Epidémie ► La grippe pourrait bien arriver en force

SANTÉ -

L'épidémie de grippe qui frappe chaque hiver n'a pas encore vraiment pointé le bout de son nez (qui goutte...). Elle serait attendue pour bientôt.

C'est surtout quand il fait froid que les microbes de la grippe prolifèrent. En général, ils attaquent de décembre à mars mais, cette année, les températures exceptionnellement douces n'ont pas laissé les virus se propager. Ils étaient là, dans les starting-blocks, prêts à bondir, certains partant sur un faux départ mais se faisant attraper quand même par quelques humains fatigués. Bref, les épidémies virales ont été retardées.

Cependant il est prévu que les températures baissent la semaine prochaine. Même si elles ne devraient pas atteindre des records de froid, elles descendront sans doute suffisamment pour lancer le coup d'envoi face aux virus qui n'attendent que ça.

En même temps que le froid disparaissent certaines précautions que les gens observent quand il fait plus chaud. Par exemple, les fenêtres sont ouvertes moins souvent, les pièces de la maison et des bureaux s'en trouvant par conséquent moins ventilées, moins aérées. L'air y est donc moins renouvelé et les microbes s'y installent. Le regroupement dans les espaces confinés rend le combat contre les attaques de virus plus difficile.

"Quand il fait froid, le bon fonctionnement de notre système immunitaire est compromis. Nous résistons moins bien au contact avec les virus. Ils commencent par infecter l'arbre respiratoire et le tube digestif. Le froid a tendance à ralentir la capacité de l'organisme à lutter contre les 'agents étrangers" commentent les médecins dans les cabinets médicaux qui n'ont pas encore connu le pic annuel de la grippe.

"Si les températures annoncées prochainement s'avèrent exactes, nous allons voir la grippe se développer en même temps" ajoutent les professionnels de santé.

Il n'est en effet pas rare de voir l'épidémie retardée en fonction des températures. En 1998, elle n'était arrivée qu'en février, comme en 1988.

Et le vaccin ?
Evidemment, les médecins préconisent de se faire vacciner. Il paraîtrait même qu'il ne serait pas encore trop tard.

Le vaccin est valable environ cinq mois. Ceux qui l'ont fait aux alentours du mois d'octobre ne devraient donc pas avoir besoin de renouveler l'opération, sauf en ce qui concerne les personnes âgées qui sont un peu plus fragiles.

Quant à savoir si le vaccin sera plus efficace cette année que pendant l'hiver 2014 - 2015, tant que l'épidémie n'est pas passée, ça reste difficile à prévoir même si les spécialistes l'assurent. En moyenne, "la protection apportée par le vaccin est aux alentours de 60%, avec des variations selon l'âge", a indiqué dans une interview parue dans Sciences et Avenir, le Pr Bruno Lina, spécialiste des virus et responsable du Centre national de référence sur la grippe.

Tandis que certains (trois Français sur dix) optent pour le vaccin allopathique pour lequel les pouvoirs publics font campagne chaque année, d'autres ont recours à l'homéopathie avec des doses d'influenzinum et de sérum de Yersin, selon les conseils des praticiens.

Et si malgré tout vous ne passez pas au travers du virus, et après avoir vu le docteur, prenez votre mal en patience, restez au lit, faites baisser la fièvre, buvez une bonne tisane au thym, miel et gingembre et équipez-vous d'un stock de mouchoirs.

 

 

Chelles ► Au rucher, les abeilles reprennent leur travail après une épidémie

Il n'y a pas eu de récolte cette année au rucher pédagogique de Chelles, situé sur la Montagne, ou si peu, juste assez pour nourrir les locataires ailées. En temps normal, une ruche composée de 70 000 à 80 000 individus peut produire environ 30 kg de miel.

La raison est une épidémie de loque européenne, une maladie du couvain qui a décimé la quasi-totalité des abeilles. Heureusement, les survivantes ont très vite repris le travail et dimanche 5 juillet, pour la visite organisée, les enfants qui ont emmené leurs parents ont pu voir ou redécouvrir le travail de ces ouvrières zélées. "Beaucoup sont déjà venus avec leur école. Maintenant ils viennent en famille" explique Jacques Dumand, le président de l'association "La luciole vairoise".

Serge, apiculteur, est venu de Montry pour expliquer aux visiteurs qui défilent dans le petit chalet, quelques différences entre une guêpe et une abeille : "La première est carnivore et ne laisse pas son dard lorsqu'elle pique. La seconde est végétarienne et meurt l'abdomen déchiré en laissant son dard".

Le miel utilisé pour la démonstration vient de quatre autres ruches de l'association de  Montévrain.

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