Transports scolaires ► L'Etat ponctionne, les familles trinquent

Transports scolaires : Le parvis du conseil départemental a été agité hier, jeudi 18 février. La manifestation qui s'y est déroulée portait sur la tarification du transport scolaire revue par le Département.

C'est un mouvement global des parents d'élèves et des élus du territoire qui s'est fait entendre, jeudi, afin de tenter d'empêcher le vote de l'entrée en vigueur définitive de la nouvelle tarification du transport scolaire. En effet, le Conseil départemental, présidé par Jean-Jacques Barbaux, projette de baisser fortement ses aides au transport scolaire des écoliers et collégiens et de supprimer celle pour les lycéens.

A Mitry-Mory, par exemple, la municipalité soutient les démarches engagées par les parents d’élèves et indique : "Les familles vont être pénalisées par la nouvelle tarification. Malgré les demandes, le Conseil départemental maintient les modifications annoncées", indique le maire, Charlotte-Blandiot-Faride. D'après la FCPE77, "la suppression de l'aide pour le financement de la carte scolaire des lycéens pourra donner lieu à des augmentations de 2750 %. La plupart des familles de Seine-et-Marne ne peut absorber une telle augmentation des frais de scolarité de leurs enfants en si peu de temps, car, dans un grand département comme le nôtre, la carte de transport scolaire est une dépense obligatoire pour poursuivre sa scolarité".

C'est une mesure pour le moins peu populaire que le Conseil s'apprêtait à voter hier. Le but serait de réaliser une économie de un million d'euros pour renflouer les caisses vides.

Un million, c'est évidemment une goutte d'eau dans l'océan des budgets, à commencer par la mer de 82 millions en moins qui avaient été annoncés dans la loi de finance 2016 et qui prévoyait le transfert de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et taxe professionnelle) des Départements vers les Régions qui doivent devenir chef de file en matière économique sous l'effet de la loi NOTRe. Jean-Jacques Barbaux avait prévenu lors d'une séance publique en octobre 2015 : "C'est une nouvelle asphyxie pour le Département déjà appauvri".

Dans le cadre de la loi, le Département est amputé de plus de 50 % de la ressource. En Seine-et-Marne, la ponction sur la base de la ressource estimée pour 2016 représente près de 82,6 M€ en moins, un montant qui équivaut à la construction de 20 collèges, ou à 30 km de routes nouvelles ou encore à 8 ans d'entretien des routes départementales.

Ainsi, comme pour les communes dont les dotations ont baissé de manière drastique, le Conseil départemental subirait les manœuvres de l'Etat souverain qui tente de trouver de l'argent là où il y en a... un peu. Cependant, dans le cas des transports, les premières victimes de la ponction gouvernementale seront bel et bien les familles qui vont devoir payer en partie pour l'acheminement de leurs enfants dans les écoles, collèges, et entièrement pour le transport des lycéens.

Le plan de l'Etat qui veut supprimer les départements pour ne laisser que les régions suit son cours. Jean-Jacques Barbaux estime que "le gouvernement, qui n’a pas pu supprimer les Conseils départementaux par la loi, s’y emploie aujourd’hui par l’assèchement de ses ressources ».

Mercredi 17 février, le Stif (Syndicat du transport en Île-de-France) va devoir faire entrer son budget au chausse-pied à l'intérieur des prévisions 2016 et dans un contexte contraint. Sa présidente, Valérie Pécresse, également présidente de la région Ile-de-France, s'est engagée à étudier la révision du dispositif du financement des services de transport à la demande (TAD), à la demande de Jean-Jaques Barbaux, aussi vice-président du Stif. Et pendant que la région étudie, que le Département vote, que l'Etat ponctionne, les familles sont priées de bien vouloir mettre la main à la poche.

En attendant, d'autres dossiers pas forcément plus faciles sont aussi traités par le Département :

  • la création d’une 14e ligne Seine-et-Marne Express entre Montereau et Provins
  • les besoins de développement de l’offre dans les réseaux locaux
  • le renforcement de l’offre disponible de TAD
  • une vigilance particulière quant à la réalisation du CDG Express pour qu’elle n’impacte ni le RER B ni la ligne K, si les infrastructures devaient être partagées
D'autres dossiers sont plus optimistes :
  • le vote du schéma de principe modificatif pour la création d’équipements de retournement, de garage et d’alimentation des trains à Marne-la-Vallée/Chessy. Il s’agit d’un projet d’aménagement du terminus de Chessy pour augmenter la capacité de transports sur la branche Marne-la-Vallée du RER A, dont la fréquentation augmentera de 15 % d’ici à 2020 et renforcer la régularité de la ligne.
  • les travaux de création d’une 3e voie à quai à Mitry-Mory, dans le cadre du schéma directeur du RER B sud, pour améliorer la capacité d’absorption des trains en retard en provenance de Paris. Sa mise en service sera effective au plus tard en 2022.
  • Conseil_départemental_18_fevrier_2016 A la séance du Conseil départemental, jeudi 18 février.

 

 

Le Pin ►A quand l'ouverture de la bretelle vers l'A104 ?

L'entrée de la Francilienne qui permet de rejoindre Lagny-sur-Marne et Torcy depuis le Pin, Chelles et Courtry n'est toujours pas ouverte. Pourtant les travaux sont terminés, un panneau de direction est installé mais reste désespérément bâché.

L'inauguration était prévue pour le 15 novembre 2014. L'infrastructure est gérée par le Conseil départemental de Seine-et-Marne. "L'Etat n'a pas encore donné son accord car il manque des panneaux de signalisation" précise-t-on du côté de la mairie du Pin.

La date d'ouverture de la bretelle est largement dépassée. Heureusement, ce n'est pas comme les yaourts et les usagers pourront l'emprunter dès la levée des barrières. Cependant on ne sait toujours pas quand et la mairie indique "qu'aucune date n'est encore prévue" (NDLR : Hormis celle qui a été dépassée...)

Pour rejoindre la direction de Marne-la-Vallée, les automobilistes continuent d'utiliser "l'ancien itinéraire", toujours des plus actuels, en passant par Montjay-la-Tour, le hameau de Bordeaux et en traversant la zone industrielle. Pour un habitant du Pin, de Courtry ou de Brou-sur-Chantereine, le parcours est rallongé de 3 km. Idem pour les employés de la DIRIF chargés de l'entretien des routes d'Ile-de-france.

Le nouvel accès à l'autoroute permettrait pourtant également, en plus de réduire le nombre de kilomètres et les litres de carburants, d'éviter de nombreux embouteillages. "Avec les travaux et la circulation alternée sur une voie, je prends dix minutes pour rejoindre l'A 104 alors que la bretelle est juste à la sortie de la ville" explique un Pinois résigné et victime comme les autres de la machine administrative.

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Plaines et monts de France ► Les mairies vont fermer

Les élus de Plaines et monts de France n'arrivent toujours pas à se faire entendre du préfet de Région. Ils ont organisé une opération "mairie fermée" pour jeudi 25 juin. Ils veulent ainsi, dans la journée, marquer d'une action ferme leur opposition au projet de l'Etat qui prévoyait de scinder l'interco de trente-sept communes en deux : 17 partiraient avec le Val-d'Oise, les 20 qui restent devraient se débrouiller seules... Tout ça pour que le Val-d'Oise, qui compte des villes comme Gonesse, Sarcelles, Villiers-le-Bel, bénéficie des richesses que la Seine-et-Marne apporterait.

A la dernière grande réunion qui s'était déroulée il y a tout juste un mois, le député et maire de Claye-Souilly, Yves Albarello avait clairement expliqué au public qu'il entendait se ranger côté Val-d'Oise. Une partie facile à jouer pour le député qui semble calquer son pas sur celui du gouvernement.

Jean-François Copé, le député absent (qui s'est excusé) à la grande réunion et Jean-Jacques Barbaux, le président du Conseil départemental absent également (qui s'est aussi excusé) savaient-ils déjà alors que les uns continuaient à espérer le non démantèlement et que les autres voyaient déjà l'interco entière partir dans le Val-d'Oise ?

C'est en tout cas ainsi que les décideurs sembleraient se positionner, "avec tous les services en moins et l'augmentation des impôts locaux que la configuration impliquerait" comme l'ont fait encore remarquer les maires.

Certains, plutôt visionnaires ou alors dans le secret des dieux, ont déjà créé ou recréé des syndicats afin de pouvoir continuer à fonctionner sans être noyés dans l'immensité d'un bassin de population à plusieurs centaines de milliers d'habitants.

Les partages de territoires sur lesquels les dirigeants semblaient être tombés d'accord ont changé pour laisser la place à des rancœurs et des aigreurs du côté de ceux qui ont le sentiment de "s'être fait avoir" comme on l'entend chez des maires seine-et-marnais.

Il y a des bouts de ficelle tirés par-ci, tirés par-là. On pensait les voir arriver d'un côté et les voilà de l'autre. Tandis que certains s'interrogeront encore sur les réelles motivations des arrangements politico-économiques entre élus et fonctionnaires bien placés, les populations vont payer.

L'intégrité et la motivation de certains élus les poussent à continuer la bataille contre le changement massif de Plaines et monts de France.

Le 10 juillet aura lieu une autre CDCI (Commission départementale de la coopération intercommunale), ensuite une autre CRCI (Commission régionale de coopération intercommunale) et puis peut-être encore quelques autres réunions, pour déboucher sur, sans doute, ce qui a été mis au point de longue date.

Jeudi, même si les mairies de l'interco seront fermées, les services de la petite enfance, les garderies, les cantines, resteront ouverts, "afin de ne pas pénaliser la population" a précisé le président Rigault.

Lui et son premier vice-président, Alain Aubry clament d'une seule et même voix : "S'il le faut, nous n'en resteront pas là ! Nous irons plus loin et plus fort si c'est nécessaire pour se faire entendre plus haut !"

Des bras de fer en perspectives... Le pot de terre contre le pot de fer ?

 

Elections ► Jean-Jacques Barbaux présidera le Conseil départemental

Jean-Jacques Barbaux n’avait qu’un challenger, mais il en avait un : Arnaud de Belenet. Jean-Jacques Barbaux, UMP, président de l’Union des maires de Seine-et-Marne, maire de Neufmoutiers-en-Brie, deviendra le nouveau président du Conseil départemental après avoir emporté l'élection contre Arnaud de Belenet, UMP également. La décision a été votée hier soir, lundi 30 mars, à Melun. Les 38 membres de la majorité au conseil se sont exprimés : 21 ont donné leur voix à Jean-Jacques Barbaux et 17 à Arnaud de Belenet qui, s’il ne gagne pas la présidence, devrait occuper un siège de vice-président.

Jean-Jacques Barbaux était donné favori pour la présidence du conseil départemental. Ça n'a pourtant pas empêché deux autres UMP, Arnaud de Belenet et François Oneto, de tenter de ravir le poste, "par surprise".

François Oneto n'est pas allé au bout et s'est incliné avant le vote. Pourquoi Arnaud de Belenet a-t-il choisi de tenir tête au poids lourd Barbaux ? La question reste entière mais les hypothèses se formulent du côté des autres élus : "Stratégie intelligente ou tentative immature ? Peut-être un peu trop assuré après les bons chiffres de sa réélection, dimanche, sur le canton de Serris (67,9 %), avec son binôme Valérie Pottiez-Husson ?"

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