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Le Mesnil Amelot ► Imprimerie CTD : locaux provisoires pour cause de renaissance

Imprimerie CTD : Michel Catalano, l’imprimeur de Dammartin-en-Goële, victime des terroristes en 2015, se reconstruit petit à petit. Il a ouvert les portes de ses locaux provisoires, au Mesnil-Amelot, mercredi 17 février.

Les locaux  de l'imprimerie de Michel Catalano, CTD à Dammartin-en-Goële, ont été détruits le 9 janvier 2015 après le passage des terroristes, les frères Kouachi, et l'intervention des forces de l'ordre qui a suivi. Depuis un an, l'imprimeur remonte la pente. Mercredi, à l'occasion des portes ouvertes des locaux provisoires, rue de la Grande-Borne au Mesnil-Amelot, il reprenait manifestement du cœur à l'ouvrage et avait invité préfet, sous-préfet, commerçants, maires, divers autres élus, amis et même célébrités. Parmi celle-ci figuraient la légende de l'automobile, Jacques Laffite, et celle de la voile, Titouan Lamazou qui, pour l'événement, a dédicacé son album "Retour à Tombouctou" sorti en octobre 2015.

Michel Catalano indique : "Après une année des plus difficiles, à chercher à me reconstruire aidé de mes fournisseurs ainsi que  des communes du secteur et des commerçants de Dammartin, j'ai voulu remercier tous les gens qui nous aident et nous font confiance. Le parcours semé d'embûches n'est pas terminé mais nous nous nous battons toujours pour voir renaître notre entreprise à cent pour cent d’ici la fin de l’année 2016 ». Le carnet de commandes de l'imprimeur est à moitié rempli. Avec le début des travaux de réparation des locaux à Dammartin, un déménagement prévu en août et une inauguration en septembre, l'espoir d'un budget "à l'équilibre" renaît chez Michel Catalano.

Mercredi, plus de 200 personnes avaient répondu à l'invitation de l'imprimeur.

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Dammartin-en-Goële ► Attentats : la ville se rassemblera autour d'un chêne

Un an après les attentats qui ont marqué l'histoire des Dammartinois, quelques mois après ceux de Paris, Dammartin-en-Goële, toujours meurtrie, ne pouvait que se souvenir. Le maire, Michel Dutruge, organise un événement qui rassemblera la population dans une commémoration et le souvenir aux victimes de Paris, dimanche 10 janvier.

Il était impensable pour le maire, Michel Dutruge, de prévoir une célébration du jour où les terroristes, les frères Kouachi, après les attaques de Charlie Hebdo, ont fait irruption dans l'imprimerie CTD, chez Michel Catalano, ont pris le patron en otage puis se sont fait tuer par les forces de l'ordre. C'était le 9 janvier 2015. Il n'était pas question de raviver la mémoire de l'épisode douloureux, celui où tout Dammartin a été pris dans la folle tentative de fuite des terroristes. Tous s'en souviennent encore. Pas un habitant n'a échappé à la tension ce jour-là. Isabelle, 53 ans, habitante d'un pavillon des environs de l'imprimerie attaquée, reste à tout jamais marquée par les événements : "Je sais que ça ne me quittera plus. Longtemps je suis restée sous le choc, j'avais une peur sourde au fond de moi, je n'étais plus sereine. Maintenant, un an après, c'est à peine mieux car les attentats de Paris ont rouvert les mêmes plaies. Nous n'avons pas eu de victimes innocentes à Dammartin mais sur le moment nous avons eu très peur qu'il y en ait. Cette peur-là ne me quitte plus, c'est un sentiment qui est au fond de moi, comme s'il faisait partie de moi sans que je le veuille."

Tous les témoignages à Dammartin se ressemblent. Tous sont demeurés traumatisés et les attaques à Paris en novembre les ont replongés dans leur propre histoire, la journée du 9 janvier où ils ont été confinés dans les maisons, les entreprises, les écoles... "On aurait dit qu'on était en guerre ! Tout le monde était au téléphone, on essayait de prévenir nos parents et d'avoir de leurs nouvelles. On cherchait aussi des infos sur Internet" commente Bastien, 15 ans, un élève qui a dû, comme les autres, attendre le dénouement des choses dans son lycée à deux pas de l'imprimerie, entre Dammartin et Othis.

Pour le maire, Michel Dutruge, les cicatrices du 9 janvier infligées aux Dammartinois étaient à peine refermées quand ont eu lieu les attentats de Paris : "La page n'avait pas fini de se tourner à Dammartin. Les gens étaient toujours extrêmement sensibilisés, parfois même encore à vif et même si nous n'avons pas eu de victimes tuées par les terroristes, nous nous sommes à nouveau sentis dans la tourmente en novembre."

"Un chêne pour une chaîne, symbole de solidarité"
Le maire n'envisageait pas ne rien faire pour permettre aux habitants de commémorer la fin d'une journée plus qu'éprouvante, le 9 janvier, tout comme de rendre hommage aux victimes de Paris. Il confie : "Je voulais faire quelque chose mais j'ai eu du mal à me décider pour une date et pour le type de cérémonie. Je ne voulais surtout pas que la commémoration s'oriente vers les morts à Dammartin car les seuls tués ont été les frères Kouachi. Il fallait trouver quelque chose qui permette aux Dammartinois et à ceux qui veulent se joindre à eux, de se rassembler dans la solidarité. Pour ces raisons nous avons choisi de défiler et de planter un chêne dans le parc de la Corbie. L'arbre est symbole de force, de résistance et en même temps c'est l'homonyme de 'chaîne', comme celle de la solidarité. Je réponds au besoin des gens de se rassembler. Et c'est un besoin criant. Déjà le 11 janvier 2015, pour la marche blanche qui nous avions organisée, il y avait entre 11 000 et 15 000 personnes. C'est énorme pour une ville comme Dammartin qui compte moins de 10 000 habitants et c'est vers tous ces gens-là que j'ai voulu me tourner et tourner Dammartin. Les habitants ont vraiment besoin de se retrouver, d'échanger, de parler, du pire comme du meilleur. D'ailleurs maintenant, dès qu'on organise un événement, ils sont là. Pour la patinoire en décembre, il y a eu un monde fou. J'y ai vu des gens que je n'avais pas vu depuis longtemps et des gens que je n'avais encore jamais vus auparavant. L'animation leur a plu c'est certain mais je pense qu'ils avaient aussi envie de se réjouir ici, ensemble."

Michel Dutruge ne voulait pas non plus marquer d'une pierre le 9 janvier : "Si on avait fait ça, c'est comme si on célébrait la guerre. On ne peut pas". C'est donc la date de dimanche 10 janvier qui a été retenue. Le rendez-vous est fixé sur la place des Prieurs à 10 heures et les participants s'achemineront en cortège jusqu'au parc de la Corbie où sera planté le chêne. Celui-ci viendra rejoindre les majestueux spécimens centenaires qui trônent déjà dans l'endroit.

Une plaque en mémoire des victimes du terrorisme sera également dévoilée. Déjà à la Corbie, les services techniques préparent les emplacements qui accueilleront les deux symboles.

Michel Catalano Michel Catalano, le patron de l'imprimerie CTD

Dammartin-en-Goële ► L'imprimeur pourra recevoir jusqu'à 500 000 € de l'Etat

La nouvelle a été confirmée : Michel Catalano, l'imprimeur de Dammartin victime des frères Kouachi le 9 janvier, pourra recevoir jusqu'à 500 000 euros. C'est ce qu'a annoncé le JDD, dimanche 30 août. Un courrier du Premier ministre, Manuel Valls, annoncerait l'aide au titre du Fonds national d'aménagement du territoire. Une décision qui se faisait attendre. Michel Catalano avait en effet bénéficié de la générosité des commerçants, mairies et bonnes volontés qui avaient réussi à récolter 100 000 euros pour que l'imprimeur puisse retravailler. Mais l'aide de l'Etat n'avait rien de certain. Michel Catalano avait bien reçu un courrier du cabinet de François Hollande, l'assurant plus ou moins qu'il pensait bien à lui... Outre un soutien moral, c'est surtout d'argent dont l'imprimeur avait besoin, comme le super marché casher et Charlie Hebdo à Paris, les premières victimes dans l'horreur de l'attentat du 7 janvier, qui avaient rapidement perçu une aide de l'Etat.

Les locaux de son entreprise, CTD, ont été détruit par l'attaque terroriste du 9 janvier, il lui a donc fallu trouver un autre emplacement pour ne reprendre son activité qu'au mois de mai. Face à face avec les deux terroristes, perte des machines, perte d'exploitation... le choc que l'imprimeur a subi perdure. Il a du mal "à se remettre psychologiquement". Les méandres des assurances et diverses négociations n'ont pas aidé.

En plus des fonds débloqués par l'Etat, Michel Catalano, comme il dit, "espère revoir les clients qui le faisaient travailler, avant l'attentat".

Il faudra également reconstruire le bâtiment dont le permis de construire devrait être déposé courant septembre. Ensuite seront débloquées les sommes, qui pourront s'élever au total jusqu'à 500 000 euros et qui seront délivrées via la sous-préfecture de Meaux en fonction de l'avancement des travaux.

 

Dammartin-en-Goële ► 24 heures en rollerski pour l'imprimerie CTD

Gérard Proteau (à droite sur la photo), recordman du monde en 2014 de distance en rollerski, va tenter un nouveau record à Dammartin. Le champion roulera pendant 24 heures, dans la nuit du 11 au 12 juillet, pour soutenir l'imprimerie CTD . Il engagera un circuit de 31 km et le parcourra entre 6 et 8 fois, en passant chaque tour devant l'imprimerie. Le lendemain il fera route vers Gretz-Armainvilliers et arrivera au stade du Val des Dames .
Michel Catalano, le gérant de l'imprimerie implantée à Dammartin-en-Goële, a tout perdu le 9 janvier dernier lors de l'assaut donné par les forces de l'ordre contre les frères Kouachi.
Si de nombreuses collectivités (communes, Conseil régional et départemental...), entreprises du secteur, commerçants de Dammartin et particuliers ont soutenu la reconstruction de l'imprimerie dévastée, l'Etat a décidé d'attendre le remboursement des assurances pour éventuellement débloquer des fonds complémentaires.
Malgré tout, l'arrivée de nouvelles machines dans les locaux provisoires du Mesnil-Amelot marque une étape importante dans la reconstruction de l'entreprise.
En 2014, Gérard Proteau a battu le record du monde de distance en rollerski (2783, 40 km), détenu précédemment par le vénézuélien Cesar Baena (2 500 km). L'exploit a officiellement été validé par le célèbre Guinness des records.  En 2016, Gérard Proteau tentera de pulvériser le record en s'attaquant à un tour d'Europe.
Une action fédératrice
Le parcours Olso-Paris en 2014 (2 600 km) et le tour de France en 2013 (2000 km) en rollerski, par leur originalité et leur finalité, ont suscité un enthousiasme et un véritable engouement de la part de ses partenaires, des populations, de nombreux bénévoles, des municipalités et des associations. Ces opérations ont permis de collecter environ 6 000 euros de dons en 2013 et  10 000 euros en 2014, pour la fondation "Tous avec Clément".
Les dons pour CTD seront les bienvenus.
Rendez-vous samedi 11 juillet à 17 heures, devant le 27 rue Clément-Ader,  ZA les Prés-Boucher, à Dammartin-en-Goële.

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