Sécurité routière ► Freinage d'urgence : une calamité pour les deux-roues

En cas de freinage d’urgence, une moto parcourt 3 mètres de plus qu’une voiture à 50 km/h et 7,5 mètres à 90 km/h.

De nombreux motards pensent qu’une moto freine sur une distance plus courte qu’une voiture à vitesse égale. En l’absence de documentation précise sur les performances de freinage des deux types de véhicules, la Sécurité routière a confié au CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) et à l’UTAC-CERAM (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle) la réalisation d’une étude sur la comparaison du freinage en situation d’urgence entre motos et voitures particulières.

"En allant contre une idée reçue, fréquemment répandue, à l’aide de données scientifiques, la Sécurité routière espère apporter aux motards une meilleure évaluation des distances de freinage pour leur sécurité et celle des autres usagers, à moto comme à scooter. Augmenter les distances de sécurité et modérer la vitesse sont plus que jamais indispensables aux motocyclistes pour diminuer les risques de collision et de perte de contrôle." indique la préfecture.

Essais parlants
freinageUne expérimentation inédite a eu lieu au circuit de Montlhéry, en ligne droite et par beau temps. Les véhicules, une moto Yamaha MT07 et une Renault Clio, ont été équipés de capteurs pour s’assurer de la synchronisation parfaite des temps de freinage.

Toutes les séquences de freinage, une centaine au total, ont été réalisées par des professionnels de la conduite moto qui ont également fait le test avec la voiture pour que les comparaisons de données soient des plus rigoureuses.

Leur analyse montre :

• un temps de perception-réaction identique entre le motard et le conducteur de la voiture pour freinage d’urgence (en moyenne 0,45 seconde).

• une décélération plus forte pour la voiture que pour la moto, à 50 km/h comme à 90 km/h,

• une distance de freinage plus longue pour la moto : 3 mètres à 50 km/h et 7,5 mètres à 90 km/h.

 

 

Seine-et-Marne ► Les contrôles sur les routes se multiplient

Les chiffres de la sécurité routière sont en berne. Alors que les années précédentes les bilans affichaient un nombre de tués et de blessés sur les routes en diminution, les statistiques depuis le début de l'année 2015 ont à nouveau inversé la tendance. Gérard Branly, sous-préfet de Torcy, indiquait lors d'une opération de contrôle à Claye-Souilly, mardi 15 septembre : "En Seine-et-Marne, les chiffres de la sécurité routière sont très mauvais. Il y a eu 56 tués entre le 1er janvier et le 31 août alors que l'année dernière c'était 51 et 43 en 2013 sur la même période, ce qui signifie une augmentation de 30 % en deux ans".

Du coup, les pouvoirs publics ont renforcé les contrôles. Chaque semaine, policiers et gendarmes se postent à des endroits stratégiques et vérifient l'alcoolémie des conducteurs, repèrent ceux qui téléphonent au volant ou qui ne portent pas leur ceinture de sécurité.

Le 15 septembre à Claye-Souilly, la BMR (Brigade mobile de recherche), basée à Chessy et qui dépend de la PAF (Police de l'air et des frontières), participait également au dispositif mis en place sur la RN3 en fin de journée et supervisé par le commissaire Hernandez de Villeparisis. Les policiers étaient aussi là pour détecter les faux papiers grâce au service spécialisé.

A la sortie du centre commercial Les Sentiers (Carrefour Claye) et pour ceux qui arrivaient du rond point "du dragon", ou bien sur la ligne droite en direction de Paris, les contrôles étaient aléatoires. Ainsi, une habitante de Meaux a dû trouver un autre chauffeur : elle s'était fait conduire par un ami pour aller faire ses courses et il était prévu qu'il la raccompagne chez elle. Cependant, il s'avérait que les papiers du conducteur n'étaient pas en règle : défaut d'assurance, carte grise au nom du précédent propriétaire du véhicule (ce qui signifie que les amendes éventuelles arrivent toujours chez lui)... La voiture a été immobilisée, le conducteur transporté au commissariat de Villeparisis, et la passagère a dû appeler un membre de sa famille pour pouvoir rentrer chez elle...

Un peu plus tard, l'employé l'une société de bâtiment, qui se rendait dans l'Essonne, a été aussi inquiété car le chargement de son utilitaire était trop important : l'arrière du véhicule était dangereusement bas. Il a dû attendre sur place que son patron, qu'il avait appelé, vienne chercher le matériel en excès.

Ce jour-là, toute la Seine-et-Marne était sur le qui-vive avec une opération d'envergure. Police et gendarmerie avaient déployé une centaine de personnes de leurs effectifs et contrôlaient tout, y compris la vitesse. Outre les outils de vérification statiques, une voiture banalisée équipée d'un radar sillonnait les routes du département : sur la RN3 à Claye, un véhicule a été flashé à 145 km / h au lieu de 90.

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Conduite et application ► Stop au téléphone

La Sécurité routière vient de sortir une application pour smartphone afin de prévenir la tentation de répondre aux appels en conduisant. Tout récent, le dispositif est déjà utilisé par des automobilistes soucieux de ne pas perdre leurs points sur leur permis et surtout d’éviter les accidents. « Téléphoner en conduisant, c'est dangereux. Malgré l’interdiction d’utiliser les appareils au volant, plus précisément de tenir le téléphone en main, les conducteurs continuent de répondre tandis qu’ils devraient être concentrés sur la route » indique-t-on à la préfecture à Melun (77). D’après le baromètre Axa prévention « les Français au volant », ceux-ci seraient 34 % à avouer se servir de leur smartphone en conduisant, même s’ils reconnaissent le danger de la pratique. La nouvelle application met le téléphone portable en veille quand on conduit et un message d’indisponibilité « bienveillant » répond dès lors à tous ceux qui appellent ou envoient un SMS, doublé d’un message d’appel à la prudence. « Je suis actuellement sur la route. En téléchargeant l’application Mode conduite, je m’engage pour une route plus sûre à ne plus téléphoner en conduisant ».

Pour télécharger l’application : http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/les-actualites/mode-conduite-la-nouvelleappli-de-la-securite-routiere-pour-se-premunir-des-dangers-du-smartphone-au-volant ou sur http://www.routeplussure.fr/

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