Dammartin-en-Goële ► L'installation des caméras démarrera lundi

Les caméras de surveillance vont pointer le bout de leur nez, lundi 12 septembre, à Dammartin-en-Goële.

Dans différents coins de la ville, le dispositif de vidéo-protection va prendre forme. Les appareils seront montés après le retard qui avait été pris. "C'est pour de nombreuses contraintes administratives que l'installation avait été repoussée. On est content que les travaux coïncident à peu de choses près avec la rentrée. Les entrées et sorties de Dammartin seront couvertes, ainsi que tous les bâtiments publics (mairie, groupes scolaires, gymnases) et les lieux principaux de la commune (esplanade, places, carrefours routiers)" indique la mairie.

Il aura fallu en effet deux  ans à l'équipe municipale, dont la promesse de vidéo avait été formulée lors de la campagne électorale, pour faire naître la réalisation.

La pose des trente caméras et des antennes relais démarrent ainsi sur vingt-et-un sites de la ville. Il s’agit de caméras d’enregistrement, dont cinq qui visualiseront les plaques d'immatriculation. Le visionnage se fera a posteriori par des personnes habilitées comme la police et la gendarmerie.

L'ensemble sera opérationnel dans le courant de la semaine.

Le coût global de l’opération est de 371 352 euros. 80 % sont subventionnés par l'Etat et la Région.

Ensuite, 29 700 euros de maintenance annuelle seront nécessaires.

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Chelles ► Brice Rabaste : un discours de rentrée sur fond de situation budgétaire compliquée - Extraits en vidéo

Brice Rabaste, le maire de Chelles (LR), après un peu plus d'un an à la tête de la municipalité, a bien une principale mesure en tête, celle des économies. Sans toutefois être alarmiste, il a prévenu, lors de la conférence de presse qu'il a donnée jeudi 3 septembre, qu'un des points importants de son mandat serait de ne pas augmenter les impôts à Chelles, qui, selon lui, sont "déjà trop lourds". Il s'est empressé d'ajouter : "Enfin, si on n'a pas de mauvaise surprise de l'Etat !". Déjà, Chelles doit faire face au prix du changement des rythmes scolaires imposés par le gouvernement l'année dernière. "C'est un million d'euros que la ville n'avait pas à sortir de ses caisses jusque là. Ajouté à la baisse des dotations de l'Etat de 3M€ , ça nous fait 4M€ en moins sur le budget. Il faut parvenir à faire face et montrer qu'on sait faire des économies malgré la crise. Ainsi, le train de vie de la ville est réduit car il ne faut pas alourdir la charge sur le quotidien des Chellois".

Un plan de sauvetage pour la SEM

La municipalité se trouve face aux difficultés, comme le dit le maire, aussi en raison de "la mauvaise gestion de la municipalité précédente". A Chelles, on ne saurait parler finances sans évoquer la société d'économie mixte (SEM) M2CA dont l'endettement menace la sérénité de la commune et de la communauté d'agglomération Marne-et-Chantereine. "Il fallait un plan de sauvetage pour payer la dette de 74 M€ - alors qu'elle aurait dû être deux fois moindre. Le remboursement a été étalé jusqu'en 2019. Ça permettra d'éviter la catastrophe, autrement dit la cessation de la SEM. La récupération de la société va nécessiter une recapitalisation. On va solder la dette mais c'est un sacrifice pour Chelles. On se désendettera chaque année grâce à la limitation de l'emprunt à 3M€ - alors qu'on peut emprunter jusqu'à 5M€" explique schématiquement le maire.

Urbanisme, protection, sécurité, ça marche ensemble 

Du côté de l'urbanisme, Brice Rabaste n'a pas l'intention de révolutionner la ville. Il veut surtout "protéger les espaces verts, les zones pavillonnaires et faire régner la sérénité". Le vœu est loin d'être évident à réaliser en raison des problèmes rencontrés dans les quartiers comme Gambetta, Chappe et Schweitzer-Laennec, même si, comme veut le croire le premier magistrat, "ce n'est imputable qu'à une minorité de personnes [NDLA : appelons un chat un chat, le maire vise particulièrement les dealers qui ont rendu les lieux difficiles à vivre pour la population "normale"]. Aucun quartier à Chelles n'est une zone de non-droit". D'ailleurs, il est prévu l'aménagement d'un poste annexe de police municipale pour 2016 ou 2017.

Et la vidéo protection fut

Grand sujet que la vidéo protection à Chelles... La Ville a fait installer des caméras dans le quartier Chappe, célèbre pour les activités de vente de drogue et de caillassage de policiers. Les histoires de courses poursuites y sont nombreuses. Les délinquants referment la porte d'un immeuble au nez et à la barbe des fonctionnaires qui n'y peuvent mais, et pour cause : derrière, l'entrée est barrée avec un bastaing. Les dealers, qui font quand même régner leur loi, ont finalement trouvé le truc pour se débarrasser des caméras qui pouvaient permettre de les identifier : c'est de tronçonner les piliers sur lesquels elles étaient fixées. La municipalité ne s'est pas laissée abattre. Elle a réinstallé du matériel plus solide, sous surveillance policière. Les réparations ont coûté 15 000 €. Quant à savoir si la délinquance ne va pas se déplacer, "c'est possible", répond le maire en ajoutant : "N'est-ce pas ce que l'on souhaite dans la mesure ou on sait qu'elle ne peut pas disparaître ? "

Cependant, pour lui, l'avenir dans les zones sensibles n'est pas noir, même s'il sera difficile voire impossible d'éradiquer la délinquance, aussi "importée d'ailleurs et plus particulièrement de la Seine-Saint-Denis qui est à deux pas". La preuve d'un avenir plus rose s'illustre, pour le maire, par une amicale des locataires qui vient de se former.

En attendant que les réunions du nouveau groupe éclairent le quartier chaud, la Ville va quand même faire installer quatre-vingt dix caméras dans différents secteurs. Tous les "yeux" de Chelles seront reliés et les images visionnées en direct par la police nationale au commissariat, tout en sachant, comme Brice Rabaste l'indique, "qu'il n'y a pas d'outil miracle".

La vidéo

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=SGgPQrNe47s&w=480&h=270]

Des économies sur la réorganisation du service culturel

Parmi les divers postes sur lesquels la municipalité a effectué quelques coupes sombres et va encore pouvoir "économiser", le service "culture" arrive dans les favoris. "Comment une exposition qui montrait des clous tartinés au wasabi a-t-elle pu coûter aussi cher ? C'était quand même 30 000 €. Je ne porte pas de jugement sur la qualité artistique mais il faut reconnaître que Chelles n'a plus les moyens pour des événements pareils. Les Eglises ne fermeront pas. Elles sont adaptées et deviendront non pas juste un centre d'art contemporain mais un centre dédié à plusieurs expos, plus ouvertes, plus accessibles, avec aussi de la musique, des concerts, des événements divers..."

D'un coût annuel de 200 000 € porté par la précédente municipalité, le budget culture va passer à des chiffres qui n'auront plus rien à voir avec les dépenses antérieures... peut-être tout juste quelques milliers d'euros.

"Le numérique, ce n'est pas du cosmétique" 

Le phénomène numérique pourrait sembler dérisoire dans les avancées que Chelles veut pour elle-même, mais Brice Rabaste y tient : "Le numérique, ce n'est pas du cosmétique ! C'est vraiment l'avenir. Les parents sont attentifs à la manière dont leurs enfants sont éduqués à l'école et la réussite scolaire passe aussi par l'utilisation des outils modernes".

Ainsi, à travers un Projet éducatif de territoire (PEDT), les enfants des classes élémentaires se familiarisent avec le numérique intégré à l'enseignement. Toutes les classes de CM2, soit trente quatre, sont équipées de tableaux interactifs reliés à un ordinateur. Le déploiement se poursuivra chaque année jusqu'à ce que toutes les classes soient dotées du nouveau matériel pédagogique. En outre, trente tablettes individuelles seront distribuées par école. Elles remplaceront les quinze ordinateurs que les écoliers se partageaient jusqu'alors. L'équipement vaut 400 000 €, un montant qui bénéficiera de subventions.

Une récompense aux bacheliers avec mention et à ceux qui accèdent aux grandes écoles, une mini-encyclopédie offerte aux élèves de CP, des travaux effectués dans les établissements pendant l'été... le maire met aussi le paquet pour les jeunes de Chelles.

Brice Rabaste Samedi 19 septembre, la mairie offrira un dictionnaire aux enfants du CP.

 

 

 

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