Roissy CDG ► L'aérogare 2 bloquée par les manifestants

Des centaines de manifestants bloquaient, dès lundi 5 octobre au matin, l'accès à l'aérogare 2, principal pôle de l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle.

Impossible que la direction d'Air France et les syndicats et salariés s'entendent sur les conditions du plan de restructuration de l'entreprise. Celui-ci menace 2 900 postes, a confirmé la direction lundi matin en comité central d'entreprise.

C'est le chiffre qu'elle avait déjà annoncé vendredi en conseil d'administration. La réunion avait d'ailleurs été interrompue par une manifestation de plusieurs centaines de salariés. La direction a porté plainte pour "violences aggravées". Certains de ces membres auraient en effet été malmenés par les manifestants.

L'origine de la grogne repose sur le refus des pilotes de travailler plus longtemps sans être augmentés. La direction d'Air France avait demandé un effort à tous ses salariés, mais les pilotes ont dit "non" à la centaine d'heures de plus par an que l'entreprise voulait leur faire accepter.

C'est un véritable bras de fer qui s'est engagé entre d'un côté, Air France et l'Etat, de l'autre, les salariés et les syndicats. Michel Sapin, ministre des Finances, hier dimanche 4 octobre sur Europe 1, a pris sans ambiguïté le parti de la direction d'Air France : "Une catégorie minoritaire, les pilotes, n'a pas l'air de vouloir trouver une solution (...) Quand le dialogue est bloqué par une minorité sur des visions purement individuelles et corporatistes, oui, cela peut mettre en danger la vie de l'entreprise. (...) J’espère que tout le monde est bien conscient, tout le monde parmi le personnel d’Air France, que si rien n’est fait, Air France est en très grande difficulté. (...) Il faut que tout le monde s'adapte".

Le CCE a également annoncé la suppression progressive  de quatorze avions de la flotte long-courriers : cinq en 2016 et neuf en 2017.

En ce qui concerne l'activité aérienne, la grève semblerait peu suivie. L'appel des syndicats n'empêche pas pour le moment Air France d'assurer tous ses vols. "Il est cependant probable que certains vols soient retardés" apprend-on du côté d'Air France.

Roissy manifestation

Croissance ► Reprise économique : Michel Sapin y croit

C'est Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances qui l'a dit : « La reprise est bel et bien engagée en France. Gardons le cap. » Les explications se trouveraient dans les chiffres décevants du deuxième trimestre de cette année. En effet, ils ne seraient décevants que parce que ceux du premier trimestre ont été "très dynamiques" comme l'indiquait cette semaine Michel Sapin, chiffres à l'appui : "Sur un an, le PIB a progressé de 1 % et après trois années sans réelle croissance, la reprise se diffuse dans l’économie (...) Ce résultat, ce n’est pas seulement le fruit d’un 'alignement astral' favorable – pétrole bas, taux d’intérêt bas, euro bas. C’est d’abord le résultat d’une politique volontariste : avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et la première étape du Pacte de responsabilité et de solidarité, 20 milliards d’euros ont déjà été restitués aux entreprises. Le plan de soutien à l’investissement, notamment la mesure de « suramortissement », est en œuvre depuis avril. Soutenu par la baisse du prix de l’énergie, le taux de marge des entreprises a déjà repris les deux tiers du terrain perdu entre 2007 et 2012. Voilà de quoi restaurer des parts de marché à l’exportation pour nos entreprises, voilà de quoi investir et embaucher !"

Plutôt prudent ou tambour battant ? Toujours est-il que le ministre a déclaré "travailler sur une hypothèse de croissance de 1,5% de croissance en 2016 ». Avec les ministres du Budget et de l'Emploi, c'est bien le taux qu'ils prévoient depuis plusieurs semaines et assurent que c'est avec 1,5 % de croissance que la France peut relancer l'emploi.

Le domaine de l'emploi est très certainement une question prioritaire pour le pays : le chômage continue inexorablement de monter alors que François Hollande a mis en jeu sa candidature pour 2017, soutenant qu'il ne se représenterait pas s'il échouait à inverser la célèbre "courbe du chômage" d'ici là.

D'après différents experts, dont Xavier Timbeau, directeur principal de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), la croissance française reprendrait en effet, entraînée par l'accélération de la croissance mondiale. Dans l'étude présentée par le Département analyse et prévision intitulée "La reprise qui s'annonce", c'est "toute la zone euro et les pays industrialisés qui bénéficieraient de la baisse du prix du pétrole qui permettra un transfert de revenu des pays producteurs de pétrole vers les pays industrialisés. Les ménages devraient ensuite en bénéficier rapidement via l'amélioration de leur pouvoir d'achat".

Est-il important qu'une éventuelle reprise de la croissance française soit liée à l'effet mondial plutôt qu'aux bonnes décisions du gouvernement ? Le ministre de l'économie justifie les actions en lesquelles il semble croire : "C’est en gardant une politique économique cohérente que nous confortons la croissance aujourd’hui, et permettons une ferme reprise de l’investissement et, enfin, le recul du chômage".

Echo ► Chute ministérielle : Michel Sapin s’est cassé le bras

Un regrettable accident est arrivé à notre ministre de l’Economie et des finances, Michel Sapin.

Il a été hospitalisé à Paris, lundi, pour une sérieuse fracture du bras qu’il se serait faite à la suite d’une chute parfaitement fortuite et devrait ressortir dès ce soir. Il aurait glissé en faisant le plein de sa voiture à une station essence.

Si l’ensemble des citoyens français doit avoir à cœur de voir se rétablir son ministre des finances, les contribuables français (les mêmes) imaginent peut-être en même temps une trêve dans l’application de leurs impôts : le ministre ne peut plus signer.

Ne rêvons pas, tout est fait sur internet et donc aucun espoir.

Bonne convalescence M. le Ministre !

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