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Tribune libre ► Ligne P : Meaux ne lâche rien !

Ligne P : Jean-François Copé reste mobilisé sur le sujet des transports de la SNCF.

« Avec Artur Jorge-Bras et Jean-Michel Morer, nous suivons le sujet de très près. Nous nous manifestons régulièrement auprès du président de la SNCF pour nous rappeler à lui. La ligne P doit être une priorité ! »

Ils le savent, les sujets qui exaspèrent les usagers du train ne manquent pas : wagons fumeurs, insécurité, trains trop courts, ponctualité…

Récemment, la SNCF a reconnu qu'une partie de la dégradation des conditions de transport ces derniers mois provenait de son technicentre de Noisy-le-Sec. Celui-ci est saturé, avec des équipes peu formées, et semble-t-il un défaut de management. La direction de Paris-Est nous assure avoir repris en main le sujet avec :

  1. Un management renforcé ;
  2. Le renforcement des équipes en semaine ;
  3. La mise en place d'équipes le week-end afin d'assurer dès le lundi une disponibilité maximale du matériel roulant.
Par ailleurs, deux nouvelles rames sont venues renforcer la ligne Paris Est / Meaux / Château Thierry. Ainsi, depuis début mars, nous avons pu constater l'absence de trains courts aux heures de pointe.

La SNCF et le STIF vont poursuivre leurs actions conjointes sur les incivilités dans les trains avec des actions de dissuasion, tout en veillant à ne pas perturber le trafic.

Depuis peu, sur l’amélioration de l’information aux voyageurs, les panneaux d'affichage lumineux en gare de Meaux indiquent si la composition du train est "train court" ou "train long". Cette information est aussi disponible sur le blog de la ligne P, la veille au soir. L'objectif étant d'informer le plus en amont possible les usagers afin d'anticiper au mieux le changement de train.

Enfin, la nouvelle présidente de la région, Valerie Pécresse, a promis un plan de transports ambitieux qui facilitera la vie quotidienne des Franciliens. A la fois en améliorant la sécurité, en menant des opérations de contrôle anti-fraude, en investissement fortement dans près de 700 nouvelles rames. C’est ce projet tant attendu de faire de la ligne P une priorité que Valérie Pécresse et Jean-François Copé ont décidé de défendre ensemble suite à leur rendez-vous de travail.

Jean-François Copé a ainsi rappelé au Stif et à la SNCF « que la gare de Meaux voit passer chaque jour ouvré 14000 voyageurs. L'offre n'a pas évolué depuis la mise en place du cadencement obtenu il y a quelques années. La croissance démographique sur notre agglomération, et plus globalement le Nord Seine et Marne, nous conduit à envisager un développement de l'offre à court, moyen et long terme. »

Le Stif invitera prochainement (courant avril) les élus à un comité de ligne afin d'évoquer les pistes d'amélioration envisagées.

Les élus du pays de Meaux demanderont le renforcement de l'offre sur l'axe Paris / Meaux / Château Thierry, tout en assurant la régularité sur la ligne de la Ferté Milon et sans baisse de l'offre.

Le député-maire de Meaux annonce « poser prochainement une question écrite à l’assemblée, à Alain Vidalies, sur l’application de la Loi Savary » : loi qui devrait permettre aux agents de patrouiller en civil et renforcer l’efficacité des actions anti-fraude et de sécurité.

Par ailleurs, Jean-François Copé reste mobilisé sur l’engagement pris part la SNCF de la réouverture du guichet grandes lignes en gare de Meaux. « Car bien qu’il ait été remis en service le 9 mars dernier des affiches apposée sur les vitres indiquent 'pas de vente grandes lignes, servez-vous des automates' ».

La SNCF a pris l'engagement de former son personnel pour assurer la vente grandes lignes d’ici l’été. Sur ce point, les élus de Meaux restent mobilisés pour l'obtenir très rapidement, afin que le guichet grandes lignes soit fonctionnel.

Ville de Meaux et Pays de Meaux

 

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Tribune libre ► Othis : pas assez de logements sociaux

Dans un récent courrier, le préfet de Seine-et-Marne nous informe que la commune n’a pas rempli ses obligations triennales 2014-2016 puisque l’objectif qu’il nous avait fixé de la construction de 51 logements sociaux n’était pas atteint.

Seuls sont comptabilisés 22 logements, ceux du carrefour du Calvaire d’Orcheux. Il indique : « Ces éléments ne m’apportent pas de garanties suffisantes quant au respect, par votre commune, de ses obligations triennales».

Il nous rappelle les conséquences prévues par la loi si la commune ne parvient pas à remplir les objectifs. Entre autres, une majoration du taux de prélèvement et le transfert du droit de préemption urbain au préfet. Et le projet en cours sur la ferme ne permettra pas de remplir les obligations que nous impose la loi.

Pour rappel, il est demandé à la Ville d’atteindre 25% de logements sociaux. A ce jour, Othis compte 281 logements, soit 12,5%. Pour cette carence, la Ville a été pénalisée en 2015 de 115 000 € qui ont été prélevés sur son budget, donc payés par le contribuable.

Bernard Corneille

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Tribune libre ► Et si l'intimité était dans notre regard ?

Artiste, je peins des femmes habillées, nues, belles, rondes, filiformes... Je peins des corps, les mêmes que certains voudrait faire cacher avec de l'étoffe en soie.

Je respecte toutes les traditions et toutes les cultures. Qu'elles se fassent connaître et se diffusent auprès des autres, oui ! Qu'elles s'imposent aux autres pour des explications autres que celles du talent et de la créativité, NON !
Il faut donc bien comprendre que de nombreux artistes comme moi ont été choqués de voir, lors de la visite d'un chef d'Etat dans une cité antique, des peintures et des sculptures recouvertes de simples voiles comme pour cacher la beauté non pas seulement de la femme mais également de l'œuvre, et plus généralement de la culture d'un pays.
Quelle contradiction aux discours faits à toutes ces femmes qu'on dit asservies et à qui on interdit le port du voile ! Quelle insulte à cette culture gréco-romaine pourtant si admirée et tant reproduite dans une grande partie du monde ! Quelle offense à Michel Ange et à Courbet !
Il ne s'agit pas dans mes propos de juger un mode de vie. Si dans certains pays les femmes veulent se cacher sous un foulard en coton, en soie ou d'une marque de luxe pour montrer leur frugalité ou leur humilité, cela ne me pose aucun problème. Les femmes qui s'y rendent devront s'y plier car on ne peut demander aux autres de respecter notre culture et d'avoir une attitude ethnocentrique en ne les respectant pas chez eux.
Il faut néanmoins remarquer le changement dans notre conception de l'intimité. Sur les plages en été, les femmes bronzent les seins nus. Elles portent juste une culotte et des lunettes de soleil. L'intimité réside de moins en moins dans le corps mais prend une place de plus en plus grande dans le regard.
Les yeux sont les parties les plus intimes et, selon moi, les plus séduisantes de notre corps car il s'y cache nos sentiments, nos émotions et nos envies... Des parties qui sont les seules dévoilées chez d'autres. Ainsi porter des lunettes de soleil est devenu un geste de pudeur chez nous.
Le "Couvrez ce sein que je ne saurais voir" de Molière est-il devenu obsolète ?
Nguyen Tay,
artiste-peintre
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