Politique et société

Région ► Déménagement : Valérie Pécresse penche pour la Seine-Saint-Denis

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, veut déménager le siège du conseil en Seine-Saint-Denis. Elle l'a confirmé jeudi 10 mars sur Europe 1.

La priorité de Valérie Pécresse est "simple", comme elle le déclare. Elle souhaite déménager le Conseil régional de Paris en Seine-Saint-Denis.

Il semblerait qu'avant d'en arriver à choisir la prochaine résidence du siège, la présidente ait lancé des études. Trente-cinq sites auraient été visités dont un à Champs-sur-Marne qui s'était placé sur les rangs pour recevoir l'assemblée.

Cependant, les secteurs ont peu de chance de voir leur candidature retenue. C'est en effet Thierry Meignen qui a été chargé du dossier. Il est le maire du Blanc-Mesnil en... Seine-Saint-Denis. Ce dernier affirme avoir fait des visites de plusieurs sites concentrés, comme on s'en serait douté, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne... histoire de donner le change ?

Les élus voudrait avoir terminé le déménagement en 2019, mais les conditions ne sont pas encore arrêtées. Il va falloir choisir entre acheter des locaux, louer ou encore construire. L'affaire n'est pas mince étant donné que l'hôtel de région réclame une surface de 40 000m2 très bien desservie par les transports et dans "l'idéal une ligne de métro" souligne la présidente.

Cette dernière souhaite ainsi rassembler les 1 500 agents répartis actuellement sur quinze sites parisiens.

 

En prison ► Un détenu se filme avec un joint et poste sa vidéo

Sacrée pub pour l'appli Periscope ! Samedi 20 février en soirée, un détenu de la prison de Béziers (Hérault) s'est filmé dans sa cellule en train de rouler un joint et a diffusé la vidéo en direct avec l'application Periscope sur laquelle il venait de s'inscrire.

Tout à son petit jeu, le détenu, Luciano de son pseudo, invitait même sur certains posts les "extérieurs" à venir à une "soirée prison". L'humour n'a pas fait rire les autorités qui ont extrait le détenu de sa cellule et l'ont placé en garde à vue.

Pas la peine de chercher la vidéo sur Periscope, elle a été retirée et le compte Twitter du détenu en question n'y donne plus accès non plus.

L'information a été révélée par le Midi-Libre. Aussitôt après, une enquête a été ouverte par le parquet.

detenu_BeziersLes frasques du week-end à la prison de Béziers soulèvent évidemment un problème plus grave qu'une simple blague. D'abord, les smartphones feraient partie du monde carcéral alors qu'ils sont censés y être interdits. La drogue aussi est interdite (et pas qu'en prison) et pourtant, Luciano racontait dans sa vidéo comment il "peut tout avoir", comparant la prison à "un petit club med" et répondant aux questions des internautes : "J'ai la chaîne hifi, une X-Box, du Coca... Hier, j'avais même de l'alcool..."

Evidemment, l'unique possibilité de fouilles aléatoires que peuvent pratiquer les gardiens sur les détenus n'est pas étrangère à la facilité avec laquelle toutes sortes de choses sont introduites dans les prisons et Béziers n'est pas un cas isolé. Partout, y compris en région parisienne jusqu'à Meaux-Chauconin, les parloirs sont des lieux d'échange et pas que de paroles... Et quand les objets aussi divers que téléphones portables, couteaux, alcools, stupéfiants ne passent pas par le parloir, ils sont projetés par-dessus les murs d'enceinte des prisons par familles ou amis. Les agents pénitentiaires et les syndicats le confirment régulièrement.

Luciano n'est pas un enfant de cœur et purge une peine de quatre ans pour "vol aggravé", une qualification qui peut laisser tout imaginer. Outre l'objet même du vol, le détenu a pu être violent, frapper une ou des victimes, les séquestrer, avoir utilisé des armes, l'avoir commis avec d'autres personnes...

En ce qui concerne l'usage du portable dans la prison, Luciano n'en est pas à son coup d'essai puisqu'en janvier, il avait déjà reçu une sanction administrative après la découverte de trois smartphones dans sa cellule.

En troisième position quant aux problèmes soulevés par l'affaire Luciano, arrive le streaming en direct. L'application Periscope, rachetée par Twitter et lancée en mars 2015, a déjà causé des soucis : tout peut y être diffusé sans contrôle. Par ailleurs, des événements comme des matches de boxe ont été filmés et diffusés en direct par le public, soufflant l'exclusivité aux médias qui avaient payé quelques millions de dollars (ça se passe aux Etats Unis) aux organisateurs afin, justement de s'assurer les droits de diffusion.

Le seul point qui pourrait encore freiner l'expansion de l'appli, les bugs et disfonctionnements que les internautes déplorent : l'image se bloque, certains messages n'apparaissent pas, décalage entre le son et l'image...

 

 

2016 ► Les vœux des chers politiques

Ils y sont tous allés de leur couplet. Les politiques français, ceux dont la tête dépasse un peu du haut du panier, n'auraient manqué pour rien au monde la traditionnelle séance de vœux qu'ils se sentent chaque année obligés d'adresser aux Français de peur sans doute d'être projetés dans le gouffre de l'oubli .

Cette année, s'ils sont encore plus férus de la tradition, c'est qu'ils sont en pleine ligne droite pour la course à la présidence dont les élections auront lieu en 2017, s'investissant pour eux-mêmes ou pour les copains.

Evidemment, le soir du 31 décembre, le président Hollande a fait ses annonces télévisées et a mis l'accent - une fois de plus - sur le chômage. Le gouvernement Hollande prévoit en effet de former 500 000 chômeurs afin que ceux-ci puissent retrouver du travail. Joli calcul : pendant ce temps-là, ce sont autant de demandeurs d'emploi qui n'entreront plus dans la catégorie "qui fait peur" et surtout qui montre l'état catastrophique de la France tant les chiffres de "désemploi" sont élevés. Par contre, l'effort pour que les 500 000 demandeurs d'emploi soient formés coûtera la bagatelle d'un milliard d'euros et sera financé moitié par l'Etat et moitié par les fonds de la formation professionnelle. Nous voilà donc rassurés... Mais au fait, l'Etat, n'est-ce pas toujours quand même un peu l'argent des Français ? Toujours est-il que la mesure est concrète, dit-on, et présente, en premier lieu, des discussions avec les Régions, puisqu'en matière de formation, ce sont elles, et leurs nouveaux présidents - qui viennent d'être tous élus par leurs conseils respectifs, depuis lundi 4 janvier - qui détiennent les clés. C'est Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement qui l'a précisé sur RTL - Le Figaro - LCI.  Ah, encore des discussions alors ? On se doute qu'on va aller vers des débats où certains vont comme par magie généreusement sortir de leurs poches quelques centaines de milliers d'euros, tandis que d'autres freineront, peut-être conscients que cracher au bassinet une fois de plus ne fera que rendre encore plus exsangues ces régions qui ne sont finalement financées que par l'argent des contribuables.

On l'aura compris, François Hollande est plus que jamais dans la course aux présidentielles ou peut-être prépare-t-il le terrain pour son chevalier noir, Manuel Valls. Toujours est-il que le président fait face à ce qui semblait être son premier adversaire, Nicolas Sarkozy, excepté que celui-ci est en train de se faire distancer par Alain Juppé. D'après un sondage Elabe pour BFMTV, c'est même lui qui serait le préféré des Français qui en majorité ne voient pas d'un bon œil un autre duel Hollande - Sarkozy. Le président, lui, se ferait devancer par Manuel Valls. Juppé aurait donc toutes ses chances, du moins pour l'instant. Il reste encore quelques mois jusqu'à l'échéance.

Linge sale et politesses
Alors Alain Juppé y est lui aussi allé de ses vœux aux Français. C'était le moment où jamais. Déjà il s'est positionné en chef, ou plutôt en papa, tandis qu'il a "félicité les Français" pour leur élan de solidarité et "l'expression d'un sursaut national" après que le pays a été frappé par les attentats. Alors on a gagné une bonne note sur notre carnet ? Par ailleurs, ce qui plaît peut-être aux électeurs, c'est de voir revenir ceux qui ont défrayé la chronique avec des emplois fictifs à la mairie de Paris (Juppé sous Chirac, maire de Paris, en 1998). Juppé aurait pour ainsi dire "servi de fusible". Un peu comme Jean-François Copé pour Sarkozy dans l'affaire Bygmalion ? (Voir l'article du Figaro ici) On voit bien aussi Bernard Tapie - qui n'est cependant pas élu - revenir au-devant de la scène, et pas seulement comme acteur. Après ses longs tourments avec le Crédit lyonnais, une affaire qui remonte à 1993, l'homme d'affaires va devoir rembourser les sommes perçues lors de l'arbitrage de 2007 (Voir l'article des Echos ici). Au passage, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, ancienne ministre de l'Economie, dans la même affaire, va devoir rendre des comptes devant la Cour de justice de la République (CJR) (Voir l'article de l'Express ici).

Et puis dans le désordre, il y a également eu les vœux de Cambadélis (PS), qui, comme dans la chanson de Gilbert Montagné, propose : "Aimons-nous..." ; il y a eu aussi Pierre Laurent (PCF) qui roule "pour les générations futures", Marine le Pen (FN) qui patiente, Raffarin (LR), l'ancien Premier ministre qui est gentil et puis la rigolote Nathalie Kosciusko Morizet (LR également), main dans la main avec le maire de Paris, Anne Hidalgo (PS) et qui s'est faite évincer de son poste de vice-présidente déléguée de son parti... Et il y a eu aussi tous les autres...

Heureusement que tout le monde a adressé des vœux à la population. N'est-ce pas là le plus important finalement et la morale de l'histoire ? Trinquons à la nouvelle année ou trinquons tout court.

Elections régionales ► Valérie Pécresse élue en Ile-de-France

Valérie Pécresse (LR) a remporté le deuxième tour des élections régionales, dimanche 13 décembre, et du même fait la présidence de la Région.

Le résultat était sans grande surprise puisque la tête de liste était donnée favorite dans les sondages contre Claude Bartolone (PS).

La région change de la gauche (à la Région depuis 1998) pour la droite. Valérie Pécresse a remporté la victoire avec 43,6 % tandis que la gauche a dû s'incliner avec 41,9 %.

Evidemment, dimanche, les Franciliens pouvaient aussi voter pour le Front national. Même si celui-ci a progressé depuis 2012 (200 000 voix de plus pour un total en France de plus de 6,82 millions), il n'a pas fait le poids contre les deux autres partis en lice.

Malgré les "oufs" de soulagement des antifrontistes, le succès de la droite en Ile-de-France n'est qu'en demi-teinte puisque au niveau national, elle comptait sur l'impopularité du gouvernement pour rafler plus de régions que ça n'a été le cas. Elle n'en a, en effet, remporté que sept sur douze, la gauche gagnant les cinq autres.

Pendant ce temps au Front national, on parle tout de même de "victoire historique" même si le parti n'a remporté aucune région. C'est évidemment en raison de l'augmentation conséquente de ses pourcentages de vote : en 2010, il affichait 6,42 % ; dimanche, il est monté à plus de 28 %.

Sa présidente, Marine Le Pen, lors de son allocution, dimanche, a déclaré : "Rien ne pourra nous arrêter ! Notre parti est la première force d'opposition dans la plupart des régions de France". Le FN sera dans la course pour les présidentielles. Les régionales étaient les dernières élections avant la grande échéance.

Elections régionales ► En Seine-et-Marne, le Front national arrive en tête

Avec un taux de participation départemental de 44, 52% aux élections régionales dont le premier tour s'est déroulé hier, dimanche 6 décembre, les électeurs seine-et-marnais ont voté en majorité pour le Front national. Celui-ci arrive en tête avec 30,93% des voix.

"Il fallait s'y attendre " commentent les uns, "Les gens en ont marre" disent les autres"... Toujours est-il que le Front national arrive en tête dans le département de Seine-et-Marne. En Ile-de-France, c'est même là que la liste frontiste menée par Vallerand de Saint Just fait ses meilleurs scores. Avec une participation de 45,9%, l'Union de la droite arrive à 30,51, l'Union de la gauche à 25,19% et le Front national 18,41%.

En Seine-et-Marne, Valérie Pécresse, à droite, s'en sort avec 25,35%, la gauche, avec Claude Bartolone, n'arrive qu'à 20,34%.

A Melun, la ville-préfecture ne dépareille pas et les électeurs ont marqué leur choix pour le FN.

C'est particulièrement dans les villages que le Front national a montré son succès. Par exemple, dans le nord du département, à Monthyon, le parti frontiste atteint 46,11% tandis que la droite arrive à 23,51% et la gauche 10,67% ; à Compans, 34,29% pour le FN, 21,22% pour le Front de gauche et 13,06% pour la droite ;au Mesnil-Amelot c'est : FN : 45,89%, droite : 25,54%, gauche : 9,52 ; à Villeroy, c'est FN : 47,86%, droite : 20,51%, gauche : 13,68% ; à Saint-Pathus c'est FN : 42,8, droite : 19,22, gauche : 17,42 ; à Saint-Soupplets, c'est : FN : 43,99%, droite : 22,75, gauche : 14,03% ; à Charny, c'est : FN : 40,67%, doite : 24,16, gauche : 16,51 ; à Othis : FN : 37,53%, droite : 13,85%, 23,20% ; à Dammartin-en-Goële : FN : 35,14% ; droite : 24,55% ; gauche : 19,25% ; à Crégy-Lès-Meaux : FN : 29,17%, droite : 27,61%, gauche : 20,80 ; à Nanteuil-Lès-Meaux : FN : 31,46%, droite : 25,26%, gauche : 20,80% .

A Mitry-Mory, municipalité où les communistes sont installés depuis 90 ans, les résultats sont aussi marqués avec, pour le FN, 34,47% ; pour le Front de gauche, 18,20% ; pour la droite : 15,28% et pour le Parti socialiste, 15,24%.

Dans les grandes villes de Meaux et de Chelles, la droite arrive en tête, talonnée par le Front national. A Meaux : FN : 26,64%, droite : 32,08%, gauche : 20,21% ; à Chelles : FN, 26,39%, droite : 26,92, gauche : 24,76%.

Par contre, à Champs-sur-Marne, Torcy et Noisiel, la gauche a résisté : à Champs : gauche : 28,01%, FN : 21,55%, droite : 20,87% ; à Torcy : gauche : 37,28%, FN : 20,96%, droite : 17,88% ; à Noisiel : gauche : 36,67%, droite : 18,74%, FN : 17,56%.

A Lagny-sur-Marne, c'est la droite qui mène : droite : 26,65%, FN : 26,07%, gauche : 22,16%, comme à Serris : droite : 27,37%, FN : 26,88%, gauche : 22,14.

La déconfiture était attendue par le parti socialiste et les résultats n'ont fait que confirmer les chiffres des derniers sondages.

Quant aux Verts, la COP 21 n'a rien changé pour eux. Les élections régionales les ont quasiment faits disparaître, même s'ils s'estiment "en cours d'installation" à Melun avec 7,7% des voix et 5,7% à Villeparisis.

Les prévisions pour le second tour qui aura lieu dimanche prochain donnent toujours Valérie Pécresse gagnante de la région.

Elections régionales ► Vers des taux d'abstention conséquents

Conséquents, c'est ce que les sondages prévoient quant aux taux d'abstention pour les élections régionales. Aujourd'hui, la France va voter pour ses représentants mais nombre de français sont loin de se sentir concernés.

Pourtant, les conseils régionaux sont d'une importance prépondérante puisqu'ils gèrent les affaires de la Région, particulièrement dans le développement économique en soutenant l'innovation. Ils interviennent également dans l'organisation des transports ferroviaires régionaux, le transport urbain, la formation professionnelle, la gestion des lycées, la construction de ceux-ci, l'apprentissage,  l'environnement et la transition énergétique, le plan régional pour la qualité de l'air, la culture, le sport, le logement...

Bref, certains se rendent compte de l'importance de la Région, d'autres beaucoup moins et donc se sentent moins motivés pour aller voter, si tant est qu'ils soient au courant des élections.

Il faut dire que pas grand chose a été fait pour qu'ils le soient. Une campagne quasi inexistante, recouverte par un contexte national particulièrement difficile : attentats et chômage semblent plutôt avoir assommé les Français que les avoir réveillés.

Les joutes politiques sont devenues, comme le commentent des analystes, "un spectacle de médiocre qualité" qui donne un peu trop de place, sur la scène, à la "démagogie" et à "l'impuissance", avec "des partis qui ne sont plus représentatifs de la diversité idéologique, sociale et territoriale de la population". C'est du moins une des conclusions que tire l'Ifop de ses derniers sondages. La preuve de ce que l'institut avance est la désaffection particulièrement chez les jeunes qui petit à petit se désintéressent du paysage politique. "Seulement 28 % d'entre eux auraient l'intention de se rendre aux urnes aujourd'hui", premier tour des régionales.

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, vendredi 4 décembre encore, se félicitait de la prolongation de la période d'inscription sur les listes électorales.

Malgré les efforts du ministre, la forte tendance abstentionniste générale resterait bien en place. Elle n'a d'ailleurs cessé de progresser au fil des élections : en 1986, elle était de 25,2% ; en 1992 de 34,5% ; en 1998 de 44,9% ; en 2010 de 53,64%. Le nouveau découpage des régions participera probablement également au manque d'implication des électeurs, faute de pouvoir se reconnaître dans les territoires. Grosso modo, moins d'un électeur sur deux irait voter. Ce seront les dernières élections avant les présidentielles de 2017.

 

 

Chômage ► Les derniers chiffres donnent le vertige

POLITIQUE ET SOCIÉTÉ -

Les chiffres du chômage disent que le nombre de demandeurs d'emploi s'accroît en moyenne de 9 000 par mois. En réalité, ceux-là ne concernent que la fameuse "catégorie A", celle qui comprend les demandeurs d'emploi qui doivent faire des actions positives et qui sont totalement sans emploi...

Car il y a les autres, ceux qui ont exercé une activité d'au plus 78 heures dans le mois, ceux qui ont travaillé plus de 78 heures, ceux qui sont en stage ou en formation, en maladie, ceux qui sont en contrats aidés... (voir les détails ici)

En fait, on peut faire dire ce qu'on veut aux chiffres en éliminant l'une ou l'autre des catégories. Chaque classe politique ou ministère a sa façon d'intégrer les chiffres dans ses calculs et surtout dans ses discours (il n'y a pas que pour le chômage...).

Les attentats de Paris le 13 novembre ont presque fait oublier aux Français le marasme économique.

Si l'on en croit malgré tout les derniers recensements du chômage et les statistiques publiées le 26 novembre par Pôle Emploi et par le ministère du travail, le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a atteint près de 3,59 millions en métropole, soit une augmentation de 42 000 en un mois.

Une augmentation de 3,7 %, c'est moins bien qu'un bug technique
Il semblerait que pour faire baisser les chiffres de l'index "chômage", il faille un bug dans les relances par SMS des inscrits à Pôle emploi, comme en 2013. Ce mois-là, en août, la France avait tout à coup cru à un horizon plus bleu. Le président Hollande avait arrêté de retenir sa respiration et quasiment poussé un "ouf" de soulagement. Oui mais voilà, ce n'était qu'un bug et le mois suivant, après la forte baisse, les relances par SMS fonctionnant cette fois comme prévu, un rebond évidemment "hors norme" avait replongé les espoirs dans le gouffre de la morosité avec ses + 50 600.

La France doit dorénavant faire avec ses quelques 3, 851 millions de chômeurs. Ils ont augmenté de 3,7 % en un an.

Toutes catégorie confondues, on arrive quand même à 5,436 millions de chômeurs dans l'hexagone. C'est un nouveau record dont François Hollande et sa famille politique se seraient certainement passés tandis qu'on approche du premier tour des élections régionales (on votera dimanche 6 décembre).

Le ministre du travail, Myriam El Khomri a déclaré que "ces chiffres ne sont pas satisfaisants".

C'est le moins qu'on puisse dire...

Alors, on (les gouvernements) tente de se glorifier de chiffres à la baisse en ramenant les statistiques de façon moins ample, en observant à la loupe, et oui, on finit par trouver une bonne nouvelle, pour les moins de 25 ans dont les effectifs sont "restés stables en octobre". Tant pis pour ceux qui sont encore dans les chiffres stables.

 

 

Politique ► Débat télévisé : Fillon trouve Valls "amolli"

La chaîne France 2 a présenté un débat entre le Premier ministre, Manuel Valls, et l'ancien, François Fillon, dans l'émission "Des paroles et des actes", jeudi 24 septembre. Ce dernier est en pleine promotion de son livre intitulé "Faire".

Chacun dans son camp, polis et bien mis, leur "parler vrai" a permis au téléspectateur de bien comprendre le dialogue.

Manuel Valls a parlé en premier et a martelé qu'il suivait le chef de l'Etat, qu'il n'essayerait jamais de se mettre en avant alors qu'il est premier ministre et fidèle à François Hollande et que donc, il n'était pas question pour lui "d'envisager de se lancer dans la course à la présidentielle"... Il n'a pas dit jusqu'à quand, alors que le spectateur sentait qu'il aurait bien ajouté quelques détails sur l'idée mais s'est retenu avant d'en dire trop.

Manuel Valls et François Fillon avaient chacun leurs notes sous les yeux, les feuilles de route du face à face qui les opposait hier soir et avait des airs de campagne présidentielle. Evidemment, le député de Paris est dans les starting-blocs pour la primaire chez Les Républicains. Il a pointé du doigt la "hollandisation de Valls", ne cachant pas son point de vue sur le fait que le président "a amolli" son Premier ministre qu'on connaissait plus combatif.

Chiffres du chômage, économie, finances, baisse de la fiscalité (NDLA : il paraît que ça marche pour certains Français, tous les autres attendent leur tour avec impatience...), ambition personnelle, le Premier ministre était attendu sur différents terrains et également sur le sort qui pourrait être réservé à Emmanuel Macron. Durée du temps de travail, statut des fonctionnaires... Manuel Valls a dû réaffirmer la position du gouvernement, "continuer de réformer tout en respectant les valeurs" et c'est en effet de façon mécanique qu'il a encore, lors du débat, conservé sa ligne de parole.

Au cours de l'émission, Manuel Valls a souligné la responsabilité d'organiser l'accueil des réfugiés, y compris dans les petites villes. Il a été demandé au Premier ministre : "Comment les réfugiés vont-ils pouvoir s'intégrer avec autant de chômage ?" Et puis : "Pensez-vous que c'est la bonne solution d'imposer cela à des petites villes?" Ce à quoi Manuel Valls a répondu : "Ceux qui ont droit à l'asile auront le droit à un hébergement et pourront travailler (...) "C'est de la responsabilité de l'Etat que d'organiser l'accueil (...) "On ne prend pas aux Français, ou à ceux qui vivent en France, on n'oppose pas. Il n'y a pas cette concurrence des pauvretés", assurant également que la France accueillerait 30 000 migrants, pas plus. La semaine dernière, à la rencontre qui a réuni le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et les maires de France, il était question de 24 000, "pas plus" (voir l'article ici).

 

 

 

Migrants ► Sarkozy pour un "véritable statut provisoire de réfugié de guerre"

L'annonce a été reprise dans les médias nationaux : Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'Etat, président du groupe des Républicains, voudrait un "Schengen 2", un peu comme un espace 2.0 quand on fait une mise à jour en informatique. Les accords de Schengen seraient donc déjà obsolètes ? Ainsi, tandis que la France se prépare à accueillir 24 000 réfugiés syriens, l'ancien président souhaite voir évoluer les statuts de réfugié. Comme il l'a indiqué dans une interview dévoilée par l'AFP, mercredi 9 septembre, il y verrait d'un côté "les migrants économiques que la France n'a les moyens d'accueillir que de façon très limitée", d'un autre côté "les réfugiés politiques que nous avons toujours accueillis au nom de notre tradition humaniste qu'il serait inacceptable de modifier" et enfin dans un troisième volet, "les réfugiés de guerre, obligés de fuir provisoirement leur pays en voie de désintégration et, comme c'est le cas pour l'Irak ou la Syrie, que nous devons accueillir pour la seule période des conflits et qui ont donc vocation à rentrer chez eux une fois la paix rétablie."

Désintégration, c'est le mot qu'il a également employé pour alerter sur l'état de la société française qui, selon lui, manquerait d'une politique migratoire qui distingue les trois catégories : "migrants économiques", "réfugiés politique" et "réfugiés de guerre".

L'ancien chef de l'Etat a prévu l'organisation. Dans une version Schengen 2, il envisagerait de "créer des centres de rétention dans les pays périphériques à l'espace Schengen afin d'instruire les demandes d'entrées en Europe" au titre de l'un ou l'autre des statuts, autrement dit de faire un tri avant de laisser entrer les migrants en Europe.

Il ajoute : "Si nous n'y prenons garde, les risques de désintégration de la société française grandiront jusqu'à devenir inévitables. Il sera alors trop tard pour verser des larmes de crocodile sur une situation que par lâcheté on a refusé d'affronter".

Pour l'urgence, l'ancien président préconise une réunion entre "l'Union européenne et nos voisins de la Méditerranée pour préparer un accord multilatéral sur l'immigration". Faudrait-il demander à la Syrie son accord pour accueillir ces réfugiés ?

Nicolas Sarkozy parle également de refonder la politique européenne sur l'immigration, tout en estimant qu'un "Schengen 2" devrait laisser le principe intangible de "la liberté de circulation des Européens".

Pour lui, les 24 000 migrants qui vont venir en France devraient ainsi avoir le statut provisoire de "réfugiés de guerre".

Réfugiés ► Christian Estrosi ne veut pas de politique des quotas

Christian Estrosi, le député et maire de Nice, refuse une politique des quotas. C'est ce qu'il a annoncé dimanche 6 septembre à la presse tandis qu'il venait de visiter le mémorial du camp de Milles, près d'Aix-en-Provence. Il était interrogé sur l'invitation adressée par Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, aux maires des villes qui souhaitaient accueillir des réfugiés.

Ainsi a-t-il fait remarquer que "sa ville, en fonction de ses disponibilités, accueillait déjà des réfugiés dont des chrétiens d'Orient".

Christian Estrosi a appelé à combattre "l'islamisme radical comme nos pères et nos grands-pères ont combattu avec la même force et mis à bas le nazisme et le stalinisme".

Le maire de Nice ne veut pas se laisser dicter par le gouvernement une politique basée sur des quotas. "Je n'ai pas attendu ce gouvernement pour prendre des initiatives (...) Un de mes adjoints se rendra sans doute à la réunion organisée par Bernard Cazeneuve, moi-même ne pouvant m'y rendre pour des questions d'emploi du temps".

 

Le camp des Milles a été utilisé comme camp d'internement sous le régime de Vichy.

La visite par le député sur Facebook

Cantines scolaires ► Le député Jégo proposera un menu végétarien

Le député et maire de Montereau-Fault-Yonne, Yves Jégo (UDI) veut, comme il dit, sortir la France laïque de l’affrontement, en parlant des cantines scolaires. Il  a annoncé sur BFMTV, vendredi 14 août, qu’il présenterait une proposition de loi pour rendre obligatoire un menu végétarien dans les cantines des écoles, un texte soutenu par l’ex-ministre EELV Cécile Duflot et la sénatrice UDI Chantal Jouanno. Le député de Seine-et-Marne a lancé une pétition qui dépassait, au 1er septembre, les 100 000 signatures. Il estime que le menu végétarien obligatoire permettrait « à ceux qui ne veulent pas de viande ou de poisson, de se nourrir de façon équilibrée ». Le politique compte en effet sur les nombreuses possibilités culinaires pour que la dose de protéines nécessaire à chaque repas soit respectée dans les plats végétariens.

L’idée plaît déjà aux écologistes dont certains avaient commencé, en mars, à militer pour un menu végétarien, avançant le fait que la proposition est pragmatique plutôt que dogmatique. Comme l’a relaté France3 Ile-de-France, selon Aymeris Caron, Allain Bougrain-Dubourg ou Olivier Giesbert, « le repas végétarien convient au plus grand nombre : musulmans, juifs, chrétiens, athées ou autres. (…)  L’alternative sans viande et sans poisson devrait exclure le lait et les œufs afin de satisfaire les végétaliens ».

Qu’en sera-t-il alors des adorateurs de fées, qui ne devraient boire que l’eau claire d’un ruisseau de sous-bois (ça existe et l’eau c’est important aussi),  ou des adorateurs des veaux, qui, pour rien au monde ne mangerait du veau ? Ça ne vous rappelle rien ? C’est l’histoire d’un peuple qui s’était mis à adorer la statue d’un veau, en or, tandis que Moïse tardait à redescendre du mont Sinaï…

Il y a aussi ceux qui pensent qu’élever des enfants sans viande est anormal. Les humains sont omnivores, ça veut bien dire qu’ils mangent de tout… Par ailleurs, des enfants, particulièrement ceux de familles défavorisées, prennent leur principal – voire leur seul – repas de la journée à la cantine. Ces deux paramètres pénaliseraient sans doute ces enfants. Quant aux raisons médicales aussi invoquées par le député Jégo pour faire passer l’idée d’un menu végétarien, elles font déjà l’objet d’un règlement et ne peuvent être étudiées qu’au cas par cas. Allergies à l’arachide, impossibilité d’absorber du sel avec un traitement à la cortisone… Finalement, ne serait-il pas moins discriminant de faire avaler aux enfants un assortiment de pilules comprenant vitamines, sels minéraux, et autres délices aseptisés, comme on voit dans les films de science-fiction ?

Et les éleveurs dans tout ça ?

La réponse sera-t-elle vraiment dans l’alternative d’un menu végétarien obligatoire ?

Eleveurs ► Voiture ou train, la circulation risque d'être bloquée jeudi

Les rendez-vous sur Paris vont avoir du mal à être honorés jeudi 3 septembre. Les éleveurs ont prévu une grande manifestation nationale à la capitale, à l'appel de la FNSEA. La grande majorité viendra de Bretagne et a prévu de bloquer l'accès à Paris. Les agriculteurs veulent obtenir davantage que ce que le plan d'urgence (soit 600 millions d'euros) du gouvernement avait annoncé en juillet.

En outre, la société Combiwest qui effectue des liaisons quotidiennes entre la Bretagne et le Sud-Est pour l'acheminement de denrées industrielles et alimentaires, mécontente des voies d'après elle "de mauvaise qualité", que la SNCF lui attribue, prévoit de bloquer aussi le trafic ferroviaire. Pourtant, pas plus tard que vendredi 28 août, SNCF Réseau a fait une proposition pour le trajet Le Mans - Morlaix correspondant aux besoins de Combiwest et que la société de transport a acceptée.

Alors Combiwest, créée en 2009 par des agriculteurs bretons, persistera-t-elle à vouloir bloquer les voies ferrées jeudi ? Evidemment, elle apporterait ainsi en même temps son soutien aux éleveurs. Et ce sont bien les Bretons qui vont venir bloquer Paris. D'après une interview par nos confrères de France bleu, les agriculteurs annoncent que "la manifestation sera pacifique mais ils attendent des résultats", un Breton indiquant : "Il faut montrer qu'on est capable de bloquer Paris, ça va peut-être les [NDLR : l'Etat] réveiller ! " Ajoutant : "Désolé pour les Parisiens mais les paysans arrivent, tant pis".

Les premiers tracteurs sont partis du Finistère ce matin, mardi 1er septembre. Une partie des manifestants pourrait rejoindre Paris en bus. Toutes les routes ne seront donc pas bouchées... mais mille tracteurs dans la capitale, ça risque en effet de gêner la circulation.

 

Politique ► Toutes les pastèques ne sont pas rouges à l'intérieur 

Si en été, les pastèques sont des fruits succulents et sucrés, en politique, elles ont un goût plutôt aigre.

Quelques jours après son collègue à l'Assemblée nationale, François de Rugy, le président du groupe Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) au Sénat, Jean-Vincent Placé a annoncé au micro d'Europe 1, jeudi 27 août, qu'il quittait la formation politique dont il a été membre pendant plus de 10 ans.

Il accuse son ancien parti d'adopter une "dérive gauchiste", pointant du doigt les positions de Cécile Duflot, ex-ministre écologiste du logement de Jean-Marc Ayrault et les tentations de certains de ses ex-compagnons de faire alliance avec le Front de Gauche.

Du côté des opposants, beaucoup soupçonnent les deux démissionnaires de viser un porte-feuille ministériel en voulant peser sur les négociations du sommet sur l'environnement de Paris en novembre prochain. Les mauvaises langues diront, et pour reprendre le vocabulaire botanique, que le sénateur aurait pris le melon.

Dans tout cas, les pastèques sans pépins, ça n'existe pas encore en politique !

Front national ► Le père exclu du parti, la fille "confiante en l'avenir"

Ça y est, Jean-Marie Le Pen est passé à la trappe, jeudi 20 août. Il a comparu devant le bureau exécutif, auquel sa fille, Marine, ne participait pas, et a été condamné à l'exclusion. La décision n'est évidemment pas faite pour plaire au patriarche du Front national qui crie à l'infâmie, s'insurgeant, comme il dit, contre un vrai "guet-apens" et un "assassinat politique". Il se fait entendre sur radios et télévisions et a affirmé son intention de participer aux universités de rentrée du parti qui auront lieu début septembre.

Comment va-t-il s'imposer malgré le jugement du bureau exécutif ? L'homme, accompagné de son nouvel avocat, Frédéric Joaquim, espère bien contrer la décision et a d'ailleurs indiqué dans un communiqué daté du 20 août : "Le bureau exécutif réuni en section spéciale vient de prononcer contre moi une pseudo-condamnation que je charge sans délai mon avocat (...) de faire annuler par la justice". Ainsi invoque-t-il l'article 6 de la Convention européenne des droits de l'Homme pour réclamer la publicité des débats du bureau exécutif.

"Madame le Pen [NDLA : comme le père appelle sa fille, Marine] n'a pas assisté à la mise à mort de son père mais elle dirigeait tout par téléphone, de loin !" a raconté Jean-Marie Le Pen sur les médias nationaux.

De son côté, Marine Le Pen verrait dans l'exclusion du fondateur du parti un renouveau pour le FN. Avec Florian Philippot, comme tous deux l'annoncent publiquement, elle est convaincue que l'exclusion de son père va être "profitable" à l'avenir du FN.

La guerre politico-familiale chez les Frontistes n'est vraisemblablement pas terminée et perdurera sur fond de campagne pour les régionales qui auront lieu dans trois mois... Qui sait ce qui se passera pour les présidentielles en 2017 ?

Croissance ► Reprise économique : Michel Sapin y croit

C'est Michel Sapin, ministre de l'Economie et des Finances qui l'a dit : « La reprise est bel et bien engagée en France. Gardons le cap. » Les explications se trouveraient dans les chiffres décevants du deuxième trimestre de cette année. En effet, ils ne seraient décevants que parce que ceux du premier trimestre ont été "très dynamiques" comme l'indiquait cette semaine Michel Sapin, chiffres à l'appui : "Sur un an, le PIB a progressé de 1 % et après trois années sans réelle croissance, la reprise se diffuse dans l’économie (...) Ce résultat, ce n’est pas seulement le fruit d’un 'alignement astral' favorable – pétrole bas, taux d’intérêt bas, euro bas. C’est d’abord le résultat d’une politique volontariste : avec le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et la première étape du Pacte de responsabilité et de solidarité, 20 milliards d’euros ont déjà été restitués aux entreprises. Le plan de soutien à l’investissement, notamment la mesure de « suramortissement », est en œuvre depuis avril. Soutenu par la baisse du prix de l’énergie, le taux de marge des entreprises a déjà repris les deux tiers du terrain perdu entre 2007 et 2012. Voilà de quoi restaurer des parts de marché à l’exportation pour nos entreprises, voilà de quoi investir et embaucher !"

Plutôt prudent ou tambour battant ? Toujours est-il que le ministre a déclaré "travailler sur une hypothèse de croissance de 1,5% de croissance en 2016 ». Avec les ministres du Budget et de l'Emploi, c'est bien le taux qu'ils prévoient depuis plusieurs semaines et assurent que c'est avec 1,5 % de croissance que la France peut relancer l'emploi.

Le domaine de l'emploi est très certainement une question prioritaire pour le pays : le chômage continue inexorablement de monter alors que François Hollande a mis en jeu sa candidature pour 2017, soutenant qu'il ne se représenterait pas s'il échouait à inverser la célèbre "courbe du chômage" d'ici là.

D'après différents experts, dont Xavier Timbeau, directeur principal de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), la croissance française reprendrait en effet, entraînée par l'accélération de la croissance mondiale. Dans l'étude présentée par le Département analyse et prévision intitulée "La reprise qui s'annonce", c'est "toute la zone euro et les pays industrialisés qui bénéficieraient de la baisse du prix du pétrole qui permettra un transfert de revenu des pays producteurs de pétrole vers les pays industrialisés. Les ménages devraient ensuite en bénéficier rapidement via l'amélioration de leur pouvoir d'achat".

Est-il important qu'une éventuelle reprise de la croissance française soit liée à l'effet mondial plutôt qu'aux bonnes décisions du gouvernement ? Le ministre de l'économie justifie les actions en lesquelles il semble croire : "C’est en gardant une politique économique cohérente que nous confortons la croissance aujourd’hui, et permettons une ferme reprise de l’investissement et, enfin, le recul du chômage".

XXIe siècle ► La Finlande abandonne l'écriture cursive - Qu'en pensez-vous ?

Vieillotte l'écriture cursive ? En tout cas, c'est ce que le gouvernement finlandais pense. L'écriture cursive serait devenue inutile en raison de l'évolution technologique des moyens d'écriture, sur clavier d'ordinateur et smartphone.

Dans l'histoire, l'écriture et la langue ont déjà subi des changements. On ne parle plus au XXIe siècle comme on parlait au XVIe. Pareil pour l'écriture. Les générations actuelles ne concevraient pas d'écrire et sans doute encore moins de parler "comme autrefois".

Alors, bon ou mauvais changement ?

Donnez votre avis sur le sujet dans les commentaires.

D'après l'Express, "Les autorités finlandaises estiment en effet que l'envoi de SMS, de tweets et de messages tapés sur un clavier d'ordinateur sont devenus les principaux moyens de communication de notre époque. « Nous avions l'habitude d'utiliser l'écriture liée pour écrire plus vite, mais de nos jours, les enfants ne commencent à l’apprendre qu’en grade 2 [c’est-à-dire à l’âge de 8 ans], et ils ne disposent que d'une année pour bien la maîtriser avant d'avoir à se concentrer sur ce qu'ils écrivent, plutôt que sur la seule manière dont ils l’écrivent. Ce n'est pas facile d’écrire pour les enfants, ni pour les professeurs de les lire. », explique Minna Harmanen du ministère de l’Education finlandaise.

A partir de 2016, on enseignera donc uniquement l'écriture script aux élèves ainsi que la frappe, « dont nous pensons que c'est très important pour le marché du travail », ajoute Harmanen."

Gouvernement ► Le départ de Rebsamen tournera-t-il à un remaniement plus vaste ?

Le ministre du Travail, François Rebsamen, également maire de Dijon depuis le 10 août, présentera sa démission au Conseil des ministres qui aura lieu dans une semaine, mercredi 19 août. Un mois après, il aura ainsi quitté la rue de Grenelle.

Pour le moment, aucun remplaçant n’a été pointé par le président Hollande ni par le Premier ministre, Manuel Valls.

Alors chacun y va de son avis. Les noms avancés par les uns et les autres parmi les actuels ministres pour tenir la fonction oscillent entre Alain Vidalies (aux Transports), sans doute le favori dans la course, et trois députés : Jean-Marc Germain (l'ex-directeur de cabinet de Martine Aubry, également mari d'Anne Hidalgo, maire de Paris), Bruno Le Roux (le président du groupe PS à l'Assemblée) ou encore Christophe Sirugue (auteur du récent rapport sur le dialogue social et l'emploi).

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, un peu trop « marqué » après la dernière crise agricole, ne tiendrait pas l’autre bout de la corde, à moins que la proposition au Travail ne lui serve de porte de sortie vers l’oubli de la colère des éleveurs et producteurs.

Evidemment, on comprendra qu’un déplacement de Vidalies au poste du Travail mènera tout droit à un remaniement ministériel bien plus conséquent.

Ainsi donc, le changement d’un seul ministre (celui du Travail) pourrait engendrer une réaction en chaîne. C’est peut-être ce qu’attend le couple président – Premier ministre pour pratiquer un remaniement genre chaise musicale plutôt qu’un simple remplacement.

Ministres et parlementaires pourraient bien valser dès la rentrée « plutôt que d’attendre janvier », une rumeur qui se répand comme une traînée de poudre.

Toujours est-il que l’événement suit de près l’annonce de François Hollande qui a lancé, fin juillet, qu’il ne se représenterait aux présidentielles de 2017 que si le chômage baissait. Il faudra par voie de conséquence que le ministre du Travail assure à ce poste stratégique pour mener les chiffres de l’emploi « dans le bon sens ».

Immigration ► Des logements d'urgence supplémentaires pour les migrants ?

A Paris, des logements d'urgence supplémentaires seront mis à mis à disposition de migrants. Marine Le Pen, présidente du Front national, n'est pas d'accord et a marqué fermement son opinion, mercredi 5 août, quand RTL l'a interrogée sur la question : "Quelle honte ! Il y a des centaines de milliers de Français qui attendent un logement d'urgence, qui attendent un logement social" a-t-elle avancé, ajoutant que "La classe politique française passe sa vie à essayer d'aller chercher des responsabilités ailleurs, alors que c'est eux les responsables de la situation » en matière d'immigration.

Manuel Valls, dans la même journée a commenté : "La différence entre Marine Le Pen et moi, c'est que je gouverne. Il vaut mieux qu'elle ne gouverne pas. Le projet qu'elle a pour la France est profondément anti-national ». Il a également déclaré : "Il faut des règles [NDLR : en matière d'immigration] : ceux qui sont en situation irrégulière doivent être reconduits à la frontière. Les migrants qui sont là sont très nombreux. Ces derniers mois, le chiffre publié sur les morts est terrible (...) La solution est d'abord en Afrique avec la résolution des conflits (...) Elle est d'abord européenne. Il faut une organisation de nos frontières. C'est vrai à Vintimille avec l'Italie. C'est vrai avec la Grande-Bretagne ».

Ainsi pour le Premier ministre, « la réponse est européenne, la solution est d'abord dans ces pays ».

Sur Facebook, Marine Le Pen conclut : « Donc Manuel Valls n'a aucun argument ! Rien, zéro, nada... Les mêmes mots vides de sens, jour après jour... »

 

 

Front national ► Jean-Marie Le Pen pourrait être sanctionné par le bureau exécutif

Le 20 août, Jean-Marie Le Pen est convoqué devant le bureau exécutif du parti politique qu'il a fondé, le Front national. C'est que le père de l'actuelle présidente, sa fille, Marine Le Pen, a été mis au ban du parti après une nouvelle série de provocation en avril. A 87 ans, l'ancien leader a remporté, en juillet, deux victoires en justice face à sa fille : l'annulation de sa suspension en tant qu'adhérent, prononcée début mai par les instances dirigeantes puis la suspension, avec un recours en procédure d'urgence, de son congrès.

Les adhérents, au nombre de 51 000, devaient se prononcer sur les nouveaux statuts du FN dans lesquels le titre de président d'honneur de Jean-Marie Le Pen a été supprimé. Cependant, estimant que le parti n'avait pas respecté les règles internes en organisant un congrès par correspondance et non sous forme physique, comme cela aurait dû être le cas dans le cadre d'une modification des statuts, les juges des référés du tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts -de-Seine) ont suspendu les opérations de vote le 8 juillet alors que celles-ci devaient se poursuivre jusqu'au 10 du même mois.

Jean-Marie Le Pen s'est indigné dans les médias : "Déjà condamnée trois fois par la justice, Mme Le Pen s'entête et compte, a-t-elle dit, m'exclure du parti dont je suis le fondateur et le président d'honneur". Il soutient que "les griefs exposés appartiennent tous" à sa liberté d'expression "d'homme politique et de parlementaire".

Sur Europe 1, l'ancien leader a réagi à sa convocation devant le bureau exécutif du parti, estimant "qu'avoir choisi la date du 20 août a quand même une dose de perversité et de méchanceté intrinsèques".

A la dite date, le bureau statuera "en formation disciplinaire", selon une lettre signée de la présidente du parti et fille du convoqué. Le courrier détaille les points reprochés à jean-Marie Le Pen et plus particulièrement les propos qu'il a tenus sur les chambres à gaz et le Maréchal Pétain.

Assemblée nationale ►Prostitution : la « drôle de décision » de pénaliser les clients

Depuis le 12 juillet dernier, à quelques jours de la fermeture des portes de l’Assemblée Nationale pour les grandes vacances de ses parlementaires, la majorité y a voté le texte visant à s’en prendre aux clients des prostituées dans notre pays.

La loi a eu beau passer entre les mains des sénateurs, qui l’avaient pour le moins érodée… la majorité des députés a tranché en dernière lecture. On appliquera des poursuites envers les « usagers ».

De Marthe Richard à  Anne Hidalgo et N. K. M.

Les tentatives de règlementation du plus vieux métier du monde sont probablement aussi vieilles que le métier lui-même. Vu de loin, dans le brouillard de l’espace depuis la planète Vénus (forcément), le fait n’est pas d’une importance colossale. Pourtant s’il n’est pas très reluisant de payer pour assouvir un désir sexuel, l’exercice de la  prostitution est lui une question très personnelle. Les femmes qui choisissent de se vendre pour des raisons qui les regardent n’ont qu’à le faire. Ce qui est beaucoup plus immoral, insupportable, c’est le contexte dans lequel certaines d’entre elles pour ne pas dire la majorité sont obligées d’exercer. Et bien sûr c’est là qu’il faudrait frapper très fort. Réseau, embrigadement, proxénétisme, esclavagisme, tout ceci est monstrueux et mérite qu’on sanctionne violemment les vrais criminels qui en tirent les ficelles.

Marthe Richard, élue de Paris, obtenait la fermeture des maisons closes en 1946. Pouvait-elle imaginer un instant que soixante dix ans plus tard, on aurait à assister impuissants (sans jeu de mot) au ballet pathétique d’enfants roumaines de 16 ans qui déambulent du côté de la porte d’Aubervilliers, perchées sur les talons de chaussures trop grandes, le visage barbouillé de rouge à lèvre mal posé ? C’est au nom de la morale et de la dignité féminine qu’on a bouclé les bordels en leur temps… sortant de facto la prostitution de tout contrôle, y compris sanitaire. On disserte encore sur le bien-fondé de la mesure !

NKM, elle aussi élue de Paris, qui ne milite pas du tout comme chacun sait dans la majorité actuelle, est très active dans le discours et donnait récemment des interviews très visibles, prenant position de manière définitive contre les « consommateurs », rejointe par Anne Hidalgo, maire de Paris, son adversaire d’hier, qui veut se débarrasser des centaines de salons de massage chinois où seul le mot chinois est à peu près confirmable !

Une loi stratégique

Cette loi a un seul mérite : elle va faire baisser substantiellement le nombre des consommateurs. Ils sont en général inquiets, pas forcément très fiers de leur comportement et évidemment très influençables. La seule perspective de se faire prendre, avec les conséquences et les répercussions possibles chez eux, va en guérir une bonne partie pour longtemps.

Ainsi, de manière très jésuite, on ne touche pas aux prostituées, mais on dynamite leur fonds de commerce… c’est habile et sûrement très efficace. Pour le reste, l’hypocrisie reste la reine du bal des faux nez. Car pendant qu’on légifère sur le sujet, en se donnant des bouffées d’air frais chargées de moralité, de féminisme, d’humanisme et de modernité,  des dizaines de petits camions blancs habités de jeunes femmes venues d’Afrique, portant toutes les mêmes sous vêtements par le fruit du hasard, jalonnent toutes les forêts de l’Ile de France… La pratique a plus de 15 ans, on n’a jamais trouvé le moindre moyen de l’éradiquer !

La loi contre les clients aura-t-elle raison du plus vieux métier du monde ? Evidemment que non. Il existe aujourd’hui des réseaux d’ « escort-girls », en France, dans toute l’Europe et dans le monde entier, utilisant elles aussi… les nouvelles voies de la communication. Et là, il sera bien difficile de coincer un « consommateur » se rendant à un rendez-vous privé, dans un lieu privé, pris via Internet !

Alors, un grand coup d’épée dans un grand volume d’eau froide, cette loi contre les clients ?

Elle aura au moins eu le mérite de donner bonne conscience à tout le monde. Ça marche toujours.

 

Eleveurs ► Passe d’arme à l’Assemblée sur fond de lutte bovine

Christian Jacob, député de Seine-et-Marne, n’y est pas allé de main morte pour tacler le Premier Ministre, Manuel Valls. Le duel s’est déroulé mercredi 22 juillet, à l’Assemblée Nationale au sujet de la crise que subit actuellement le monde agricole français et du « plan d’urgence » qui doit le sauver.

Depuis plusieurs jours, les éleveurs mènent une fronde contre le gouvernement. Leur combat pour obtenir une révision des prix des matières animales met le gouvernement dans une situation difficile. Ils se lancent dans des opérations coup de poing, particulièrement en Normandie, dans le Rhône et en Poitou-Charente, bloquant des grands axes routiers alors que les départs en vacances battent leur plein. En réponse, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a débloqué un plan d’urgence de 600 millions d’euros, des chiffres qui ont laissé les éleveurs sur leur faim.

Pour le député Christian Jacob, « c'est une opération de com, une mascarade, un mensonge, ce sera même vraisemblablement une fumisterie ! » Il accuse même Manuel Valls de passer plus de temps rue de Solferino, le siège du PS, qu’aux affaires de l’Etat.

Les joutes verbales au palais Bourbon lassent les agriculteurs dont les trésoreries sont vides et les factures s’amoncellent, parce que, comme ils l’expliquent, « ils vendent leurs produits, viande ou lait, en dessous du prix de production". Ils affirment vouloir maintenir leurs actions jusqu’à satisfaction de leurs demandes.

Allègements de cotisations sociales, reports de créances… les mesures ponctuelles ne sont évidemment pas la solution puisque la vraie question est celle des prix agricoles par rapport à la répartition des marges dans la grande distribution.

La gauche est montrée du doigt pour avoir négligé le problème de la crise actuelle qui se joue alors que les demandes des éleveurs ne sont pas démesurées.

A droite, on blâme les consommateurs qui se détournent de la production française pour acheter moins cher ou qui consomment moins de viande… Facile à dire quand le porte monnaie se réduit comme peau de chagrin. Attirer l’attention des consommateurs français est réalisable. Tous, sans exception, veulent bien acheter français, si seulement ils en avaient les moyens…

Le lendemain de la prise de bec à l’assemblée, jeudi 23, Stéphane Le Foll rencontrait les producteurs de lait qui, eux aussi, espèrent une revalorisation des prix.

Les consommateurs aussi, aimeraient bien une revalorisation de leurs revenus… C'est toute une culture qui est en danger : le steak-frite, c'est quand même bien français !

Echo ► Chute ministérielle : Michel Sapin s’est cassé le bras

Un regrettable accident est arrivé à notre ministre de l’Economie et des finances, Michel Sapin.

Il a été hospitalisé à Paris, lundi, pour une sérieuse fracture du bras qu’il se serait faite à la suite d’une chute parfaitement fortuite et devrait ressortir dès ce soir. Il aurait glissé en faisant le plein de sa voiture à une station essence.

Si l’ensemble des citoyens français doit avoir à cœur de voir se rétablir son ministre des finances, les contribuables français (les mêmes) imaginent peut-être en même temps une trêve dans l’application de leurs impôts : le ministre ne peut plus signer.

Ne rêvons pas, tout est fait sur internet et donc aucun espoir.

Bonne convalescence M. le Ministre !

Roger Marion ► "La lutte antiterroriste manque d'analyse humaine"

La vidéo en deux parties

Part 1 : https://youtu.be/WuFO_AmHX4Q

part 2 : https://youtu.be/EFUXnRUkYSE

Le préfet, Roger Marion, est venu à Serris, mercredi 8 mars, pour raconter son passé d'ancien chef de la division nationale antiterroriste lors d'une conférence-débat sur le thème "Terrorisme international : quelle(s) réponse(s) des démocraties occidentales face à ce danger".

Avant d'être le patron de la DNAT, Roger Marion a fait l'essentiel de sa carrière à la police judiciaire. L'homme fort de la lutte antiterrorisme a dévoilé les coulisses des affaires qui ont marqué la fin du XXe siècle, du GIA (Groupe islamique armé) à l'assassinat du préfet Erignac en Corse. "Nous sommes heureux de recevoir dans notre commune un grand préfet, un homme exigeant et de caractère" a insisté Philippe Descrouet, le maire de la commune.

Lors de son intervention, l'auteur du livre, Raisons d'Etat, préfacé par Jean-Pierre Chevènement, a dressé l'historique et l'évolution de la lutte contre le terrorisme depuis l'instauration des juridictions spéciales, aux nouvelles lois. Ainsi, "la notion de sûreté de l'Etat a été supprimée. Désormais, un acte terroriste est une entreprise individuelle ou collective de nature à troubler l'ordre public par l'intimidation et la terreur" a expliqué , Roger Marion, également consultant sur BFMTV.

Pour l'ancien préfet, les éléments constitutifs d'un acte terroriste sont une action violente aveugle (une bombe dans le métro pour tuer un maximum de personne) ou ciblée (la rédaction de Charlie Hebdo), un chantage (pour faire plier un gouvernement ou une organisation par des enlèvements ou des exécutions) et une publicité (tout attentat est revendiqué).

"Comment mieux lutter contre le terrorisme ? Il faut du renseignement, identifier les réseaux et interpeller les individus. Nous avons un retard de moyens et de méthodes. Il nous manque l'analyse humaine comme le fait la DGSE par des sonorisations d'appartement ou de véhicules, des écoutes téléphoniques ou la vérification des "fadettes" (factures détaillées)" analyse l'ancien enquêteur.

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