Le talent dans notre région ► A Cuisy, Evelyne Anceschi, peintre "à fonds"

Le premier coup d'œil est comme un flash, un univers qui éclaire et dans lequel on veut plonger tout de suite. Quand le regard croise un tableau d'Evelyne, c'est l'âme entière qui est transportée. L'univers devient alors brumes, brouillards, transparences et scintillements. La description est une observation, pas juste un effet de style qui voudrait faire paraître le monde d'Evelyne plus attirant.

Son inspiration, elle la tient de multiples sources, "rien de particulier, tout en général, de la vie surtout et des origines de celle-ci".

Evelyne regarde droit dans les yeux, sourit généreusement. Entre son mari, Patrick, ses filles qui reviennent régulièrement dans la conversation, le chat qu'elle installe à l'ombre sous une couverture dans le patio de la maison familiale à Cuisy, William Turner et Vassily Kandinski qu'elle se garde d'essayer d'imiter mais dont les œuvres l'inspirent (elle l'avoue), Evelyne raconte sa peinture, son travail.

Je travaille énormément les fonds. A force de les modifier, superposer, perfectionner, j'arrive à sortir des nuances. J'ai l'impression que la lumière dans le tableau vient juste parce que mon œil est content. Je ne me dis jamais "Tiens, je vais peindre ce tableau comme Turner ou comme Kandinski". D'abord ça serait prétentieux et ensuite, je peins pour peindre, pas pour imiter.

 

Je n'imagine pas exactement le résultat d'un tableau dans ma tête. C'est au fil de l'évolution du tableau qu'apparaît petit à petit le principal. Parfois, chacun y voit des choses différentes, des choses que je n'y voyaient pas moi-même, que je n'ai pas cherchées à peindre, mais elles sont là.

 

L'inspiration parfois vient toute seule, sans effort mais pas toujours.
Parfois des idées me viennent, alors là c'est impératif, je dois peindre, vite ! Par exemple si ça me vient la nuit, dès que je descends le matin, encore en robe de chambre, je file dans mon atelier et je peins vite pour en pas perdre l'idée.

 

Je suis un peintre "du temps libre". J'ai trouvé que cette expression me correspondait parce que l'histoire de ma vie fait que maintenant, j'ai effectivement du temps libre et que je peux me livrer entièrement à la peinture.

 

Je suis une amoureuse de l'huile. La matière donne une consistance à l'idée. J'aime les couleurs, les mélanges, les superpositions...

 

J'ai eu différentes périodes dans ma vie qui ont influencé mes tableaux. Pendant des périodes difficiles, les toiles étaient torturées, avec des formes noires, même agressives, tristes, sombres... Cependant, je suis un peintre de l'optimisme! Maintenant je suis beaucoup plus sereine et ça se voit dans ma peinture. C'est ce que disent les gens qui voient mes tableaux.

Je peins depuis toujours. A 18 ans, je faisais des aquarelles que je vendais sur les brocantes. J'ai exposé mes huiles à Paris en 2013.

De la naissance à la conscience, de la Terre, Gaïa, aux éléments, source de vie et à la fois de chaos, Evelyne fait toucher du doigt une dimension spirituelle par ses représentations abstraites et offre la liberté en "toile de fond".

Visiter son site Internet ici

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SERRIS ► Expo peinture jusqu'au 19 mars

Trois artistes ont entièrement redécoré de leurs œuvres le hall de la mairie de Serris, depuis le 9 mars, dans le cadre d'une exposition en écho à la journée internationale de la Femme. L'événement a été lancé sur l'invitation du maire, Philippe Descrouet et sous le parrainage des Gibson Brothers, le duo des années disco connu grâce au tube Cuba. L'exposition durera jusqu'au 19 mars. L'entrée est gratuite. « La ville a donné carte blanche aux artistes. Ils nous ont offerts leur vision de la Femme et nous ne regrettons pas ce choix. Leurs œuvres sont une véritable déclaration d'amour » s'est entousiasmée l'élue déléguée à la culture, Géraldine Jacquet-Rolfe. Alors que Red Dito, Nguyen Tay et Le Cholito viennent d'univers différents, le public a été agréablement surpris par les parfaits traits d'union artistiques.

Les trois artistes

Red Dito est un peintre plasticien. Son atelier, situé à Mitry-Mory, coloré de ses tableaux et de ses objets customisés, a déjà accueilli de nombreuses célébrités comme encore récemment, le comédien Pascal Légitimus. Sa collection de Lady Blabla n'a pas laissé indifférents les visiteurs serrisiens. « C'est impressionnant tout ce mélange de couleur, c'est bien osé et c'est réussi » a confié Mélanie .

Nguyen Tay est quant à lui, dans un registre plus traditionnel mais avec tout de même un touche de modernité. Il a choisi de représenter les femmes avec de l'encre du japon et des aquarelles. « C'est raffiné et vibrant » s'émerveille ainsi Andrée, une de ses fans. « j'ai voulu dans mes peintures, un équilibre entre la modernité et le traditionnel, entre l'orient et l'occident » explique l'aquarelliste d'à peine 27 ans, qui a déjà exposé en Chine et à Paris. Une galerie new-yorkaise l'a d'ailleurs contacté pour une nouvelle collaboration.

Le Cholito est un photographiste. Il exposait pour la première fois. Ses photographies et ses dessins numériques ont attiré l'oeil du visiteur. Les femmes sont, à travers son objectif ou son stylo numérique, urbaines et modernes. « Je suis reparti du vernissage très heureux, j'ai vendu mon premier tableau » s'amuse le photographe.

Informations sur l'exposition disponibles sur exporegardsurlafemme.tumblr.com

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