Cantines scolaires ► Le député Jégo proposera un menu végétarien

Le député et maire de Montereau-Fault-Yonne, Yves Jégo (UDI) veut, comme il dit, sortir la France laïque de l’affrontement, en parlant des cantines scolaires. Il  a annoncé sur BFMTV, vendredi 14 août, qu’il présenterait une proposition de loi pour rendre obligatoire un menu végétarien dans les cantines des écoles, un texte soutenu par l’ex-ministre EELV Cécile Duflot et la sénatrice UDI Chantal Jouanno. Le député de Seine-et-Marne a lancé une pétition qui dépassait, au 1er septembre, les 100 000 signatures. Il estime que le menu végétarien obligatoire permettrait « à ceux qui ne veulent pas de viande ou de poisson, de se nourrir de façon équilibrée ». Le politique compte en effet sur les nombreuses possibilités culinaires pour que la dose de protéines nécessaire à chaque repas soit respectée dans les plats végétariens.

L’idée plaît déjà aux écologistes dont certains avaient commencé, en mars, à militer pour un menu végétarien, avançant le fait que la proposition est pragmatique plutôt que dogmatique. Comme l’a relaté France3 Ile-de-France, selon Aymeris Caron, Allain Bougrain-Dubourg ou Olivier Giesbert, « le repas végétarien convient au plus grand nombre : musulmans, juifs, chrétiens, athées ou autres. (…)  L’alternative sans viande et sans poisson devrait exclure le lait et les œufs afin de satisfaire les végétaliens ».

Qu’en sera-t-il alors des adorateurs de fées, qui ne devraient boire que l’eau claire d’un ruisseau de sous-bois (ça existe et l’eau c’est important aussi),  ou des adorateurs des veaux, qui, pour rien au monde ne mangerait du veau ? Ça ne vous rappelle rien ? C’est l’histoire d’un peuple qui s’était mis à adorer la statue d’un veau, en or, tandis que Moïse tardait à redescendre du mont Sinaï…

Il y a aussi ceux qui pensent qu’élever des enfants sans viande est anormal. Les humains sont omnivores, ça veut bien dire qu’ils mangent de tout… Par ailleurs, des enfants, particulièrement ceux de familles défavorisées, prennent leur principal – voire leur seul – repas de la journée à la cantine. Ces deux paramètres pénaliseraient sans doute ces enfants. Quant aux raisons médicales aussi invoquées par le député Jégo pour faire passer l’idée d’un menu végétarien, elles font déjà l’objet d’un règlement et ne peuvent être étudiées qu’au cas par cas. Allergies à l’arachide, impossibilité d’absorber du sel avec un traitement à la cortisone… Finalement, ne serait-il pas moins discriminant de faire avaler aux enfants un assortiment de pilules comprenant vitamines, sels minéraux, et autres délices aseptisés, comme on voit dans les films de science-fiction ?

Et les éleveurs dans tout ça ?

La réponse sera-t-elle vraiment dans l’alternative d’un menu végétarien obligatoire ?

Eleveurs ► Voiture ou train, la circulation risque d'être bloquée jeudi

Les rendez-vous sur Paris vont avoir du mal à être honorés jeudi 3 septembre. Les éleveurs ont prévu une grande manifestation nationale à la capitale, à l'appel de la FNSEA. La grande majorité viendra de Bretagne et a prévu de bloquer l'accès à Paris. Les agriculteurs veulent obtenir davantage que ce que le plan d'urgence (soit 600 millions d'euros) du gouvernement avait annoncé en juillet.

En outre, la société Combiwest qui effectue des liaisons quotidiennes entre la Bretagne et le Sud-Est pour l'acheminement de denrées industrielles et alimentaires, mécontente des voies d'après elle "de mauvaise qualité", que la SNCF lui attribue, prévoit de bloquer aussi le trafic ferroviaire. Pourtant, pas plus tard que vendredi 28 août, SNCF Réseau a fait une proposition pour le trajet Le Mans - Morlaix correspondant aux besoins de Combiwest et que la société de transport a acceptée.

Alors Combiwest, créée en 2009 par des agriculteurs bretons, persistera-t-elle à vouloir bloquer les voies ferrées jeudi ? Evidemment, elle apporterait ainsi en même temps son soutien aux éleveurs. Et ce sont bien les Bretons qui vont venir bloquer Paris. D'après une interview par nos confrères de France bleu, les agriculteurs annoncent que "la manifestation sera pacifique mais ils attendent des résultats", un Breton indiquant : "Il faut montrer qu'on est capable de bloquer Paris, ça va peut-être les [NDLR : l'Etat] réveiller ! " Ajoutant : "Désolé pour les Parisiens mais les paysans arrivent, tant pis".

Les premiers tracteurs sont partis du Finistère ce matin, mardi 1er septembre. Une partie des manifestants pourrait rejoindre Paris en bus. Toutes les routes ne seront donc pas bouchées... mais mille tracteurs dans la capitale, ça risque en effet de gêner la circulation.

 

Eleveurs ► Passe d’arme à l’Assemblée sur fond de lutte bovine

Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, n’y est pas allé de main morte pour tacler le Premier Ministre, Manuel Valls. Le duel s’est déroulé mercredi 22 juillet, à l’Assemblée Nationale au sujet de la crise que subit actuellement le monde agricole français et du « plan d’urgence » qui doit le sauver.

Depuis plusieurs jours, les éleveurs mènent une fronde contre le gouvernement. Leur combat pour obtenir une révision des prix des matières animales met le gouvernement dans une situation difficile. Ils se lancent dans des opérations coup de poing, particulièrement en Normandie, dans le Rhône et en Poitou-Charente, bloquant des grands axes routiers alors que les départs en vacances battent leur plein. En réponse, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a débloqué un plan d’urgence de 600 millions d’euros, des chiffres qui ont laissé les éleveurs sur leur faim.

Pour le député Christian Jacob, « c'est une opération de com, une mascarade, un mensonge, ce sera même vraisemblablement une fumisterie ! » Il accuse même Manuel Valls de passer plus de temps rue de Solferino, le siège du PS, qu’aux affaires de l’Etat.

Les joutes verbales au palais Bourbon lassent les agriculteurs dont les trésoreries sont vides et les factures s’amoncellent, parce que, comme ils l’expliquent, « ils vendent leurs produits, viande ou lait, en dessous du prix de production". Ils affirment vouloir maintenir leurs actions jusqu’à satisfaction de leurs demandes.

Allègements de cotisations sociales, reports de créances… les mesures ponctuelles ne sont évidemment pas la solution puisque la vraie question est celle des prix agricoles par rapport à la répartition des marges dans la grande distribution.

La gauche est montrée du doigt pour avoir négligé le problème de la crise actuelle qui se joue alors que les demandes des éleveurs ne sont pas démesurées.

A droite, on blâme les consommateurs qui se détournent de la production française pour acheter moins cher ou qui consomment moins de viande… Facile à dire quand le porte monnaie se réduit comme peau de chagrin. Attirer l’attention des consommateurs français est réalisable. Tous, sans exception, veulent bien acheter français, si seulement ils en avaient les moyens…

Le lendemain de la prise de bec à l’assemblée, jeudi 23, Stéphane Le Foll rencontrait les producteurs de lait qui, eux aussi, espèrent une revalorisation des prix.

Les consommateurs aussi, aimeraient bien une revalorisation de leurs revenus… C'est toute une culture qui est en danger : le steak-frite, c'est quand même bien français !

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