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Serris ► Manifestants au Val d'Europe : des touristes enfermés à la Vallée Village

FAITS DIVERS -

Des manifestants contre la loi du travail ont déboulé au Val d'Europe, et des touristes se sont retrouvés enfermés à l'intérieur de la Vallée Village. Dimanche 15 mai, à Serris, le service de sécurité a fermé les accès du centre commercial.

Une centaine de clients est restée coincée pendant environ trois heures dans les allées du centre commercial La Vallée Village. Les grilles se sont refermée à l'arrivée de manifestants contre la loi travail. Han, un touriste chinois, raconte : "Nous faisions les boutiques lorsque nous avons entendu des cris venant du parking. Il y avait des centaines de manifestants. Puis nous avons vu les agents de sécurité fermer les grilles. Ils nous ont rassurés. Tout le monde était très calme". Selon le témoin, quelques personnes ont pu être exfiltrées par un autre accès.

A l'extérieur, 200 à 300 personnes protestaient contre la loi El Khomri et l'ouverture dominicale des commerces autorisée par la loi Macron. Le centre commercial Val d'Europe, exceptionnellement ouvert ce jour-là, a été investi et occupé par les manifestants et syndicalistes de 14 à 17 heures. Ils étaient venus en RER de Paris où le rendez-vous avait été fixé.

Les magasins baissent les rideaux
Le cortège est entré par l'accès Place d'Ariane et s'est dirigé vers les magasins de luxe, devant des clients médusés. Au passage, les rideaux d'enseignes se sont baissés pour éviter les risques de dégâts.

Classée en Zone Touristique Internationale (ZTI), la galerie commerçante devrait ouvrir tous les dimanches à partir du 12 juin.

L'union syndicale Solidaires dénonce "l'ultralibéralisme" dans un communiqué : "Qui croit encore que le travail du dimanche se fait sur la base du volontariat ? C'est évidemment parce que les salaires sont trop faibles ou que la pression des patrons est trop forte qu'on accepte de travailler le dimanche".

Les manifestants veulent "bloquer les ZTI pour en faire des Zones du Travail Impossible".

Dimanche, Bastien, salarié d'une des boutiques, pestait : "Si nous travaillons le dimanche, c'est parce que nous le voulons. Personne ne nous y a obligés !"

Face à deux positions visiblement irréconciliables, un touriste hongkongais relativise : "Chez nous, on travaille tous les jours et ça ne pose pas de problème, mais je comprends que les Français se battent pour leur mode de vie".

La vallée village attire plus de 6 millions de clients chaque année.

 

Roissy CDG ► L'aérogare 2 bloquée par les manifestants

Des centaines de manifestants bloquaient, dès lundi 5 octobre au matin, l'accès à l'aérogare 2, principal pôle de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Impossible que la direction d'Air France et les syndicats et salariés s'entendent sur les conditions du plan de restructuration de l'entreprise. Celui-ci menace 2 900 postes, a confirmé la direction lundi matin en comité central d'entreprise.

C'est le chiffre qu'elle avait déjà annoncé vendredi en conseil d'administration. La réunion avait d'ailleurs été interrompue par une manifestation de plusieurs centaines de salariés. La direction a porté plainte pour "violences aggravées". Certains de ces membres auraient en effet été malmenés par les manifestants.

L'origine de la grogne repose sur le refus des pilotes de travailler plus longtemps sans être augmentés. La direction d'Air France avait demandé un effort à tous ses salariés, mais les pilotes ont dit "non" à la centaine d'heures de plus par an que l'entreprise voulait leur faire accepter.

C'est un véritable bras de fer qui s'est engagé entre d'un côté, Air France et l'Etat, de l'autre, les salariés et les syndicats. Michel Sapin, ministre des Finances, hier dimanche 4 octobre sur Europe 1, a pris sans ambiguïté le parti de la direction d'Air France : "Une catégorie minoritaire, les pilotes, n'a pas l'air de vouloir trouver une solution (...) Quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui, cela peut mettre en danger la vie de l'entreprise. (...) J’espère que tout le monde est bien conscient, tout le monde parmi le personnel d’Air France, que si rien n’est fait, Air France est en très grande difficulté. (...) Il faut que tout le monde s'adapte".

Le CCE a également annoncé la suppression progressive  de quatorze avions de la flotte long-courriers : cinq en 2016 et neuf en 2017.

En ce qui concerne l'activité aérienne, la grève semblerait peu suivie. L'appel des syndicats n'empêche pas pour le moment Air France d'assurer tous ses vols. "Il est cependant probable que certains vols soient retardés" apprend-on du côté d'Air France.

Roissy manifestation

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