Tribune libre ► "Après le terrible massacre de Nice"

Après le terrible massacre de Nice, notre pays est confronté à un nouvel acte de barbarie avec l’assassinat du curé de la paroisse de Saint Etienne du Rouvray en Seine-Maritime.

Hommage a été rendu, au nom des élus comme des mitryennes et des mitryens, aux victimes de Nice et à leurs familles, les 18 juillet et 21 juillet, à l’occasion de notre initiative d’été à la Briqueterie. Ces moments de convivialité sont l’occasion de partager, ensemble, un temps de recueillement.

Mes pensées vont aux familles des victimes et aux habitants de ces communes. Comme le dit Hubert Wulfranc, Maire de Saint Etienne du Rouvray, les larmes dans la voix, « soyons les derniers à pleurer, soyons les derniers à être debout contre la barbarie et dans le respect de tous ».

Je salue ces propos d’une grande force et c’est bien ensemble, quel que soit notre âge, notre origine, nos convictions politiques ou religieuses, que nous devons faire face, avec sang-froid et détermination, à la barbarie, rester dignes et renforcer ce qui nous est commun au sein de notre République.

C’est en ce sens que le 8 février 2015, nous avons planté un arbre de la Paix. Suite aux attentats de novembre 2015, et après l’hommage rendu à la salle Jean Vilar le 20 novembre, j’ai réuni les représentants locaux des communautés religieuses ainsi que les associations laïques, sportives, féministes, d’éducation populaire pour travailler à des initiatives communes, qui verront le jour d’ici la fin de l’année et auxquelles je vous invite à participer.

Que ce soit en Syrie, en Afghanistan, en France ou en Allemagne, la barbarie, au nom de l’intégrisme religieux, tue des innocents, sans se soucier de leur âge ou de leurs croyances. A Mitry-Mory, levons le drapeau de l’Espoir et de la Paix. Restons dignes, humains et fraternels. Saisissons-nous des nombreuses initiatives de cet été pour nous rencontrer, échanger et vivre des moments de partage et d’humanité.

Charlotte Blandiot-Faride,

Maire de Mitry-Mory

Dammartin-en-Goële ► Terrorisme et attentats : la ville a rendu hommage aux victimes

Dammartin-en-Goële a voulu marquer d'une plaque et d'un chêne sa solidarité aux victimes des attentats commis par les terroristes à Paris en 2015. Dimanche 10 janvier, une cérémonie s'est déroulée au parc de la Corbie.

Le rendez-vous avait été fixé sur la place des Prieurs. De là, le cortège avec des élus de la ville ainsi que des alentours et le sous préfet de Meaux, Jean-Noël Humbert, s'est rendu au parc de la Corbie. Dans son discours qui a rappelé les attentats de Charlie Hebdo, du Bataclan ainsi que divers actes terroristes isolés, le maire, Michel Dutruge, a raconté à nouveau l'arrivée des deux terroristes, les frères Kouachi, à l'imprimerie CTD de Dammartin, le 11 janvier 2015. Là, ils ont pris en otage le patron, Michel Catalano et son employé. "Ce jour-là, l'imprimeur et sa femme, ainsi que l'employé, ont vécu l'enfer. Tout Dammartin a été meurtrie et reste traumatisée" a-t-il indiqué.

Dimanche, Michel Catalano a préféré ne pas être là. Il n'a pas voulu être replongé dans l'histoire qui l'a, lui et son épouse Véronique, plongé dans la détresse et a provoqué un choc psychologique difficilement réparable. Il a confié "être parti pour son anniversaire et que ça tombait bien".

Lassitude
C'était peut-être également le cas pour d'autres, moins exposés au moment des faits il y a un an mais malgré tout toujours traumatisés. En effet, si pour la marche blanche qui a suivi les attentats du Bataclan en novembre, le cortège comptait 11 à 12 000 personnes, soit plus que la population de la commune (9 000 habitants), celui de dimanche n'a rassemblé qu'environ trois cents personnes. "Les gens ont une surdose avec les infos à la télé. On ne voit que ça, on ne parle que de ça. Moi, je n'ai pas participé car j'en ai assez" a indiqué dimanche midi, Véronique, une habitante de Claye-Souilly. Pareil pour Loïc et sa famille, habitants de Dammartin : "On est tellement bassinés par tout ça à la télé qu'on n'a pas envie d'en ajouter. Ce n'est pas du tout qu'on ne veuille pas être solidaires, bien au contraire, et surtout pour l'imprimeur, mais nous avons été choqués par les attentats aussi et nous voulons aussi arriver à évacuer l'angoisse. Alors fêter les un an des premières attaques des terroristes, ça ne nous disait rien".

Sur place, les participants n'auraient pas envisagé de passer le cap sans "une commémoration, quelque chose de la mairie". C'est pour l'hommage aux victimes qu'ils sont venus et aussi pour continuer à panser leurs plaies toujours à vif, comme Cyril, habitant de la ville : "Ça reste au fond de moi en permanence. Dès que j'entends un bruit un peu fort, je sursaute un peu plus qu'avant. C'est bien cette cérémonie car on se retrouve entre nous, ça rassure, même si on sait que c'est illusoire et que le terrorisme peut frapper n'importe où, n'importe quand."

Après le discours, le maire a invité les enfants à planter un chêne en symbole de solidarité aux victimes des attentats. Une plaque commémorative marque dorénavant l'emplacement en haut du parc, parmi les arbres majestueux.

Le maire, de son côté, a annoncé qu'un nouveau local allait être construit pour l'imprimerie. Les choses s'éclairent un peu pour Dammartin qui a pourtant été à nouveau secouée dernièrement, dans la nuit du 17 au 18 décembre par des incendies de voitures sur la place rue Eugène-Hémar et des actes de vandalisme autour de la mairie les nuits suivantes (Voir notre article ici).

Une fois la cérémonie terminée, sur le chemin du départ, à l'extérieur du parc, des participants ont fait remarquer qu'ils regrettaient que les gendarmes n'aient pas figuré parmi les personnes remerciées. Des témoignages sont parus sur la communauté Facebook "Les Gend's". Gendarmes et policiers municipaux étaient malgré tout à l'entrée de la Corbie, dimanche matin, pour sécuriser les lieux.

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Roger Marion ► "La lutte antiterroriste manque d'analyse humaine"

La vidéo en deux parties

Part 1 : https://youtu.be/WuFO_AmHX4Q

part 2 : https://youtu.be/EFUXnRUkYSE

Le préfet, Roger Marion, est venu à Serris, mercredi 8 mars, pour raconter son passé d'ancien chef de la division nationale antiterroriste lors d'une conférence-débat sur le thème "Terrorisme international : quelle(s) réponse(s) des démocraties occidentales face à ce danger".

Avant d'être le patron de la DNAT, Roger Marion a fait l'essentiel de sa carrière à la police judiciaire. L'homme fort de la lutte antiterrorisme a dévoilé les coulisses des affaires qui ont marqué la fin du XXe siècle, du GIA (Groupe islamique armé) à l'assassinat du préfet Erignac en Corse. "Nous sommes heureux de recevoir dans notre commune un grand préfet, un homme exigeant et de caractère" a insisté Philippe Descrouet, le maire de la commune.

Lors de son intervention, l'auteur du livre, Raisons d'Etat, préfacé par Jean-Pierre Chevènement, a dressé l'historique et l'évolution de la lutte contre le terrorisme depuis l'instauration des juridictions spéciales, aux nouvelles lois. Ainsi, "la notion de sûreté de l'Etat a été supprimée. Désormais, un acte terroriste est une entreprise individuelle ou collective de nature à troubler l'ordre public par l'intimidation et la terreur" a expliqué , Roger Marion, également consultant sur BFMTV.

Pour l'ancien préfet, les éléments constitutifs d'un acte terroriste sont une action violente aveugle (une bombe dans le métro pour tuer un maximum de personne) ou ciblée (la rédaction de Charlie Hebdo), un chantage (pour faire plier un gouvernement ou une organisation par des enlèvements ou des exécutions) et une publicité (tout attentat est revendiqué).

"Comment mieux lutter contre le terrorisme ? Il faut du renseignement, identifier les réseaux et interpeller les individus. Nous avons un retard de moyens et de méthodes. Il nous manque l'analyse humaine comme le fait la DGSE par des sonorisations d'appartement ou de véhicules, des écoutes téléphoniques ou la vérification des "fadettes" (factures détaillées)" analyse l'ancien enquêteur.

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