Le Mesnil-Amelot ► Cérémonie des vœux : l'interco se bat encore pour "rester à 37"

Le maire du Mesnil-Amelot, Alain Aubry, entouré de son conseil municipal,  a adressé ses vœux à la population, vendredi 8 janvier.

Tous s'étaient rassemblés dans le gymnase derrière la mairie pour assister à la traditionnelle cérémonie annuelle. C'est particulièrement sur l'intercommunalité qu'ont porté les vœux - peut-être les plus chers - du maire. Comme tous ceux de Plaines et monts de France, même si l'avenir pour l'interco s'obscurcit de jour en jour, il va continuer le combat aux côtés de Bernard Rigault afin de résister au démantèlement ordonné par l'Etat à travers les préfets. Au Mesnil comme dans chaque commune où il a pu s'exprimer, le président Rigault a rappelé qu'il ne baisserait pas les bras face "aux manipulations de l'Etat".

Parmi les nombreuses réalisations qui ont eu lieu dans le village en 2015, Alain Aubry a particulièrement souligné la boulangerie, qui a été entièrement refaite ainsi que la vitrine du magasin Mesnil Alimentation. "Nous avons également un beau projet qui est sorti en juin dernier. Il s'agit de l'accueil de loisirs associé à la maison d'assistantes maternelles et du remplacement de la salle Rousseau. Les structures ouvriront au public en septembre" a annoncé le maire. Il a également prévu un avenir plutôt éclairé pour le Mesnil, avec la poursuite de l'équipement en éclairage LED qui a commencé par la rue de Guivry et la rue Apparu et se poursuivra dans les autres secteurs. Et pour Noël, le Mesnil a reçu un DAB, distributeur automatique de billets. "Je vous invite à aller retirer de l'argent afin de confirmer que l'installation de la machine n'était pas superflue" a proposé Alain Aubry.

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Plaines et monts de France ► Les élus mobilisés

Ils sont venus à la grande réunion de Plaines et monts de France (CCPMF) comme on part en guerre. Aucune fleur au fusil cependant, pas plus que d’assurance de victoire. Pour seul uniforme, l’intercommunalité avait revêtu les écharpes tricolores de ses élus pour dire « non » à son démantèlement.

Jeudi 21 mai, la grande salle Maurice-Droy, au Mesnil-Amelot était pleine d’administrés concernés ainsi que de tous les maires, adjoints, conseillers des 37 communes.

Le député Jean-François Copé s'est désisté au dernier moment, s'excusant de son absence et assurant l'interco de son soutien à travers un courrier adressé à Bernard Rigault.

Le président du Conseil départemental, Jean-Jacques Barbaux, était retenu également de son côté et s'est fait représenter.

Les sénateurs Eblé et Hyest, conviés aussi, n'ont pas répondu à l'invitation.

C’est vrai, les chefs de guerre ne sont pas forcément sur le terrain mais les troupes ont malgré tout besoin d’être galvanisées. Fallait-il déduire de ces absences que la partie se joue ailleurs ou bien qu'elle est jouée d’avance ? Perdue ou gagnée ?

S’agirait-il de conserver l’interco telle quelle ou bien d’une autre idée que des élus considèrent comme totalement « folle », celle d’intégrer toute l’interco au Val-d’Oise ?

C'est en tout cas l'idée pour laquelle le député, Yves Albarello, opterait, ainsi qu'il l'a annoncé dans son discours. Par contre, Plaines et monts de France veut conserver sa configuration tout en faisant partie du Grand Roissy, "à condition que celui-ci intègre toutes les collectivités en créant le pôle métropolitain tel que le permet la loi" a précisé Bernard Rigault.

« Minables petits calculs politiciens… charcutage… vente à la découpe… Hausse d’impôts locaux, hausse des taxes d’enlèvement des déchets, pertes de compétences, réduction des services du territoire, catastrophe budgétaire… » Les discours aux expressions fortes ont été ovationnés par le public inquiet face aux perspectives qualifiées de « suicide collectif » par le président Rigault, en cas de rattachement des 17 communes concernées au Val-d'Oise.

Si un demi millier de personnes s’étaient rassemblées, c’était bien pour dire « non » au démantèlement de la CCPMF. Celle-là même qui a eu tant de difficultés à se former, avec ou sans Mitry-Mory, Compans, Le Pin et Villeparisis, pour finalement intégrer les quatre communes après maintes négociations.

Un bref rappel du problème 

C’est l’été dernier que le préfet de région, Jean Daubigny, a sorti l’idée de rattacher au Val-d’Oise dix-sept communes de l’interco qui en comprend trente-sept. Le projet est arrivé une fois que la communauté de communes a commencé à fonctionner sous sa forme actuelle. De quoi faire se cabrer les élus, déjà investis dans les projets communs.

La bataille se livre encore et toujours autour de l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Chaque frontalier se dispute les richesses générées par la plateforme.

Une décision jeudi 28 mai

Une CDCI (Commission départementale de la coopération intercommunale)  se tiendra jeudi 28 mai à Melun. Ce jour-là, le sort de l’interco pourrait être dévoilé.

Au 1er janvier 2016, date butoir de l’exécution de la loi, le destin de Plaines et monts de France devrait être scellé.

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