Mitry-Mory ► Laurent Prugneau : "Depuis plusieurs conseils municipaux, la tension, l’animosité et l’agressivité envers les élus de l’opposition étaient perceptibles"

Chères Mitryennes, chers Mitryens, chers amis,

Lors du dernier conseil municipal de Mitry-Mory, le 10 avril 2018, des événements d’une vulgarité affligeante se sont déroulés. En effet, M. Laurent Prugneau (UDI), chef de file de l’opposition municipale, a été victime de la part d’un élu de la majorité d’une véritable agression verbale sous la forme d’insultes, d’injures publiques et de propos pouvant être qualifiés de diffamatoires. Une plainte a été immédiatement déposée, le soir même, au commissariat de Villeparisis.

Depuis plusieurs conseils municipaux, la tension, l’animosité et l’agressivité envers les élus de l’opposition étaient perceptibles, l’échéance 2020 se rapprochant. Pour éviter tout débordement, nous avions évoqué la possibilité de filmer les débats afin que l’ensemble des Mitryens se rende compte de l’ambiance électrique et délétère dans laquelle se déroulent les échanges entre la municipalité et l’opposition.

Les propos tenus lors du dernier conseil municipal ont dépassé les limites de l’acceptable. La ligne rouge a été franchie. Il est hélas utile de rappeler que l’élu en cause n’en est pas à son premier coup d’essai puisqu’il invective, insulte, menace, dénigre l’opposition depuis plusieurs mandatures et se permet régulièrement des propos déplacés sur leur vie privée. En effet, déjà coutumier des faits avec nos collègues, M. Gérard Gauthier (UDI) ou M. Philippe Laloue (LR), lors de cette mandature et des précédentes, il est arrivé que cet élu sorte du conseil municipal et veuille en découdre avec les élus de l’opposition, notamment M. Laurent Prugneau (UDI).

Au-delà de l’agression verbale et des insultes proférées, nous regrettons l’absence d’autorité de la part du  maire, Mme Blandiot-Faride (PCF), qui n’a pas su le faire taire. Nous rappelons qu’elle est le garant au sein de l’assemblée municipale du respect entre les élus et de la qualité des débats dans une ambiance sereine, respectueuse et démocratique. Force est de constater qu’elle a manqué à son devoir de police (cf. article 14 du règlement intérieur du conseil municipal) et n’a pas su être à la hauteur de la fonction. L’exclusion immédiate de cet élu et sa désapprobation suite aux grossièretés prononcées auraient dû être de circonstance, l’indulgence a été sa seule réponse. Nous déplorons, également, la passivité de la part des membres du conseil, élus de la majorité, dont aucun ne s’est élevé devant les salves d’insanité éructées et ne s’est désolidarisé de leur collègue. Qui ne dit mot consent !

Les faits sont d’une extrême gravité.  A cette occasion, par son comportement, l’élu, M. Daragon (PCF), a été indigne d’un élu de la République. Son comportement en ces circonstances a porté atteinte à l’image de notre ville. Son comportement, à cet instant précis, a choqué l’ensemble des Mitryens présents dans le public dont notamment les électeurs qui nous ont apporté leur soutien lors des municipales de 2014. Enfin, ce jour-là, son attitude et le silence assourdissant de ses collègues n’ont-ils pas montré aux yeux de tous le vrai visage de la politique menée et imposée à Mitry-Mory ?

Le 19 avril 2018, Mme Blandiot-Faride a fait suivre à l’ensemble des membres du conseil municipal les dispositions prises. La réponse apportée est loin de trouver l’adhésion de l’opposition. Une simple lettre d’une immense mansuétude et de bienveillance (« modérer vos propos ») accompagnée d’un rappel à l’ordre sont loin d’être suffisants au regard des faits et de la récurrence des débordements de la part de cet élu. Nous ne manquons pas de souligner que notre collègue Gérard Gauthier (UDI) n’a pas eu le droit à la même indulgence pour des « Hé ho » de fond de salle.

Nous exigeons donc que des sanctions exemplaires soient prises à l’égard cet élu. Que votre décision, Mme Blandiot-Faride, soit à la hauteur des événements scandaleux et inadmissibles dont nous avons tous été témoins. Que votre décision soit approuvée par l’ensemble du conseil municipal à l’unanimité  afin de montrer votre saine désapprobation face à de tels agissements. Cette décision qui s’impose à vous sera la seule qui permettra d’apaiser les relations au sein de notre conseil municipal, Il en va de la crédibilité de la fonction, de votre fonction. Enfin, si aucune action symbolique et courageuse n’est prise, nous informons les Mitryens que nous refuserons de siéger en sa présence surtout si la Justice condamnait cet élu pour ces propos ignominieux.

Le conseil municipal est un lieu de débats par excellence ou chacun peut s’exprimer et exposer son point de vue, ses convictions et ses remarques. Les méthodes d’intimidation n’ont plus droit de cité et encore moins les injures et les insultes. Nous espérons que cet épisode néfaste pour la majorité et douloureux pour tous sera le dernier de cette mandature et qu’il marquera le retour à la sérénité, aux échanges de points de vue et d’idées dans le respect mutuel de tous.

Les élus UDI/LR de Mitry-Mory

Le 20 avril

 

 

 

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Publié dansTribune libre

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