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Dammartin-en-Goële ► Vers des élections municipales anticipées ?

Les élections municipales pourraient-elles être organisées avant leur terme prévu en 2020 à Dammartin-en-Goële ? L'opposition qui semble le croire se prépare à l'éventualité d'une neuvième démission éventuelle dans la majorité.

Depuis le départ du premier adjoint, Jean-Pierre Matéo, le conseil municipal de Dammartin semble plus serein. Pourtant, selon l'opposition, la situation pourrait ne pas être aussi stable que la majorité l’espérerait.

Le leader de l'opposition au conseil municipal, Stéphane Jabut, explique : "La majorité municipale ne tient qu'à un siège". L'ancien maire croit savoir qu'un colistier du maire actuel, Michel Dutruge, serait "prêt à démissionner", ce qui pourrait provoquer des élections municipales anticipées parce que d'autres démissionneraient à la suite [ndlr : des élections municipales anticipées peuvent avoir lieu si le conseil municipal a perdu le tiers de ses membres et qu’il ne peut plus être fait appel au suivant de liste].

Alliance objective

L'élu socialiste espère créer une "alliance objective" de toutes les oppositions dans le but de "faire tomber la municipalité" et fait savoir que "des choses se préparent en coulisses pour des élections municipales anticipées en 2017 ou  2018". "Nous aurons deux budgets pour agir" a t-il même confié à ses soutiens, samedi 9 septembre.

21 élus sur 29

Du côté des responsables LREM, on répète "ne pas penser aux élections municipales, qu'elles aient lieu en 2020 ou... en 2017". Pourtant le groupe formé par Jean-Pierre Matéo et Brahim Elabdi se montre particulièrement actif. Il a reçu la visite du député, Rodrigue Kokouendo, au forum des associations, samedi 9 septembre, et a distribué un tract en centre-ville le week-end dernier. "Il s'agissait de défendre la politique du gouvernement et d'expliquer la loi travail" s'est justifié Brahim Elabdi. "Ne pas y penser" n'a néanmoins pas empêché Jean-Pierre Matéo de faire ses calculs : "Sur 29 élus au conseil, il n'en reste plus que 21 et il semblerait que le suivant de liste ne veuille pas siéger".

En cas d'élections, les responsables du parti présidentiel rejettent l'éventualité d'une alliance avec le PS. "Nous sommes opposés à l'urbanisation qui a dénaturé le caractère 'ville à la campagne' de Dammartin" a affirmé Brahim Elabdi, renvoyant "dos à dos" l'actuel et l'ancien maire.

Une majorité soudée

Contacté par Magjournal, le maire (LR), Michel Dutruge a parlé de "grand n'importe quoi" et a voulu tordre le cou aux rumeurs : "Notre groupe est au contraire plus soudé que jamais. La mobilisation sur les dernières manifestations est une preuve".

D'ailleurs, dans la dernière rubrique "Tribunes" du magazine municipal, la première adjointe, Micheline Rivet, indique : "(...) Tout comme au niveau local, certains se précipitent pour surfer sur la vague Macron, attention à ne pas boire la tasse. Si notre nouveau député a été récemment élu grâce à cette mouvance En Marche, il n’en reste pas moins que nous dénonçons avec force l’opportunisme et l’amateurisme de certaines personnes ayant des prétentions sur notre commune".

Le mandat de la municipalité ne tiendrait cependant qu'à la décision d'un élu. Celui-ci aurait confié à des proches "vouloir partir". Reste à savoir quand.  "Ils lui mettent la pression pour qu'il reste" avance Brahim Elabdi, le responsable LREM.

Du côté de la majorité, on dit que l'opposition lui met la pression pour qu'il parte.

La décision pour des élections anticipées revient au préfet.

 

Publié dans Vie locale