Région ► Déménagement : Valérie Pécresse penche pour la Seine-Saint-Denis

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, veut déménager le siège du conseil en Seine-Saint-Denis. Elle l'a confirmé jeudi 10 mars sur Europe 1.

La priorité de Valérie Pécresse est "simple", comme elle le déclare. Elle souhaite déménager le Conseil régional de Paris en Seine-Saint-Denis.

Il semblerait qu'avant d'en arriver à choisir la prochaine résidence du siège, la présidente ait lancé des études. Trente-cinq sites auraient été visités dont un à Champs-sur-Marne qui s'était placé sur les rangs pour recevoir l'assemblée.

Cependant, les secteurs ont peu de chance de voir leur candidature retenue. C'est en effet Thierry Meignen qui a été chargé du dossier. Il est le maire du Blanc-Mesnil en... Seine-Saint-Denis. Ce dernier affirme avoir fait des visites de plusieurs sites concentrés, comme on s'en serait douté, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne... histoire de donner le change ?

Les élus voudrait avoir terminé le déménagement en 2019, mais les conditions ne sont pas encore arrêtées. Il va falloir choisir entre acheter des locaux, louer ou encore construire. L'affaire n'est pas mince étant donné que l'hôtel de région réclame une surface de 40 000m2 très bien desservie par les transports et dans "l'idéal une ligne de métro" souligne la présidente.

Cette dernière souhaite ainsi rassembler les 1 500 agents répartis actuellement sur quinze sites parisiens.

 

Dammartin-en-Goële ► Le lycée a dorénavant un nom

Faute de nom officiel, il s'appelait "Lycée de l'Europe" du fait de sa localisation dans l'avenue de l'Europe. C'est désormais chose faite : le nouveau lycée a été (re)baptisé par le conseil régional et l'équipe enseignante.

Son vrai nom : Charlotte Delbo. Le baptême a eu lieu mercredi 9 septembre en présence de Henriette Zoughebi, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France en charge des lycées, de Michel Dutruge, maire de Dammartin-en-Goële, de Marc Nizou, proviseur du lycée, de Sandrine Nicolas, gestionnaire adjoint au chef d'établissement et agent comptable du Trésor public, et de Phine Dottelonde, l'architecte qui a conçu l'établissement. "La majorité des lycées, 72 % en moyenne, porte des noms d'hommes célèbres, rarement de femmes. Ce choix est volontaire : il m'a paru important de mettre en exergue le rôle des femmes dans la société" précise Phine Dottelonde.

Un lycée comme un campus

Pour l'instant, le nom officiel n'apparaît que sur une borne grise installée par le conseil régional à l'occasion du baptême : "Maintenant qu'il est officiel, nous souhaitons inscrire le nom du lycée en plus grand format sur le premier bloc donnant sur l'avenue de l'Europe. Il sera plus visible" explique Marc Nizou. "Je propose de l'incruster en hauteur et dans le bois : le nom ressortira mieux" confirme l'architecte. Phine Dottelonde impose ses origines franco-danoises : "Tout le lycée est conçu en bois, c'est un choix délibéré. C'est un matériau d'une grande qualité, tant du point de vue de la construction que de l'environnement et du sensoriel : l'odeur, les teintes chaleureuses, l'aspect naturel imposent le respect. J'ai voulu construire le lycée comme un campus : les liens se nouent dans les couloirs et les escaliers, alors j'y ai introduit beaucoup de lumière. Les espaces de travail ont été placés autour de la cour, là où se tisse la vie sociale, là où les étudiants se retrouvent" souligne encore l'architecte.

La demi-pension, le foyer, la bibliothèque ont été implantés dans le même esprit. Les ateliers, où les lycéens en baccalauréat professionnel apprennent à conduire des camions, ont été volontairement construits derrière le lycée pour éviter les nuisances sonores.

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Charlotte Delbo

charlotte Delbo

Charlotte Delbo, née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et morte le 1er mars 1985 à Paris, était une femme de lettres française et une résistante qui a vécu la déportation.

Communiste, issue d'une famille d'immigrés italiens, elle a travaillé avant la guerre comme assistante du metteur en scène Louis Jouvet. Elle s'engage en 1941 dans la Résistance avec son mari qui sera arrêté avec elle et fusillé en 1942. Elle est déportée à Auschwitz par le convoi du 24 janvier 1943 parmi 230 femmes. Elle sera l'une des 49 rescapées de ce convoi qui compte principalement des déportées politiques.

Revenue des camps, elle publie une œuvre marquée par sa déportation. Véritable témoignage de ce qu'elle a vécu, il sera publié en 1965 sous le titre "Aucun de nous ne reviendra".

Charlotte Delbo gardera une activité militante, s'engageant par exemple contre la guerre menée par la France pour garder l'Algérie française.

 

 

 

 

 

 

 

 

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