Sun-Lay Tan

Sun-Lay Tan

Les résultats du bac sont tombés mardi 5 juillet à 10 heures.  Au lycée Charles-de-Gaulle à Longperrier, pour la centaine de candidats agglutinés devant les vitres de l'établissement, les cris et les larmes de joie ont succédé aux appréhensions.

Quelques candidats au bac professionnel "accompagnement, soins et services" à la personne attendaient les résultats dès 9 h 30 devant le lycée, scrutant les moindres allées et venues du personnel administratif, en se rongeant chaque ongle un à un, si ce n'était les cinq doigts en entier.

Jennifer, un peu stressée, confiait comme pour se rassurer : "J'ai eu d'assez bonnes notes tout au long de l'année. Je devrais l'avoir..." Mylène, Hélène et Danahé pensent aussi qu'elles décrocheront le précieux diplôme. L'une "touchait du bois" tandis que les deux autres "croisaient les doigts".

Au moment de l'affichage des listes des reçus, à 10 heures, les cris de joie ont retenti jusqu'au bout de la rue. Les larmes de joie ont coulé, surtout du côté des parents et même des professeurs. Ainsi, la maman d'Alexia n'arrive pas à contenir son émotion : "Je suis très contente et très fière d'elle" parvient-elle à dire avec soulagement. La nouvelle bachelière a enfin transformé l'essai, après une tentative l'année passée.

De la satisfaction et de la fierté, il y en avait aussi chez les profs. Ainsi, Mme Seris, professeur de sciences et techniques médico-sociales (STMS) dénombre "beaucoup de mentions, seulement un candidat au rattrapage et un autre recalé". Rita Idini, professeur de biotechnologie a quant à elle les yeux rougis par les larmes de joies (évidemment). "Je pars à la retraite et il s'agissait de ma dernière année. Il fallait que tout le monde ait son examen". Et elle l'avait promis à ses élèves... Résultat : 100 % de réussite. "Avec beaucoup de mentions" insiste t-elle.

Le proviseur, Patrice Collongeon, a pu annoncer des résultats "très bons" dans les filières professionnelles et "positifs" dans les filières générales de son lycée". Dès vendredi, l'ensemble s'est avéré être "un excellent cru" a déclaré le proviseur à la réception des résultats définitifs.

Sur le plan national, 79,6 % des candidats ont obtenu le bac du premier coup, soit une hausse de 0,8 % par rapport à l'année dernière. Les résultats ne tiennent pas compte de ceux qui l'auront à l'issu des épreuves de rattrapage qui se déroulent jusqu'à aujourd'hui, vendredi 8 juillet.

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SORTIR -

La saison culturelle 2016 - 2017 et ses spectacles ont été présentés par le maire de Serris, Philippe Descrouet. Un peu plus de dix-sept spectacles, habituellement joués dans les salles parisiennes, seront produits tout au long de l'année sur la scène de la Ferme des communes.

"Serris s'est orienté vers des artistes de renom et des spectacles plus grand public" a indiqué le maire, vendredi 1er juillet. Ainsi, le comédien Antoine Duléry, qui partage l'affiche du film "Camping 3", ouvrira les rideaux de la nouvelle saison culturelle, samedi 17 septembre, avec son spectacle "Antoine Duléry fait son cinéma".

Il sera suivi par Jonathan Lambert, qui présentera, samedi 8 octobre, son nouveau one-man-show "Looking for Kim" en exclusivité à Serris avant de le jouer à "La nouvelle Eve" à Paris. L'ancien acolyte de Jean-Pierre Coffe réalise son rêve de devenir dictateur en partant à la découverte de Kim Jong-Un, le président nord-coréen.

Puis, après cinq saisons en guichet fermé au Point virgule à Paris, le spectacle  "Ados" se jouera sur les planches serrissiennes pour une seule date en Ile-de-France, hors Paris, samedi 22 octobre. Sur scène, trois jeunes aborderont de manière drôle, burlesque et déjantée le passage à l'adolescence. Tout y passe : l'acné, les filles, les copains... L'accompagnement par les parents sera fortement déconseillé !

Le passage à une autre étape de la vie sera également traitée avec humour avec le spectacle d'Olivier de Benoist intitulé "0-40 ans". Le comédien et chroniqueur dans l'émission de Michel Drucker, en avant première avant sa tournée, partagera les états d'âmes de sa crise de la quarantaine avec un humour acéré, teinté de cynisme mais aussi de tendresse, samedi 4 février.

La Ferme des communes accueillera aussi les one-woman-show de Christelle Chollet  (le 22 avril ) et de Bérengère Krief (le 18 mars). Les marraines, les Coquettes, et le parrain, Baptiste Lecaplain, de la saison culturelle 2016 monteront quant à eux sur scène le 13 et le 27 mai.

Musique : des belles voix et The Voice
Du côté de la musique, de nombreux artistes seront à l'affiche :
  • Lilian Renaud, le vainqueur de la quatrième saison de The Voice
  • Navii et Joyce Jonathan attireront le jeune public
Théâtre : Un animateur, des comédiens

et un Molière

Si l'animateur d'Europe 1 Franck Ferrand viendra pour parler d'histoire, le 21 janvier, la comédienne Corinne Touzet rendra la réplique à Christian Vadim pour un "Nouveau Départ" le 7 janvier... Peut-être avec Faux British, le molière de la comédie 2016. L'adaptation de l'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince, se jouera le 17 décembre.

"Nous avons souhaité une programmation rafraîchissante, dynamique et moderne" a souligné Philippe Descrouet.

Les réservations pourront se faire à partir du 18 juillet sur les sites internet de la ville ou de la Ferme des communes ainsi que depuis les réseaux Fnac, Auchan et de Ticketmaster.

Les tarifs des billets d'entrée sont d'environ 15 euros, avec des réductions pour les familles et les jeunes.

Le domaine des Gueules cassées situé à Moussy-le-Vieux est en passe de trouver un nouvel acheteur. Le rachat a été dans un premier temps à l'ordre du jour des projets de la communauté de communes Plaines et Monts de France (CCPMF) fin 2015. Celle-ci a été démantelée et la transaction abandonnée.

Ce ne sera pas la CCPMF qui rachètera les Gueules cassées puisque l'achat n'a pas été poursuivi au moment où dix-sept des communes composant l'intercommunalité ont été rattachées à la Carpf (communauté d'agglomération Roissy Portes de France) - (lire notre article ici) mais un autre acquéreur. Son identité est encore gardée secrète. On sait cependant qu'il s'agirait d'un groupe immobilier français.

Le domaine pourra conserver ses allures d'hôtel de luxe. Le château et le parc étendu sur 42 hectares seraient conservés afin de développer une activité dans l'événementiel. La cuisine serait aussi préservée par le promoteur qui envisage de créer un espace restauration à côté de celui réservé à hôtellerie. Toutefois, l'avenir de la zone prévue pour accueillir la maison de la santé reste pour le moment inconnu.

"L'opération financière devrait avoir lieu d'ici la fin de l'année. Les négociations sont en cours. Il n'y aura pas de démolition des bâtiments" a assuré le directeur général de l'Union des blessés de la face et de la tête (UBFT) gestionnaire des lieux, Olivier Roussel.

L'actuel propriétaire ne peut plus assumer l'entretien et supporter les frais de chauffage et gardiennage du domaine acquis en 1926. Le coût total a été estimé à 200 000 euros par an depuis sa fermeture en juillet 2014. Du côté de La Carpf, on assure toujours ne pas vouloir poursuivre le processus de la transaction d'un montant de 4,5 millions d'euros.

L'association des Gueules cassées a été fondée en 1921 pour aider les soldats blessés ou mutilés à la tête et au visage de la première guerre mondiale. Elle a été reconnue d'utilité publique en 1927 et s'est développée en lançant des tombolas et en s'associant à la Loterie nationale jusqu'à devenir le deuxième actionnaire de la Française des jeux avec 9,2% du capital.

Gueules cassées buste

11 000 billets de spectacle du centre Jacques-Prévert ont déjà été vendus alors que la saison culturelle n'a même pas commencé.

Mohammed Zoubir, le directeur du centre culturel, a annoncé les chiffres, vendredi 17 juin, au moment de la présentation de la  programmation. Celle-ci, qui se veut "grand public", prévoit la venue d'artistes de renom.

Le centre Jacques-Prévert accueillera à la prochaine saison de nombreux spectacles de théâtre, de danse et de musique ainsi que des stars du showbiz. Ainsi, le 5 novembre, Thomas Dutronc viendra interpréter ses chansons. Le fils de Jacques Dutronc et de Françoise Hardy promet un spectacle swinguant.

Le 28 janvier 2017, Salvatore Adamo sera sur la scène villeparisienne et chantera les titres de son dernier album "L'amour n'a jamais tort".

Hélène Ségara viendra quant à elle fredonner ses plus grands succès le 25 février 2017.

Côté humour, quelques grands noms du one-man show viendront stimuler les zygomatiques du public : Jonathan Lambert (le 30 septembre), Stéphane Guillon ( le 21 janvier), Christophe Alévêque (le 5 mars), Bérangère Krief ( le 25 mars ) et Jean-Marie Bigard (le 22 avril).

Des étoiles montantes du stand-up seront également à l'affiche, dont Vincent Dedienne (le 14 mars) et Marc-Antoine Le Bret (le 29 avril) qui officie chaque matin sur Europe 1.

Le rideau se lèvera aussi le 23 novembre pour le cirque national de Hong-Kong : 40 artistes et acrobates proposeront des numéros à couper le souffle.

Sur la colonne Morris seront placardées des pièces de théâtre classique (Le Misanthrope, Dom Juan ou Andromaque ) et grand public, à l'instar de la pièce "Et pendant ce temps, Simone veille".

Le directeur prévient : "Il faudra se dépêcher car il ne reste qu'une trentaine de places seulement".

Des conférences sur l'art et sur le monde seront proposées tout au long de l'année.

Programme complet, billeterie et abonnements disponibles sur ccjp.fr

Le dispositif  "Voisins vigilants" qui encourage les habitants d'un même quartier à se regrouper en communauté vigilante vient d'être mis en place à Montévrain. Une réunion de présentation s'est tenue jeudi 23 juin.

Les autocollants "Voisins vigilants", le dispositif représenté par un œil ouvert sur fond jaune, seront bientôt apposés sur les portes d'entrée et les boîtes à lettres de certaines habitations de Montévrain. En s'inscrivant à la communauté, les participants  s'engagent à échanger des informations sur leur environnement et à "faire attention" à leur voisinage au quotidien.

La mairie de Montévrain, qui a d'ores et déjà adhéré à "Mairie vigilante", souhaite encourager le dispositif pour compléter son arsenal en faveur de la sécurité des habitants. "En collaboration avec les forces de l'ordre, le rôle du voisin vigilant est de veiller, mais il ne s'agit en aucun cas de surveiller ou d'épier les moindres faits et gestes des habitants de son quartier" prévient Olivier Badureau, adjoint au maire chargé de la sécurité. Ancien policier, l'élu explique : "Le temps moyen d'un cambriolage est d'environ 15 minutes. Les voleurs vont à l'essentiel. Grâce au dispositif, les patrouilles peuvent gagner au moins 5 minutes et arrêter les auteurs en flagrant délit".

Concrètement, il s'agit de former un maillage de personnes volontaires afin d'assurer une vigilance passive sur les déplacements ou comportements suspects, dans le respect de la vie privée. Montévrain a été sectorisée en six zones : Val d'Europe, Frênes, Binâches, Fort-Mardi, Bourg-village et Bords de Marne. "Notre service peut recevoir des alertes en temps réel et intervenir rapidement" précise Stéphane Leblanc, le chef de la police municipale.

Pour devenir voisin vigilant, il suffit de s'inscrire gratuitement et simplement sur une plate-forme par le site www.voisinsvigilants.org permettant de mettre en relation tous les habitants d'un même quartier. Ainsi, les membres pourront partager les dates de leurs vacances, publier des annonces, faire connaissance avec leurs voisins et surtout envoyer des alertes via SMS au 06 47 49 26 26 ou via le site. Celles-ci seront reçues par tous les inscrits. Le site garantit la protection des données personnelles des usagers.

Pour Suzanne, une habitante de Montévrain, il s'agit d'une bonne initiative. "Nous le faisons déjà avec nos voisins. Je leur confie mes clés quand je pars en voyage" confie-t-elle. Sa voisine, Yvonne, tempère :  "Le dispositif concerne davantage ceux qui vivent dans les maisons".

Quelques chiffres
  • En France, un cambriolage a lieu toutes les 90 secondes
  • 200 000 voisins vigilants sont inscrits sur le site voisinsvigilants.org et 400 communes ont adhéré au dispositif Mairie vigilante
  • 40% de cambriolages en moins pour les mairies vigilantes selon le ministère de l'Intérieur
 

La fête de la Saint-Jean s'est déroulée vendredi 24 juin au Pré des Brumiers à Saint-Pathus. De nombreuses animations ont ponctué l'événement célébrant Jean le Baptiste et ont précédé le feu de joie.

La soirée a commencé dès 19 heures par un concert dans lequel se sont succédés, sous les feux des projecteurs, Sacha Stadtfeld et les Pères Ados qui ont repris quelques titres pop et rock du répertoire français et international.

Alors que la nuit s'apprêtait à tomber, peu après 22 heures, les habitants ont commencé à se préparer pour le défilé de lampions. Une bénévole explique : "On aura deux cents lampions. L'itinéraire prévoit un passage par l'église, la mairie, la rue Saint-Antoine, la rue de l'Abbé-Pierre et le chemin du Chalet".

Brendan, 5 ans, qui se saisit consciencieusement de la tige, rassure sa maman : "Je ne le ferai pas tomber et je ne suis pas fatigué".

Au retour du parcours, un lâcher de lanternes thaïlandaises a illuminé le ciel du village. "On dirait des étoiles filantes" confie Mélanie, 6 ans, les yeux levés vers le ciel.

Les lanternes célestes ou volantes et autres appellations possibles sont des petits ballons à air chaud qui fonctionnent comme des montgolfières. Elles sont utilisées depuis plusieurs siècles en Asie du sud-est. Elles sont assemblées avec du papier de riz, des tiges de bambou et de la cire. L'utilisation des lampions volants est populaire en Chine, mais surtout en Thaïlande, pour célébrer les grands événements familiaux (mariages, naissances...) et lors du festival de Loy Kratong, chaque mois de novembre, pour porter chance aux amoureux. Les problèmes de chacun s'envoleraient au vent avec les lanternes.

La Saint-Jean se célèbre, quant à elle, traditionnellement le 24 juin pour le solstice d'été en Europe. A l'origine païenne, les feux de joie fêtent la nativité de Saint-Jean le Baptiste ainsi que les moissons en bénissant les récoltes.

Les habitants de Saint-Pathus, respectant la tradition, ont allumé un feu de joie au centre du pré. La soirée s'est poursuivie par un bal populaire.

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Les food-trucks, autrement dit les camions-restaurants*, se sont installés au parc du Pâtis à Meaux. Tous les jours, jusqu'au 31 août, les usagers de Meaux-Plage peuvent se régaler avec les petits plats servis chauds : crêpes bretonnes, gaufres de pomme de terre, hamburgers ou plancha-wok...

Les vagues qui guettent les visiteurs de Meaux-Plage sont celles des bateaux qui circulent sur la rivière, et puis celles des "food-trucks" qui eux ont les roues bien sur la terre ferme. La mode, débarquée des Etats-Unis, va à nouveau séduire les baigneurs cette année à Meaux-plage. Chaque jour, de 11 à 20 heures, les camions-cuisines se relaient sur la terrasse aménagée du parc du Pâtis, au bord de la Marne, et proposent des formules pour un repas rapide et bon marché.

FoodtruckAinsi, jeudi 23 juin et (enfin !) 30°C au thermomètre, la Cocotte bio, la nouveauté de l'année 2016, a préparé des gaufres salées à base de pomme de terre avec un accompagnement végétarien ou pas. Ses recettes sont à 95 % faites "maison" ou plutôt dirait-on "camion". "Les clients ont commencé à venir avec l'arrivée du beau temps, il y a quelques jours seulement" constate Franck Robquin, le jeune propriétaire du restaurant ambulant qui compte chaque jour entre une vingtaine et une trentaine de commandes. Il en est convaincu : "On va monter en puissance avec le début des vacances et le retour du soleil".

Un succès inattendu
Les organisateurs ont demandé à tous les participants de prévoir des stocks. En effet, l'an dernier, le succès était tellement inattendu que certains produits manquaient. Si le début de la saison estivale ressemblait à la météo, c'est à dire maussade, les amateurs de bonne cuisine sur le pouce ont commencé à affluer depuis plus d'une bonne semaine. Quentin, un habitué de Meaux-Plage, découvre sous ses lunettes de soleil, les food-trucks dont toute la ville parle : "Le concept est original et sympa. On peut se restaurer de manière équilibrée, le midi au bord de la Marne. Un luxe !"
Les food-trucks participants
  • Fab's cook : plats traditionnels français
  • La cocotte bio : gaufres salées de pomme de terre
  • Korrigan's : crêpes et galettes bretonnes
  • Ros'Burger : burgers et frites "faits maison"
  • L'atelier burger : burgers "faits maison"
  • Clap de faim : cuisine traditionnelle, burger et frites maison
  • Les papilles en éveil : saveurs cuisinées minute à la plancha ou au wok
Le programme en cliquant ici

 

* le mot "food truck" peut se traduire camion-restaurant, camion-cantine, camion-cuisine ou camion ambulant. Les Québécois préfèrent l'appellation "camion gourmand" et les réunionnais  "camion-bar". Si le mot vient des Etats-Unis, ce n'est pas si sûr pour le concept. En effet, dès les années 1960, en Provence, les camions-pizzas ont fait leur apparition et dans le nord, les fricadelles se vendaient... dans un camion.

 

 

La chorale des Citadines, les écoliers et les collégiens de la ville se sont produits à la Maison pour tous de Villeparisis, vendredi 17 juin, pour la fête de la musique, avec un peu d'avance. Les chanteurs amateurs ont repris des titres de la chanson française... des classiques aux plus modernes.

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Le groupe chant de l'association des retraités de Villeparisis n'a pas attendu l'été pour célébrer  la musique. D'ailleurs, on ne sait pas quand la saison estivale va bien vouloir pointer son nez. En attendant et à quelques jours de son arrivée le même jour que celui de la fête de la musique, les retraités des Citadines ont chanté avec les élèves des écoles Freinet, Anatole-France et du collège Jacques-Monod devant 150 personnes.

S'il y avait à l'extérieur de l'orage dans l'air, l'ambiance de la salle, comble, était déjà survoltée au moment où les premières notes de piano ont été jouées par Monsieur Antoine, le professeur de musique au collège Jacques-Monod. Les reprises de 25  tubes se sont enchaînées : Marianne de Michel Delpech, les Corons de Pierre Bachelet et Kilimandjaro de Pascal Daniel.

Puis, les chorales du collège et des citadines ont interprété un titre de Jean Ferrat et ont donné de quoi "aimer à perdre la raison".  De Daniel Balavoine, Julien Clerc et Claude François à Francis Cabrel et Jean-Jacques Goldman en passant par Philippe Lavil, aucune grande voix de la chanson française des années 60 à nos jours n'a été oubliée par les chanteurs amateurs. Parmi les spectateurs, Michèle, 67 ans fredonne aisément tous les airs mais la mélomane confie : "J'avais plus de mal avec Maître Dims...". "...Gims" reprend son voisin, âgé de 10 ans.

Bernard Tissot, le président de l'association des retraités de Villeparisis, les Citadines explique : "Nous organisons régulièrement des manifestations dans la ville réunissant les jeunes et les personnes du 3e âge".

Le prochain événement de l'association, le circuit pédestre, se déroulera à la rentrée, samedi 17 septembre.

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Une passerelle piétonne et cyclable permettra dès le mois d'octobre 2017 de franchir la Marne et de raccorder les sentiers  de Chessy et de Dampmart. L'édifice sera construit à l'emplacement de l'ancien aqueduc de la Dhuys.

Le pont qui sera également accessible aux personnes à mobilité réduite, assurera la continuité de la trame verte. Il reliera le jardin des sculptures de la Dhuys à Chessy et le chemin des Tartreux, de l'autre côté de la rive du confluent, à Dampmart. La passerelle s'étendra ainsi sur le tracé de l'aqueduc de la Dhuys détruit pendant la seconde guerre mondiale.

Pour les promeneurs et de randonneurs, la construction de l'infrastructure est arrivée comme une bonne nouvelle tant elle était attendue. "Pour rejoindre les deux rives à pieds, il faut traverser le pont du chemin de Meaux à Lesches et compter environ une heure de marche" explique Bernard, un marcheur, habitant à Chalifert. "Le projet est dans les cartons depuis 1996 !" se souvient aussi Sylvain, son compagnon de randonnée. "Il y a eu des problèmes d'autorisation et un accident dans le chantier en 2001".

En effet, l'inquiétude du sculpteur Jacques Servières dont les œuvres trônent dans le jardin d'où commence le pont a, dans un premier temps, menacé le projet. Puis, l'effondrement de l'ouvrage de 80 tonnes dans la nuit du 22 au 23 novembre 2001, causant la mort d'un ouvrier de 54 ans et l'invalidité d'un autre, avait semblé sonner le glas du projet.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et, après des années de péripéties judiciaires, juridiques et techniques, l'idée de la passerelle ne semble plus désormais lever d'oppositions. Un appel d'offres de travaux public a été publié le 3 juin et le conseil régional vient de subventionner le projet à hauteur de 925 000 euros.

Val d'Europe Agglomération, la communauté d'agglomération Marne et Gondoire et la commune de Chessy se sont partagé le solde du financement, évalué à 2,4 millions d'euros.

 

L'atelier de sellerie de Tahir Sharif, installé dans une grange qu'il a rénovée à Thorigny-sur-Marne, unit la tradition tartare du maréchal-ferrant et le savoir-faire "à l'occidentale" du sellier.

Tahir a grandi dans les montagnes de l'Altaï en Mongolie. Le sellier-harnacheur a commencé l'artisanat en ferrant les chevaux et en apprenant de son grand-père toutes les techniques ancestrales des Tartares, les nomades descendant de Genghis Khan. Les chevaux et les étendues sauvages étaient alors le quotidien de Tahir.
De la Sibérie à Thorigny
Sa rencontre avec Fabienne, une sinologue habitante de Thorigny, sur une plage de l'île d'Hainan en Chine méridionale vient, tel un coup de foudre, bouleverser sa vie. La jeune femme réussit à "fendre l'armure du chevalier" et à déceler derrière son regard vert insondable un "vrai cœur d'or" comme elle dit. La prof de chinois et le cavalier, amoureux, parcourent les terres sauvages et arides de l'Asie centrale puis s'établissent finalement en Seine-et-Marne en 1992. "On ne se quitte plus !" sourit encore l'universitaire, après 25 ans de vie commune et quelques traversées du désert... de Gobi et de Taklamakan, évidemment.
Son cheval de bataille : le naturel
Installé en France "par amour", le passionné de cheval a eu de plus en plus le mal du pays. L'équidé lui manquait. Il décide, en 2009, de se remettre professionnellement et artisanalement en selle et se tourne le plus naturellement du monde vers l'univers équestre. Il part découvrir le travail des peaux dans le sud ouest de la France à Clairvive (Dordogne) et à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) puis en Bretagne. "J'ai découvert parmi les maîtres selliers des techniques différentes" se souvient l'artisan. Ainsi, dans son travail, il choisit des produits naturels : le lin pour les coutures des selles, des attelages ou des brides "afin de limiter les frottements qui incommodent le cheval et le cavalier" et le cuir qui provient du sud de la France dont le tannage est entièrement végétal, c'est à dire sans chrome. La protection de l'environnement est son cheval de bataille.
Un travail reconnu
Tahir et Fabienne mettent le pied à l'étrier et créent leur petite entreprise en 2014. Depuis, celle-ci semble ne pas connaître la crise. "Nous nous sommes diversifiés en façonnant des ceintures, sacs, porte-feuilles, bracelets et même des selles de motos. Les objets en cuir peuvent être ornés de motifs réalisés au matoir. Nous faisons également de la restauration ou de la réparation" précise l'épouse, en parfaite businesswoman. Le travail du sellier-harnacheur attire les cavaliers et les centres équestres des alentours et a même séduit la gendarmerie de Melun qui lui a commandé , en 2014, dix reproductions de tapis de selle pour son exposition sur l'histoire de la maréchaussée.

L'artisan s'épanouit dans la tâche et malgré les demandes qui progressent de manière galopante, le cavalier parvient à se trouver du temps pour vivre de manière échevelée ses passions : les chevauchées en pleine nature et le tir à l'arc à cheval, une autre pratique ancestrale des Tartares.

Tartares ou Tatars
Le nom de Tartare serait une déformation savante de Tatars appliquée par les lettrés du Moyen Age par rapprochement avec le "Tartare" de la mythologie antique et après l'arrivée en occident le nom de Tatars, nomades de Mongolie et de l'actuel Kazakhstan. Ces derniers, particulièrement "féroces et vaillants", auraient été envoyés à l'avant-garde de conquêtes, leur donnant des similitudes avec les barbares. Le mélange des appellations aurait pour ainsi dire préparé le terrain pour la déformation.

Selon RS Khakimov sur Caravanarba.org, "pourl'ethnonyme Tatar, le cheminement est assez compliqué. A l'origine, le nométait celui de tribusqui vivaient au nord de la Grande Muraillede Chine. Puis les Chinois ont commencé à appeler Tatares tous lesgens qui vivaient au nord dela Chine et ceterritoire lui-même a étéappelé  lDasht-i-Tatar, la terre desTatars. Les historiens chinoisont considéré que le terme tatar avait un sens collectif. EdwardParker (sinologue britannique du début du XXe siècle), en se basant surdes chroniques chinoises, nomme Tatars aussi bien les Huns, les Avars (tribu nomade de Mongolie), les Turcs, que les Syanbiy (tribu de l’Altaï)".

PN Savitsky (géopoliticien soviétique du XXe siècle) écrit dans une lettre : « Les nomadesont donné au monde le pantalon et la selle. Ilne fait aucun doute que ces inventions ont été faitesdans le monde nomade... On peut dire au final que les nomadesont vêtu d'un pantalon tout le monde habité et l’ont assis sur une selle».

L'ancien peuple tatar a disparu comme tel, les descendants se mélangeant aux populations des territoires qu'ils ont conquis. Leur nom a été transmis à ces populations qui regroupent aujourd'hui les origines diverses : ainsi, les Tatars de Kazan ou de la Volga descendent des Bulgares de la Volga et de tribus finno-ougriennes ; les Tatars de Crimée proviennent du mélange des nombreux peuples ayant habité la Crimée avant eux (dont des Goths, des Khazars, des Coumans, des Karaïm...).

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