Marcel-Rivière n’est pas un lieu public mais qu’elle appartient à l’office HLM. Par ailleurs, en attendant les négociations, êtes-vous en relation avec d’autres cultes religieux pour abriter ces prières ? » interroge Sylvie. Le maire reconnaît que si le domaine relève effectivement de l’Opivoye, il s’agit d’un « espace ouvert au public » et qu’une autorisation de l’État reste nécessaire pour l’utilisation d’un lieu de culte. Jean-Louis s’est montré plus cinglant : « Je n’admets pas ce genre d’attitude. Ce sont toujours les mêmes personnes qui nous embêtent ».

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Le Pin ► Vœux du maire : rock'n roll, variété et religions

Les vœux à la population, samedi 16 janvier, du maire du Pin, Sylvie Fassier, s'appuyaient sur la lutte contre l'extrémisme religieux. Aussi, plusieurs religions étaient représentées par des personnalités au rayonnement national et même international.

La sécurité et le service d'ordre pour recevoir des personnalités des trois religions, musulmane, juive et chrétienne, avaient été renforcés ce soir-là. Carré VIP, gardes du corps dans tous les coins mêlés aux appareils photo et caméras : la lutte contre l'extrémisme religieux et pour la tolérance ne peut pas se permettre de s'exposer sans protection.

C'est au son du rock'n roll que les participants ont pris place dans la salle polyvalente. Le chanteur, même si son look était, on peut dire, différent de celui du King, avait de pures intonations "elvispresleyiennes" et des gestes qui montraient qu'il "vivait" ses chansons. En effet, comme les fans du grand Elvis l'affirment, le roi du rock n'est pas mort et vit dans le cœur et la voix de ses adeptes.

Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la résistance iranienne, était l'invitée vedette de la soirée. Elle se bat depuis plus de 30 ans contre le régime iranien. Aux côtés de Sylvie Fassier, Maryam Radjavi a prononcé un discours en français, fondé sur l'engagement pour les causes justes. Elle a remis  à Sylvie Fassier   la plaque de la résistance iranienne ainsi que le livre où, comme elle l'a indiqué, figure "la liste de 20 000 martyrs".

Le maire a également donné la parole au rabbin du Raincy (Seine-Saint-Denis), Moché Lewin, directeur exécutif de la conférence des rabbins européens, qui, à son tour, a salué le combat contre l'extrémisme et pour la force de "ne pas laisser faire le mal", citant Albert Einstein.

Dans le domaine des religions et du combat, des discours ont aussi été prononcés par Martine Lenoir, représentante de l'église catholique, et par Armand Jacquemin, engagé avec Sylvie Fassier contre l'extrémisme religieux. Dans la catégorie "combat", on retrouvait aussi sur scène les représentants de l'intercommunalité, Bernard Rigault, ancien président de Plaines et monts de France, et Jean-Louis Durand, président par intérim, qui essayent toujours de faire revenir l'interco "comme avant son démantèlement voulu par l'Etat".

Au sein du tourbillon des représentants d'une lutte sérieuse et active, le conseil municipal des enfants a offert une grande bouffée de fraîcheur et d'espoir. Après avoir trépigné d'impatience mêlée de trac avant leur prestation (le défilé des personnalités sur scènes et les discours étaient "un peu longs"), ils ont interprété la chanson de Demis Roussos "On écrit sur les murs". Celle-ci a été reprise en 2015 par Kids United, un groupe d'enfants créé à l'initiative de l'Unicef.

De nombreux maires et divers élus de la région avaient aussi fait le déplacement pour l'occasion.

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