Villeparisis ► Trafic de voitures volées : des experts étaient de mèche

FAITS DIVERS -

Des voleurs de voitures et garagistes peu scrupuleux s'étaient acoquinés avec des experts automobiles et des experts en assurance. Les gendarmes ont soulevé le pot aux roses et conclu hier, une enquête sur un trafic de voitures volées, maquillées et revendues.

Les gendarmes de Meaux ont ouvert une enquête en novembre 2015 pour des vols de voitures commis en Seine-et-Marne, à Annet-sur-Marne, Ozoir-la-Ferrière, Solers, ou encore dans l'Essonne, les Hauts-de-Seine et le Val-d'Oise, entre octobre 2012 et novembre 2015. Le 6 novembre, à 17 h 50, une Citroën C4 est repérée à Villeparisis. La voiture est stationnée dans une rue et présente différents éléments suspects, comme de fausses plaques d'immatriculation et les ceintures de sécurité qui sont enclenchées alors qu'il n'y a ni conducteur ni passager. C'est en général le truc qu'utilisent les voleurs de voiture pour ne pas être gênés dans leurs mouvements et surtout pouvoir s'échapper du véhicule si nécessaire mais sans toutefois que celui-ci sonne tant que la ceinture n'est pas bouclée.

La C4 a été volée au mois de mai 2015. Après diverses investigations et surveillances d'une équipe qu'ils sont parvenus à identifier, les gendarmes tombent sur un trafic de voitures volées et maquillées. L'organisation fait même appel à des garagistes peu regardants et à certains experts automobiles et en assurance pas moins ripoux. Ceux-ci fermaient les yeux quand il s'agissait de modifier les papiers des véhicules et de les mettre aux normes, moyennant une "rétribution" pour leurs arrangements.

Matériel retrouvé
Lors des perquisition dans le cadre de l'enquête démarrée le 6 novembre, les gendarmes découvrent sept voitures volées maquillées (Renault, Citroën, Audi, Peugeot...) 69 Neiman neuf destinés à remplacer ceux des voitures cassés lors des vols, 1 627 plaques constructeur thermo-collées, vierges, de marque Peugeot-Citroën, ou Peugeot en individuel, des étiquettes de "pression des pneus", des plaques de "pression des pneus" nouvelle génération de Peugeot, ainsi qu'un nombre important de documents divers et du matériel informatique qui servait à confectionner les faux papiers.

"L'ensemble était du vrai matériel de pro, ce qui rendait les maquillages quasiment indécelable" a-t-on confié chez les gendarmes.

Contrôle judiciaire
Mercredi 20 janvier, cinq personnes ont été interpellées et trois des mis en cause sont passés en comparution immédiate devant le tribunal de Meaux. Ils sont poursuivis pour "recel en bande organisée, usurpation de plaque d’immatriculation, faux et usage de faux". Les trois auteurs présumés sont âgés de 34, 32 et 26 ans. Le plus âgé, de nationalité algérienne, habitant de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), est sans profession - hormis "l'activité" qu'il est présumé avoir pratiqué pendant deux ans. Les deux autres habitent respectivement Vaujours (Seine-Saint-Denis) et Villeparisis. Hier au tribunal, estimant qu'ils n'avaient pas eu le temps de préparer leur défense, ils ont demandé de reporter l'audience. Celle-ci aura finalement lieu le 3 février. En attendant, les trois prévenus ont été placés sous contrôle judiciaire et laissés libres mais n'ont pas le droit de communiquer entre eux. On est certain qu'ils ne le feront pas...

Deux autres individus ont également été interpellés mais l'un a reçu un rappel à la loi et l'autre une convocation judiciaire à une date ultérieure.

L'enquête se poursuit. Les experts qui ont trempé dans l'affaire peuvent s'attendre à devoir rendre quelques comptes.

 

Meaux ► Des collégiens de Camus au commissariat

Le commissariat de Meaux a ouvert ses portes et a accueilli les élèves d'une classe de troisième du collège Albert-Camus à Meaux.

Mercredi 7 octobre, la petite équipe est arrivée dans ses petits souliers dans la cour du commissariat de police. Les collégiens ont été reçus par le commissaire divisionnaire,Thierry Satiat, le commissaire, Nicolas Rocher, le major Régis Bontoux ainsi que par les fonctionnaires qui devaient expliquer leur métier aux élèves et procéder à quelques démonstrations. D'abord un peu intimidés, les ados se sont rapidement familiarisés avec l'environnement du commissariat et ses métiers.

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Les jeunes ont joué aux experts et ont appris à relever les empreintes digitales. Ils ont aussi observé de fond en comble la voiture équipée d'une caméra sur la rampe du gyrophare, son système de fonctionnement et ont jeté un œil dans le radar.

"Cette journée sert à montrer le panel des métiers et services qui constituent la police, faire comprendre aux jeunes les enjeux tout comme les familiariser avec l'image des policiers. Peut-être allons-nous susciter des vocations" indique le major Bontoux.

Mourad, 15 ans, hésite : "Peut-être que j'aimerais être policier plus tard. Enfin je ne sais pas encore trop".

Derrière le radar, les élèves s'intéressent et s'amusent : "On va peut-être voir Abdel. Il fait des bêtises. Il s'est fait arrêter l'autre fois parce qu'il conduisait et il avait fumé [NDLA : Les jeunes joignent le geste à la parole en faisant mine de fumer]. Il avait pas de permis non plus..."

Sur le trottoir, les ados étaient particulièrement fiers d'endosser le gilet fluorescent marqué "police"... du moment qu'ils avaient tous le même.

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