Politique ► Débat télévisé : Fillon trouve Valls "amolli"

La chaîne France 2 a présenté un débat entre le Premier ministre, Manuel Valls, et l'ancien, François Fillon, dans l'émission "Des paroles et des actes", jeudi 24 septembre. Ce dernier est en pleine promotion de son livre intitulé "Faire".

Chacun dans son camp, polis et bien mis, leur "parler vrai" a permis au téléspectateur de bien comprendre le dialogue.

Manuel Valls a parlé en premier et a martelé qu'il suivait le chef de l'Etat, qu'il n'essayerait jamais de se mettre en avant alors qu'il est premier ministre et fidèle à François Hollande et que donc, il n'était pas question pour lui "d'envisager de se lancer dans la course à la présidentielle"... Il n'a pas dit jusqu'à quand, alors que le spectateur sentait qu'il aurait bien ajouté quelques détails sur l'idée mais s'est retenu avant d'en dire trop.

Manuel Valls et François Fillon avaient chacun leurs notes sous les yeux, les feuilles de route du face à face qui les opposait hier soir et avait des airs de campagne présidentielle. Evidemment, le député de Paris est dans les starting-blocs pour la primaire chez Les Républicains. Il a pointé du doigt la "hollandisation de Valls", ne cachant pas son point de vue sur le fait que le président "a amolli" son Premier ministre qu'on connaissait plus combatif.

Chiffres du chômage, économie, finances, baisse de la fiscalité (NDLA : il paraît que ça marche pour certains Français, tous les autres attendent leur tour avec impatience...), ambition personnelle, le Premier ministre était attendu sur différents terrains et également sur le sort qui pourrait être réservé à Emmanuel Macron. Durée du temps de travail, statut des fonctionnaires... Manuel Valls a dû réaffirmer la position du gouvernement, "continuer de réformer tout en respectant les valeurs" et c'est en effet de façon mécanique qu'il a encore, lors du débat, conservé sa ligne de parole.

Au cours de l'émission, Manuel Valls a souligné la responsabilité d'organiser l'accueil des réfugiés, y compris dans les petites villes. Il a été demandé au Premier ministre : "Comment les réfugiés vont-ils pouvoir s'intégrer avec autant de chômage ?" Et puis : "Pensez-vous que c'est la bonne solution d'imposer cela à des petites villes?" Ce à quoi Manuel Valls a répondu : "Ceux qui ont droit à l'asile auront le droit à un hébergement et pourront travailler (...) "C'est de la responsabilité de l'Etat que d'organiser l'accueil (...) "On ne prend pas aux Français, ou à ceux qui vivent en France, on n'oppose pas. Il n'y a pas cette concurrence des pauvretés", assurant également que la France accueillerait 30 000 migrants, pas plus. La semaine dernière, à la rencontre qui a réuni le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et les maires de France, il était question de 24 000, "pas plus" (voir l'article ici).

 

 

 

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