Le coin du libraire ► Chelles, Meaux et les autres... L'Histoire par Alain Di Rocco

Alain Di Rocco aime les monuments, l’histoire et la géographie. Il a écrit "Balades en ville, des origines au Moyen Age", un livre sur les villes qu’il a le plus visitées : Meaux, Chelles, Reims, Soissons, Paris, Metz… soit au total 14 villes passées sous la loupe de cet amoureux d’histoire avec un petit et un grand H.

Alain Di Rocco, employé d'une grande quincaillerie parisienne, est né à Chelles. Il a grandi à Torcy et a passé ses temps de loisir à visiter les villes alentours en mobylette puis d'autres plus éloignées quand il a été en âge de prendre le train : « Durant la grande saga de l’humanité, une première époque vit nos ancêtres s’établir en des lieux permanents. Celle-ci se nommait néolithique. Avec les Celtes suivit l’âge des métaux (cuivre, bronze, fer), temps où l’Homme commença à bâtir ses villes » écrit-il.

L’auteur témoigne des constructions ou transformations opérées dans chaque endroit visité : « J’ai beaucoup observé, j’ai mémorisé chaque lieu et monument et j’ai cherché à savoir qui les a construits ». Il raconte l’historique complet de chacune des villes de son enfance : « Depuis le "souffle originel" jusqu’au crépuscule de l’Antiquité […] Découvrez emplacements, origines, noms et grands moments du passé de ces villes. Chacune vous contera son exceptionnelle destinée ».

Une petite enfance dans les Vosges

Lorsqu’il était petit, Alain Di Rocco passait ses vacances dans les Vosges, chez sa grand-mère : « Ni mon frère ni mes parents ne sont aussi passionnés par l’Histoire que moi. Ceci dit, ma grand-mère habitait dans le petit village d’Arsault. Je tiens peut-être ma passion de mon enfance en Lorraine où je me suis souvent baladé sur les voies romaines… » se souvient Alain Di Rocco. « Balades en ville » est une compilation de toutes les informations historiques et géographiques collectées par Alain pendant plus de 35 ans.

Histoire ou histoires ?

L’auteur ne s’arrête pas à l’Histoire, il partage ses recherches et des petites anecdotes dont se délectera le lecteur. Par exemple, il explique : « Au IIe siècle av. J.-C., la cité du Valois ne s’appelait pas encore Senlis mais Rotamagnus. Sous Auguste, son patronyme évolua pour devenir Augustomagus (le marché d’Auguste). L’ancienne boucle de la Marne – le brasset – se distingue encore de nos jours derrière l’hôpital de Meaux. Bien sûr, son débit est tout autre, mais à l’époque gauloise y coulait la Marne. Peut-être est-ce là que César fit construire sa flotte de guerre ? Ce petit ruisseau laisse songeur ! ».

Le livre d’Alain Di Rocco est un vrai témoignage du passé prestigieux des villes que l’auteur semble avoir contemplées : « L’histoire de Meaux débutera réellement aux environs du Ve siècle av. J.-C., avec les Meldes, tribu celte au nom tranquillisant qui signifie 'les calmes', 'les bons'. Ils feront du site leur oppidum, la future Meaux. Ils érigent alors des fortifications titanesques. La muraille gallo-romaine défensive de Meaux était née ! Nous pouvons toujours contempler l’impressionnante enceinte le long du boulevard Jean-Rose ».

Son ouvrage est paru aux éditions Beaurepaire et vendu dans toutes les librairies dont la Fnac.

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Dernière minute ► Luditroc à Villeparisis pour la première fois

Les jeunes vont échanger ou vendre livres, jeux, CD et DVD au premier Luditroc qui se tient à Villeparisis cet après-midi, de 14 à 17 heures, à la salle Berny.

Pour l'occasion, le gymnase Aubertin accueillera des structures gonflables et des jouets en bois qui resteront à disposition des enfants de moins de 12 ans, tout le week-end. Les jeunes devront être accompagnés d'un adulte pour accéder aux jeux.

http://villeparisis.fr/luditroc/

Roger Marion ► "La lutte antiterroriste manque d'analyse humaine"

La vidéo en deux parties

Part 1 : https://youtu.be/WuFO_AmHX4Q

part 2 : https://youtu.be/EFUXnRUkYSE

Le préfet, Roger Marion, est venu à Serris, mercredi 8 mars, pour raconter son passé d'ancien chef de la division nationale antiterroriste lors d'une conférence-débat sur le thème "Terrorisme international : quelle(s) réponse(s) des démocraties occidentales face à ce danger".

Avant d'être le patron de la DNAT, Roger Marion a fait l'essentiel de sa carrière à la police judiciaire. L'homme fort de la lutte antiterrorisme a dévoilé les coulisses des affaires qui ont marqué la fin du XXe siècle, du GIA (Groupe islamique armé) à l'assassinat du préfet Erignac en Corse. "Nous sommes heureux de recevoir dans notre commune un grand préfet, un homme exigeant et de caractère" a insisté Philippe Descrouet, le maire de la commune.

Lors de son intervention, l'auteur du livre, Raisons d'Etat, préfacé par Jean-Pierre Chevènement, a dressé l'historique et l'évolution de la lutte contre le terrorisme depuis l'instauration des juridictions spéciales, aux nouvelles lois. Ainsi, "la notion de sûreté de l'Etat a été supprimée. Désormais, un acte terroriste est une entreprise individuelle ou collective de nature à troubler l'ordre public par l'intimidation et la terreur" a expliqué , Roger Marion, également consultant sur BFMTV.

Pour l'ancien préfet, les éléments constitutifs d'un acte terroriste sont une action violente aveugle (une bombe dans le métro pour tuer un maximum de personne) ou ciblée (la rédaction de Charlie Hebdo), un chantage (pour faire plier un gouvernement ou une organisation par des enlèvements ou des exécutions) et une publicité (tout attentat est revendiqué).

"Comment mieux lutter contre le terrorisme ? Il faut du renseignement, identifier les réseaux et interpeller les individus. Nous avons un retard de moyens et de méthodes. Il nous manque l'analyse humaine comme le fait la DGSE par des sonorisations d'appartement ou de véhicules, des écoutes téléphoniques ou la vérification des "fadettes" (factures détaillées)" analyse l'ancien enquêteur.

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