Santé ► Le palmarès des plantes toxiques : des dangers insoupçonnables

Certaines plantes pourtant d'un aspect inoffensif peuvent provoquer de véritables empoisonnements si on les absorbe ou même parfois si on les touche.

En appartement, on trouve au premier plan le dieffenbachia, plante tropicale des plus vendues en magasin, avec ses grandes feuilles allongées et bicolores, vert très clair et vert plus foncé. Salons, bureaux, halls d'accueil... elle est partout et peut-être pour compenser le danger qu'elle représente, se rend plutôt facile d'entretien. Ne vous y laissez pas prendre, elle peut provoquer de graves troubles si vous coupez une feuille, décidez de la tailler ou effleurez son tronc et touchez le latex qui en coule. Elle peut occasionner d'importantes démangeaisons sur la peau avec sensation de brûlure. Mâchonnée, elle provoque un œdème de la langue et de la glotte, des troubles digestifs, nausées, vomissements, diarrhée. Qui aurait donc l'idée d'aller la mâchonner nous direz-vous ? Pensez aux enfants d'abord et à votre chat (plus sensible aux principes actifs de la plante que le chien)...

Par ailleurs, une projection dans l'œil entraîne une vive douleur et l'irritation peut aller jusqu'à l'ulcère cornéen. L'intoxication par la plante peut donner lieu à des complications d'insuffisance rénale et à des troubles nerveux. Pour les êtres les plus fragiles, le taux de mortalité n'est pas négligeable. Et si vraiment vous aimez votre dieffenbachia, placez-le plutôt en hauteur de manière à ce que les plus petits et les animaux ne puissent l'atteindre.

Dans le palmarès des plantes toxiques qui vivent dans les appartements, on trouve aussi  le pothos qui, ingéré, donne des troubles digestifs. L'aralia provoque des migraines et donne envie de vomir. Le rhododendron est urticant et provoque des démangeaisons. Des conséquences moins graves que celles du diffenbachia mais sur une peau de bébé, ça peut faire mal.

Au jardin

Au jardin, les plantes se sont souvent constitué des systèmes de défense qui sont toxiques ou dérangeants pour l'Homme. Il en est une particulièrement dangereuse dont on ne se méfie pas, c'est l'euphorbe. Elle a la réputation de faire fuir les taupes mais il n'en est rien. Les jardiniers en plantent parfois aux quatre coins de leur jardin, croyant bien faire. La plante se multiplie en drageonnant car elle se plaît dans la région. Avant toute manipulation de l'euphorbe, mettez des gants et des manches longues pour éviter que du latex n'entre en contact avec la peau. Il est irritant, provoque des réactions de photosensibilité et de sévères inflammations cutanées. Et surtout, ne vous frottez pas les yeux. Si l’œil est touché, rincez abondamment à l’eau claire et contactez d’urgence un spécialiste. Sa toxicité est violente.

Le muguet fait aussi partie des plantes toxiques. Il renferme des principes irritants et cardiotoxiques et c'est dans toute la plante, mais de manière plus concentrée dans la racine, que le poison se loge. Il est rare qu'on en mange, c'est vrai !

Le raisin interdit aux chiens

Spécial chiens : l'ingestion de raisin peut provoquer une insuffisance rénale grave chez le chien (et le chat mais il est rarement attiré par le fruit) et peut être fatale à votre animal. On ne connaît pas avec exactitude quel principe du raisin le rend inapproprié pour le chien. La dose toxique de raisin frais chez le chien est de l'ordre de 10 à 50 g/kg. Ainsi, une grappe de raisin frais peut être fatale pour un chien d’une dizaine de kilos. Le raisin sec étant plus concentré, la dose toxique est plus basse. Il faut souligner que la sensibilité au toxique varie aussi selon les animaux. Pas de cookies noisettes (ça c'est pas dangereux) et raisin (ça c'est dangereux) pour Médor !

Nous vous avons présenté une sélection de quelques plantes toxiques mais ça ne signifie que toutes les autres sont totalement inoffensives. Restez prudents.

Mareuil-Lès-Meaux ► La vigne recherche des bénévoles

Les bénévoles qui s'occupent de la vigne de Mareuil aimeraient donner du corps à l'association qui est en cours de constitution. Ils s'estiment encore trop peu nombreux pour entretenir la vigne.

Les petits pieds de vigne qui ont été plantés à Mareuil-Lès-Meaux il y  a trois ans, réclament beaucoup d'attention. En automne 2015, ils devraient donner leurs premières grappes de raisin qui permettront peut-être une première cuvée... sauf si tout passe dans le partage du jus avec les enfants des écoles. C'est que la première récolte pourrait ne pas être très volumeuse.

Jean Perrimond, habitant de Mareuil, retraité depuis 2010 mais toujours œnologue, un métier qu'il exerce depuis quarante cinq ans, a hâte de découvrir les fruits. Passionné, il décrit les étapes à venir : "Bientôt, il va y avoir la floraison qui ne dure que deux jours. Les fleurs de la vigne sont très parfumées et délicates. On récolte cent jours après. On aura la surprise quant au goût du raisin et par conséquent celui du vin. Nous avons planté cent pieds de Chardonnay, un cépage blanc. On a la place de doubler le vignoble le jour où on le désirera".

Entre clocher du village et viaduc de Meaux qui enjambe la Marne, sur un terrain appartenant à la commune, la vigne profite.

Les employés municipaux aident à son entretien mais "ils ont beaucoup de travail par ailleurs" indique Jean avant de reprendre : "Nous sommes déjà sept à nous occuper de la vigne. Ça demande pas mal de temps, surtout à la belle saison quand il faut désherber. On essaye de cultiver de manière la plus écologique possible. Nous enlevons les mauvaises herbes à la main en faisant attention de ne pas abîmer les racines des pieds. Tous nos produits de traitement ont le label bio, même si on est obligé de traiter un minimum pour empêcher les maladies. Sans traitement, pas de vigne et surtout pas de raisin".

Jean s'occupe naturellement des formalités pour la création de l'association, qu'il a choisi d'appeler, en accord avec les autres membres, Les Vignerons du coteau des vignolles, du nom du quartier où a été planté la vigne.

"Nous organiserons des manifestations autour de la vigne et du vin. Nous attendons les adhérents".

Pour tous renseignements, contacter Jean Perrimond au 06 10 19 11 15.

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