Meaux ► Train : la sécurité des femmes en question

Vous êtes une femme et vous empruntez régulièrement le train en gare de Meaux. Venez donner votre avis à l'occasion de la marche exploratoire.

Des représentants de la ligne P et des élus de la commune proposent, mercredi 10 février en gare de Meaux, une « marche exploratoire » destinée aux femmes sur le thème de la tranquillité. Tout au long de cette marche, vous pourrez faire part de votre ressenti, de vos impressions ou de vos craintes.

Comme d’autres villes de Seine-et-Marne, Meaux a signé un protocole avec la SNCF pour mettre en place les marches exploratoires. L’objectif est de donner aux femmes usagers du train la parole et de dresser avec elles un diagnostic de terrain. La ville espère ainsi que les utilisatrices pourront décrire les craintes qu’elles ressentent dans leur quotidien et que la SNCF pourra régler les problèmes soulevés.

La marche se terminera par un échange autour de vos perceptions, de vos attentes et de vos suggestions pour améliorer la tranquillité des usagers du train au quotidien.

Si vous souhaitez participer à la marche exploratoire du mercredi 10 février en gare de Meaux, de 18 à 20 heures, vous pouvez vous inscrire par e-mail à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

La ligne P en quelques chiffres :

85 000 voyageurs et 261 trains par jour

252 km de voies - 36 gares desservies

 

Meaux ► Magazine web : Curvista prépare sa version papier pour septembre

Anaïs Seyo Orsini a bel et bien monté son magazine. Le bébé âgé de deux ans et demi a été baptisé Curvista et s’adresse aux femmes : les pulpeuses (comme on dit maintenant), c’est sûr, et toutes les autres, sans distinction, parce que les femmes sont les femmes, c’est tout.

Anaïs, la directrice de publication fait son entrée en matière : « Il n’y a pas de différence à faire entre les femmes. Chacune a ses différences. Il faut que chacune trouve son compte dans le magazine, les rondes, les minces, les blondes, les brunes … »

Dans son appartement de la rue Winston-Churchill à Meaux, Anaïs a recréé un style plutôt « décontracté parisien ». Paris… C’est là qu’elle déniche tous ses trucs de mode, ses dernières trouvailles, les derniers potins, derniers cris. Elle est d’ailleurs déjà reconnue « experte » dans le monde de la mode féminine.

Rapide et précise, elle se fait un devoir de transmettre à ses lectrices tout ce qu’elle estimera leur plaire et transformera les pages blanches en matière vivante, sautillante, avec un style d’écriture qui ne laisse pas de place à l’ennui.

Finalement, depuis deux ans et demi que journal a fait ses premiers pas exclusivement sur le tapis rouge du web, Anaïs a fini par se décider à l’habiller de papier. En septembre, elle sortira 10 000 exemplaires de Curvista, version glacée.

La jeune-femme est devenue Meldoise par adoption, « parce que son compagnon, Romuald, est d’ici ». Autour d’un thé agrumes de chez Ladurée (elle insiste car il est très cher !), elle répond à trois questions sur le bi-mestriel :

Comment organises-tu ton travail ?

Je travaille beaucoup chez moi, sur l’ordi et je travaille avec mon réseau, plutôt sur Paris. Meaux est un peu trop lente pour moi. Ici ça manque de dynamisme et de créativité. Le plus grand handicap ce sont les transports en commun. C’est juste impossible rien que pour aller à la gare. Les bus ne sont pas assez fréquents et on loupe son train ! Romuald est graphiste. C’est lui qui fait la maquette du magazine. On fait des spéciaux « mode » aux saisons, et j’ai des contacts avec beaucoup de grandes marques, à la pointe de la mode. Avec les correspondants, on parle de mode, life style, culture… On a toujours beaucoup de sujets alors il faut faire le tri. Nous faisons des réunions régulièrement, des conférences de rédaction pour tout mettre au point.

 

Quels sujets éliminez-vous ? 

Nous ne voulons absolument pas de tout ce qui parle des complexes des femmes rondes, des opérations pour maigrir, style by-pass ou ce genre de choses. L’idée n’est pas de dire que c’est génial d’être ronde mais on ne veut pas non plus entrer dans le rejet. On n’a pas envie de traiter nos lectrices comme « des grosses », des victimes ou des handicapées !

 

Comment te sens-tu à l’approche de la sortie papier ? 

Excitée ! C’était vraiment notre but. Nous avons tenu deux ans et demi en e-zine. Nous avons vite compris que le web ne suffirait pas. C’est avec une étude de marché à l’appui que nous avons décidé de lancer le papier, payant, sur commande. Le secteur de la presse féminine de luxe est le seul qui survive à la crise…  et sur papier glacé, c’est indémodable !

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Curvista sur le net : http://issuu.com/anaisseyoorsini/docs/curvista_7/1?e=1

Le magazine ne sera pas vendu en kiosque.

SERRIS ► Expo peinture jusqu'au 19 mars

Trois artistes ont entièrement redécoré de leurs œuvres le hall de la mairie de Serris, depuis le 9 mars, dans le cadre d'une exposition en écho à la journée internationale de la Femme. L'événement a été lancé sur l'invitation du maire, Philippe Descrouet et sous le parrainage des Gibson Brothers, le duo des années disco connu grâce au tube Cuba. L'exposition durera jusqu'au 19 mars. L'entrée est gratuite. « La ville a donné carte blanche aux artistes. Ils nous ont offerts leur vision de la Femme et nous ne regrettons pas ce choix. Leurs œuvres sont une véritable déclaration d'amour » s'est entousiasmée l'élue déléguée à la culture, Géraldine Jacquet-Rolfe. Alors que Red Dito, Nguyen Tay et Le Cholito viennent d'univers différents, le public a été agréablement surpris par les parfaits traits d'union artistiques.

Les trois artistes

Red Dito est un peintre plasticien. Son atelier, situé à Mitry-Mory, coloré de ses tableaux et de ses objets customisés, a déjà accueilli de nombreuses célébrités comme encore récemment, le comédien Pascal Légitimus. Sa collection de Lady Blabla n'a pas laissé indifférents les visiteurs serrisiens. « C'est impressionnant tout ce mélange de couleur, c'est bien osé et c'est réussi » a confié Mélanie .

Nguyen Tay est quant à lui, dans un registre plus traditionnel mais avec tout de même un touche de modernité. Il a choisi de représenter les femmes avec de l'encre du japon et des aquarelles. « C'est raffiné et vibrant » s'émerveille ainsi Andrée, une de ses fans. « j'ai voulu dans mes peintures, un équilibre entre la modernité et le traditionnel, entre l'orient et l'occident » explique l'aquarelliste d'à peine 27 ans, qui a déjà exposé en Chine et à Paris. Une galerie new-yorkaise l'a d'ailleurs contacté pour une nouvelle collaboration.

Le Cholito est un photographiste. Il exposait pour la première fois. Ses photographies et ses dessins numériques ont attiré l'oeil du visiteur. Les femmes sont, à travers son objectif ou son stylo numérique, urbaines et modernes. « Je suis reparti du vernissage très heureux, j'ai vendu mon premier tableau » s'amuse le photographe.

Informations sur l'exposition disponibles sur exporegardsurlafemme.tumblr.com

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